mardi 13 mai 2008

Entrevue intime avec 'nique

Une entrevue avec la charmante ‘nique : quelle chance! Son blogue est peu actif en ce moment, alors profitez de sa virtuelle présence ici.


Sophie : Bonsoir 'nique!
‘nique : Bonsoir Fofi

Bienvenue à « Lorazepam Reçoit »! (Je m'invente un titre, là, mais je risque de le changer à chaque fois.) Ton blogue est un peu moins actif ces temps-ci, mais tu as souvent exprimé ton amour de la jeune littérature québécoise (en particulier du jeunauteur). Explique-nous d'où te vient ce coup de foudre (et quand vas-tu revenir, bâtard!!).
‘nique : C'est que j'ai quelques projets en branle; je viens de terminer le travail de direction littéraire sur le prochain roman de François Blais avec François Couture. Une sorte de passe du cuicui qui tousse qui profite à tout le monde. Le but premier est de me permettre d'entrer au bac en litté sur base d'expérience. En plus, ça m'a permis de savoir que je veux vraiment faire ça dans la vie. Couture et moi risquons de travailler souvent sur des trucs ensembles...en ce moment on parle d'organiser une soirée littéraire mensuelle, à partir de septembre prochain. Sinon, faut dire que je travaille, très lentement et péniblement, sur mon propre projet de bouquin.

Sophie : Mais c'est qu'elle travaille fort, la 'nique! Et c'est du sérieux, tout ça! Tu fais bien de passer directement à l'université, au lieu d’étudier deux ans (ou plus...) avec des jeunes énervés (mais ils sont parfois très gentils et drôles, les jeunes énervés). Tu peux nous donner des détails sur ce manuscrit mystérieux, question qu'il ne le soit plus?
‘nique : Hum...je dirais que j'en suis peut-être, de façon optimiste, à 20-25% d'écrit. Pour l'instant mon titre de travail est « Manger la chèvre et le chou ». Une façon de dire « sans compromission ». Et il faut dire que la chèvre est mon animal emblème.

Sophie : Oh oui, la chèvre... il faut parler de la chèvre! Pourquoi, comment est-ce devenu ton animal totem?
‘nique : C'est un animal mal-aimé...pourtant, la chèvre survit dans des conditions épouvantables, montagneuses et désertiques, est cajoleuse et colleuse comme un chien tout en ayant tout un caractère. Ça me ressemble.

Sophie : Oui, et tu as une voix qui porte. Une autre caractéristique de ces charmants caprins. Et tes attributs mammaires, euh, non, on ne parlera pas de ça...
‘nique : Ah ça je ne savais pas que j'avais la voix qui porte... c'est une bonne chose?

Sophie : Oui. Surtout quand on mesure 4'11" avec des talons de 5".
‘nique : Je ne suis pas SI petite, bon. [s'en va pleurer dans un coin en faisant des oeils]

Sophie : [Tape dans le dos] Toi et moi n'avons jamais caché notre admiration pour Moutier, ainsi que plusieurs auteurs québécois. Tu as l'intention de t'intéresser au jeunes écrivains mâles, n'est-ce pas?
‘nique : Si jamais je me rends à la maîtrise, je compte me pencher sur le cas de quelques écrivains québécois, oui. Mon corpus comptera certainement « Trépanés » de Brisebois, « Les lettres à mademoiselle Brochu » de Moutier et « Ces spectres agités » d'Hamelin. Mon sujet sera la femme imaginaire... ou imaginée... et l'amour qu'on lui porte. Dans ces trois bouquins, le personnage principal est amoureux d'une jeune femme alors qu'il sait très bien que l'image dont il est amoureux n'a rien a voir avec la véritable femme en question. Ça me fascine. D'ailleurs, le livre de Blais sur lequel j'ai travaillé traite de ce sujet!

Sophie : Tu as remarqué ça en dehors de la littérature? Des hommes qui tombent en amour avec un fantasme, une fausse représentation?
‘nique : Bien sûr. Après tout, ce qui nous intéresse le plus en littérature, c'est souvent de se regarder le nombril par l'oeil d'un autre. Je veux dire, il y a eu plusieurs cas d'hommes qui sont tombés amoureux de moi alors que je sentais que ce n'était pas *vraiment* de moi qu'ils étaient amoureux, mais d'une image qu'ils avaient de moi. Je cherche à comprendre le phénomène. Je pourrais aller l'étudier via la psychologie, mais j'ai choisi l'angle de la littérature.

Sophie : J'aime ton idée. Ça expliquerait bien des choses... Et, oui, la littérature, ça risque d'être plus amusant!
‘nique : Mais j'en suis pas encore à la maîtrise... faudrait pas mettre la charrue devant la vache!

Sophie : Bah, les charrues, ça se met n'importe où, voyons!
‘nique : Les vaches aussi.

Sophie : Tu connais le terme qui désigne l’accouchement d'une vache?
‘nique : S’avachir? [Hihihi] Vellation.

Sophie : Vêler. Voilà. Et comment nomme-t-on une jeune vache vierge?
‘nique : Génisse??? Non…

Sophie : Génisse, oui! Mais elle s'y connaît en animaux de la ferme! Tu as eu la ferme Fisher Price, toi aussi, hein? Celle qui meugle (cri de la vache) quand on ouvre et ferme la porte?
‘nique : Oui, j'ai même une photo de moi à 2 ans, a Noël, alors que je l'avais reçue en cadeau. J'ai l'air ben bête; normal, il n'y avait pas de chèvres!


Image Hosted by ImageShack.us
Bébé 'nique et sa ferme Fisher Price (sans chèvres)(1986)

Sophie : C’est vrai! Quelle nullité! J'ai souvent eu des contacts avec les chèvres. On se ressemble sur ce point. Et j'ai flatté des bébés chevreaux tout neufs qui sentaient encore l'utérus de maman (maman chèvre).
‘nique : Tu cabotines là, comme une chèvre! Cesse tes cabrioles!

Sophie : Héhé… Comment as-tu été contaminée par les blobs? Nous nous sommes connues ici, et sommes devenues amies parce qu'on a la même date de fête. Et parce qu'on a un jeu de sourcils semblable.
‘nique : Je ne crois pas avoir jamais été vraiment « contaminée », je n'ai jamais été méga-blogueuse, disons. Au début c’était simplement pour mettre quelques dessins en lignes, voir ce que je pouvais faire avec Blogger en tant que plateforme. J'en avais marre de Livejournal.

Sophie : Mais tu en lisais plusieurs! On a eu nos premiers contacts via les systèmes de commentaires de quelques blogues.
‘nique : Oui, chez Patrick [Brisebois] sûrement. Un oiseau de nuit. Et avec mes problèmes d'insomnie de l'époque ça passait bien le temps. Mais c'est Vidoc que j'ai connu en premier. Elle était venue commenter chez moi.

Sophie : Oui, les systèmes de commentaires devenaient parfois des chatrooms d'insomniaques!
‘nique : Je me souviens d'une fois où Maïté, Patrick et moi avions monté les commentaires autour de 150 en une nuit.

Sophie : Oui, la fois où tu t'es fait tatouer « DADA » sur les doigts.
‘nique : C'est vrai! Il y avait eu des blagues sur mon doigt suintant... d'onguent. AUCUN rapport avec les couilles suintantes de Michel Brulé, je tiens à le préciser.

Sophie : Je ne me souviens même plus d'où part cette fixation sur les couilles suintantes de Brûlé. Je préfère ne pas y penser...
‘nique : D'Antoine Tanguay qui, selon toi, suerait du front quand il est stressé.

Sophie : Antoine, il est super sympathique! Et il a des goûts musicaux très variés.
‘nique : Avec moi dans le décor ça a vite dégénéré à ce que Michel Brulé, lui, pouvait bien avoir de suintant.

Sophie : Ah, oui!! [Argh!]
‘nique : Tout le monde pis son chien aime Antoine et Alto

Sophie : Je dirais même : tout le monde pis son opossum.
‘nique : Et Jésus sait qu'on a hâte au Magentafield Park de Pétrick, à sortir chez Alto cet automne.

Sophie : Oh que oui! Quand on aime un auteur, on devient les pires groupies au monde.
‘nique : On se souviendra longtemps de « Chabot, ça botte! »

Sophie : Yeah! C'est top gun, comme slogan! On va bientôt mettre sur le marché des produits dérivés d'écrivains chéris.
‘nique : J'aimais bien les bobettes « Chant pour enfants morts » [Voir le fan-blog de Patrick Brisebois à ce sujet.] Je prendrais bien une boite à lunch « Les Trois modes de conservation des viandes ».

Sophie : Je note ça. (On prend vos commandes!)
‘nique : Et pourquoi pas une prison pour Barbie « Prison de poupées »? Un jeu de Clue version « Tout m'accuse »? Le gros gin « Mal élevé »? Une pompe à pénis « La machine à orgueil »?

Sophie : 'nique, tu es une source d'idées de produits dérivés même à cette heure tardive. Tu carbures à quoi, ma foi? (Ma foi, je dis jamais ça, kess qui me prend!)
‘nique : J'ai pris un comprimé de Benadryl, j'ai bu un grog : je suis en FEU!

Sophie : Damn! Ça veut dire que tu ne me laisseras pas finir mes derniers travaux de la session? Moi qui pensais t'assommer avec mes questions niaiseuses...
‘nique : Fais-tu semblant de ne pas me connaître, là?

Sophie : Mais non... ‘nique, pour terminer, tu nous donnes tes fameux conseils beauté, ok? Comment entretenir sa viande blanche bien pulpeuse, et comment avec un regard qui tuse, par exemple.
‘nique : Ben oui, j'ai été maquilleuse et modèle dans une autre vie! Pour le regard qui tuse, le mascara Volumious de L’Oréal en nuance Carbon Black est un must.

Sophie : Et tu as déjà des cils d'enfer! Je t'ai vu pas maquillée, et ils sont déjà killer, tes oeils! Et tes formes fimininines?
‘nique : Avoir ma mère, y a pas d'autre secret!

Sophie : Ah, je vais devoir me faire à l'idée!
‘nique : Sinon, pour avoir une peau de madone, sachez que la meilleure crème au monde ever c'est la gelée de pétrole...autrement dit : de la bonne vieille Vaseline. Il faut s'en badigeonner le corps en sortant du bain ou de la douche en faisant bien pénétrer. Oui, faire pénétrer la vaseline. Meilleur remède pour les lèvres gercées aussi ou pour enlever un rouge à lèvres trop tenace.

Sophie : Et contre l'acné? Tu connais quelque chose de plus efficace que Photoshop? (Le meilleur conseil qu'on m'ait donné.)
‘nique : La gamme Effaclar de La Roche-Posay est pas mal ce qu'il y a de mieux sans prescription. Sinon, pour un gros bouton violacé qui fait mal on fait un pâte avec de l'Aspirine et un petit peu d'eau et on applique le soir avant de se coucher, puis on rince le matin. L'ingrédient actif de l'Aspirine est celui qu'on retrouve dans la plupart des produits qui servent à traiter localement les boutons. L'Aspirine est beaucoup plus concentré et coûte vraiment moins cher!

Sophie : L'acide acétylsalicylique, oui.
‘nique : Haha! tu faisais une recherche Google dans mon dos!

Sophie : Google, c'est notre ami. Et je sais ce qu'est de l'acide acétylsalicylique! (Ça ne marche pas, dans mon cas.)
‘nique : D'autres kessions, miss Zepam?

Sophie : Oui, des trucs pour se réveiller le matin même si on ne dort presque pas la nuit?
‘nique : Devoir payer son loyer. Ça ou la cocaïne. Mais la cocaïne empêche de payer son loyer alors faites donc sans!

Sophie : Sage conseil! L'entrevue est longue en criss. Ça ne paraît pas, le temps passe si vite en ta compagnie, mais je vais devoir couper un peu.
‘nique : Veux-tu dire que j'ai l'air d'un roman de VLB?

Sophie : Euh. Non...
‘nique : C'est vrai, je suis pas faite carrée

Sophie : Non, pas du tout! Je te remercie chaleureusement, ma 'nique!
‘nique : Va falloir que je dorme, moi! Bonne nuit! X&x.

Image Hosted by ImageShack.us
Sa célèbre imitation de Calimero

17 commentaires:

Doparano a dit...

Je vous aime les filles!!!


Avec ou sans animaux de pas compagnie.

'nique a dit...

Ben oui que je t'aime Do, ben oui! (flatte-flatte dans le sens des poils)

Lorazepam a dit...

C'est exactement ce que je disais : un lieu d'amour.
Aaaaah. (L)

Lorazepam a dit...

*Amour absolu

'nique a dit...

Fuck je suis tombée sur une bande de hippies...

Lorazepam a dit...

[Lance des fleurs en tourbillonnant dans un pré fleuri]

'nique a dit...

As-tu cessé de te raser, aussi?

Rayne a dit...

Euh Lora, as-tu pris tes médicaments?

Lorazepam a dit...

'nique : Je suis pro-poils seulement dans les livres. [clin d'oeil]

Rayne : Non, je suis dans ma semaine sous placebo.

Rayne a dit...

Ah okay... Bah j'vais aller t'embarrer che vous et jeter la clé, okay?:)

Lorazepam a dit...

Pas de chance, je passe par la fenêtre.
Hey, je suis trop pas dangereuse, genre. Come on, là. Tsé.

√їÐΘĈ a dit...

J'adore ces entrevues Lora, tu devrais continuer à en faire.

√їÐΘĈ a dit...

hahahhhahha nique ton comm sur facebook...

le 'jeu" Clue tout m'accuse lol

Lorazepam a dit...

Je ferai sûrement d'autres entrevues, tant que les gens me laisseront les interroger sur tout et sur rien surtout.
:)

Rayne a dit...

YOOHOO! :D

*prépare sa liste de réponses*

[bah quoi?!]

Simon Douville a dit...

C'est dr�leuh!

J'aime bien cette entrevue intimiste.

J'aime officiellement ton bloje d'un amour quasi inconditionel fille.

Lorazepam a dit...

Mon Dou, merci, gars!