lundi 31 octobre 2011

Comment vaincre l'insomnie en évitant l'addiction aux somnifères

Cette nuit j’étais super fatiguée vidée mais j’arrivais même pas à dormir. Je me sentais tendue, et dès que je commençais à m’endormir, je me réveillais en sursautant, et je me suis rappelée que ma mère disait souvent qu'il lui arrive d'être trop fatiguée pour dormir et je trouvais ça niaiseux mais j'ai fini par comprendre ce qu'elle veut dire. Dans le seul rêve que j’ai eu le temps de commencer, j’étais en voiture et je fonçais sur un chien. Un golden retriever, en plus. Les rêves dans lesquels je conduis sont les plus effrayants et finissent toujours mal, alors c’est sans grande surprise que je me suis encore réveillée en sursautant, puis ça a réveillé Mathieu-Domino, et Po-Domino a changé de position, est revenue se coucher sur moi sans cesser de ronronner, et moi je me suis assise en me disant que je devais peut-être me fatiguer plus si je voulais dormir pour vrai. Mais j’étais déjà crevée, que faire alors pour m’endormir en paix?

Lire Hyperbole and a Half. Sourire, rire. Réveiller Mathieu, rire à deux.

Gravol.

Flatter Mathieu, me faire flatter par Mathieu. Flatter Po, me faire pétrir par Po. Ronronnements apaisants.

Lire le blogue de SimonDou et avoir envie de lui parler. Ne pas trouver la forcer de rassembler mes idées ni de les noter. Frôler le sommeil et sursauter encore.

Tensions musculaires, tensions musculaires encore plus grandes que la masse musculaire totale du petit corps. Tensions cérébrales.

Me faire flatter le minou. Dire à Mathieu qu’il a de la chance de dormir avec deux minous. « Des minounes. Deux minounes, ça fait une noune au complet. » Trouver ça drôle. Pas mal drôle. Gnéseux, mais gnéseux parfait. Rire en étant consciente que le rire apaise les tension et tue l’anxiété. Penser à mes cours de yoga en première session de cégep. Faire des exercices de respiration.

Dormir enfin, sans m’en rendre compte.

Au matin, enfin je veux dire au matin des autres, Mathieu me dit qu’il va aller travailler chez lui mais qu’avant, il va jouer avec Po. Je suis pas vraiment réveillée, mais pas assez endormie pour manquer la belle scène pleine de quioute qui se déroule à côté de moi (tout est toujours à côté de moi dans cet appart claustrophobiant) : Mathieu en bobettes – ses bobettes de banlieue, des boxers moulants en spandex avec des motifs full malades – qui fait courir Po en shakant son jouet préféré, le poulpe Gay Pride pendu au bout d’un bâton.

Je me réveillerai vers 14h, dérangée par les vibrations de mon téléphone à poche sur mon oreiller, Po presque couchée dans ma face. J’accomplirai plein d’affaires importantes en courant dans tous les sens en m’enfilant un café après l’autre. En début de soirée, je ferai un crash sur mon divan mou, devant ma grosse tévé, fière de ma journée satisfaisante.

4 commentaires:

Luc a dit...

Full bonheur!

Lorazepam a dit...

Ça coule à terre de bonheur!

Symon Douvil a dit...

lis pas ça tu vas te faire mal

Lorazepam a dit...

Essaie de m'en empêcher, pour voir!