mardi 17 mai 2011

C'est pas parce que ça fait deux mois que c'est fini que j'en parlerai pas

J’aurais voulu fermer le bar avec tout ce beau monde, faire ma groupie et récolter le plus de dédicaces possibles sur mes cartes d’auteurs, mais je devais m’occuper d’immortaliser en pixels ce 2e Gala de l’Académie littéraire au tournant du 21e siècle . Malheureusement, mes photos sont assez ratées pour la plupart. J’imagine que c’est comme ça que se sentent les enfants hyperactifs : j’étais tuténarvée et déconcentrée, je regardais partout en même temps, je voulais parler à trop de gens en même temps, et en plus Oli était là, et quand Oli est dans le même fuseau horaire que moi je deviens encore plus tuténarvée et dissipée et mongole. Alors j’ai pas réussi à faire mon travail avec assez de sérieux.

Et j’aurais voulu jaser encore plus avec Ed, probablement le plus élégant de la soirée.


Et je regrette de ne pas remarquer et reconnaître les gens qui sont dans mon champ de vision. Juste avant de quitter, je voulais saluer Ed, alors je l’ai interrompu en pleine discussion avec Éric de la R. Impolie et snob. Mi-autiste mi-distraite. J’ai un peu honte.

Quand Carl Vézina (Belooga Joe) est monté sur scène pour recevoir son trophée vulvaire, j’étais étonnée qu’il soit si grand. Sur sa carte d’auteur, il a l’air touptit! Je ne l’aurais pas reconnu. En tout cas, j’aurais voulu le retrouver dans la foule pour lui dire que j’aime ses BD, même si (et surtout parce que) elles sont vulgaires, mais je devais quitter en vitesse. Au moins j’avais acheté un de ses fanzines, celui supposément à l’intention des filles. Je vais assurément le faire lire à mes amis fifs, puisque qu’ils ne sont pas des vrais gars, c’est connu. Je ne sais pas s’il y a des amants de frigo dans tous ses fanzines, mais j’étais très heureuse d’en trouver un dans le mien!

Kin, par-dessus l'autocollant de Che que le Steve de Granby a mis sur mon frigo. (Juste à droite, on peut voir ma roche molle de Mélanie Baillargé.)

J’ai enfin rencontré Alexie, qui sortait en famille avec son beau Bock et le fruit de leur amour. Un bébé dans un bar, wow! Si au moins ça peut avoir servi à quelque chose d’avoir chassé les fumeurs des bars (parce que la plupart des bébés toffent un peu moins la cigarettes que les grandes personnes). Je regrette de ne pas avoir photographié cette charmante famille. J’avais la tête à trop de places en même temps.

Et que faisait Mathieu Arsenault durant ce beau gala? Il courait partout. Je l’ai aperçu à quelques reprises, facilement repérable grâce à ses lunettes et ses cheveux farfelus. Il parlait à des gens en se grattant la tête et en faisant des faces. Il se tenait très occupé ce soir-là, et je me doute bien que c’était pour oublier sa grande défaite. Parce qu'il a quand même créé l'Académie de la vie littéraire au tournant du 21e siècle dans le but de recevoir des prix. Parce qu’à force de jamais rien gagner, on peut finir par être triste. Gagner des prix, ça peut réellement être encourageant. Moi, par exemple, j’ai gagné DEUX prix pour des concours de dessins en 1988. Je me suis vraiment sentie valorisée et j’ai continué de dessiner avec plaisir jusqu’à l’adolescence, où je me suis convaincue que j’étais pas si bonne que ça et que ça servait à rien de continuer à dessiner (pff!). Tout ça pour en venir au fait que ce Gala de l’Académie de la vie littéraire au tournant du 21e siècle est totalement pertinent : il met un beau spotlight sur des publications qui sont un peu trop dans l’ombre.

Et ça fait faire des faces à Vickie Gendreau qui avait le plus beau casse brillant du monde.

2 commentaires:

Symon Douvil a dit...

PHOQUE IOU t'as gagné des prix de dessins AVANT que je naisse.

Chussa'rout pou v'ni t'fesser fofy.

Amour délice et orgue.

Lorazepam a dit...

C'est vrai. J'ai gagné un prix pour le concours de dessin Desjardins en 1988, je crois. Comment ça tu te souviens de ça?
Aweille. Viens t'battre.