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dimanche 25 mai 2014

Rêver est le cousin saoul de la mort

Hier, c’était encore ma fête. Mathieu voulait rapporter des livres à la bibliothèque, et en passant devant les tables de vente de livres usagés, le premier qui me saute dans face (dans face!), c’est : How to Know the Insects : An illustrated key to the more common families of insects, with suggestions for collecting, mounting et studying them. By H. E. Jaques, Professor of Biology, Iowa Wesleyan College. MATHIEU! I want to know the insex! Mathieu m’a offert ce livre. La typographie est malade, les dessins sont émouvants, les pages sentent la cave chez mes grands-parents. Et ce livre date de 1941! Il est plus vieux que Po! Tutessitée j’étions. Sur le chemin du retour, Mathieu m’en lisait des extraits, Georges Brossard style.

J’aurais voulu arrêter tous les passants pour leur dire « ÉCOUTEZ MATHIEU QUI LIT MON LIVRE D’INSEX », j’aurais voulu texter ma mère mais elle sait pas comment prendre ses textos. Un monsieur promenait son golden retriever gériatrique. J’ai dit au chien « REGARDE MON BEAU LIVRE DE BEUBITTES! ». Le golden a fait pipi devant la cabine téléphone, sans perdre son sourire de golden. On a fait un détour par Hochelag pour aller cogner chez Frédéric Dumont. J’ai dit « FREDOUNE, SENS MES BEUBITTES », il a dit « ma baleine? », j’ai dit « oui? », il a dit « baleine à bosses? », j’ai dit « mais oui je t’aime, je suis ta baleine torche truie pour toujours », puis on est repartis. Pour prolonger le plaisir, j’ai proposé à Mathieu qu’on passe par le parc La Fontaine. Et c’est là qu’on a vu l’affaire la plus quioute du monde.

Des. Bébés. Canetons.

Des touptits bébés! On en a comptés huit, et ils étaient tous en mode chasse. Les petits canetons pataugeaient doucement non loin de papa et maman colvert, et ils marchaient sur l’eau. Plus quioutes que Jésus. Comment ils font? C’est simple : quand le petit caneton voit une mouche à sa portée, il appuie sur turbo, et il est comme propulsé au point de flotter au-dessus l’eau. Piou piou piou! Mathieu MATHIEU! Je sens que je pourrais pleurer de quioute!


J’ai fait un homme de moi, j’ai pas pleuré, pis on est rentrés au Manoir deluxe pour faire une sieste avant de partir à l’aube pour l’enterrement de mon oncle au village de mes parents. Avant que l’urne soit descendue sous terre, j’ai vu passer un canard dans le ciel au-dessus du lac qui fait face au cimetière. J’ai pas pleuré.




*Le titre est de Frédéric Dumont.

mardi 6 mai 2014

Bye, Mia

Je dois faire mes adieux à Mia. Dans une semaine, elle va partir vivre dans le futur appart de la future ex-coloc de Mathieu. Mia va disparaître de ma vie. Comme plein d’autres personnes.

Des fois, Mia vient se coucher dans le creux de mon bras, puis elle se revire subitement sur le dos en plongeant tête première. Quand elle fait ça, elle a l’air d’un lapin mort. Mais sa spécialité, c’est de se coucher pour former une sphère presque parfaite. J’aime quand Mia vient se déposer en boule sur moi. J’aime aussi quand Mia vient se coucher près de ma face en ronronnant de son plus fort, ou quand elle se couche en banane en étirant ses pattes antérieures démesurément, et je capote un peu (pas mal) sur ses petites poches sous les yeux qui lui donnent un air de lendemain de veille mais en genre super charmant comme c’est pas possible. Mais j’aime par-dessus tout le sourire de Mia. Chat manga.






Quand je suis allée en Gaspésie cet hiver, je me suis fait un amoureux. Mais il est mort avant la fin de mon voyage. Il était très malade. Son vétérinaire l’a euthanasié. Tout le monde meurt. Certains ont la fâcheuse tendance à disparaître prématurément. 

Ce matin, j’ai rêvé que je partageais un muffin aux fraises avec mon best friend forever. Il avait accepté de me revoir, et ce délicieux muffin rose ultrapoffé scellait notre amitié réparée. En dehors de ma vie rêvée, il ne veut plus me voir. Mon BFF est mort prématurément. 

Dimanche, ça fera un an que Vickie est morte. Elle me manque terriblement, et je ne sais pas quoi dire d’autre.


Ma Po, ma vieille picouille, elle est toujours là. J’étais presque certaine qu’elle n’atteindra pas son 19e anniversaire, j’avais même peur qu’elle ne voie pas le printemps. Mais je l’ai fait réparer. Po remise à neuf. Elle est là, au moment où je tape ces mots, fusionnée à moi. Je me prépare à sa mort avec beaucoup moins d’appréhension qu’avant, et quand elle va mourir, je vais avoir une peine immense, mais je serai ni fâchée ni déçue. De tous les gens que j’ai croisés dans ma vie, seuls les humains ont pu me décevoir. 

jeudi 4 juillet 2013

Avant que le truck de vidanges ne passe

Je suis pas dedans solide pour bloguer ces temps-ci, mais là, j’ai un truc urgent à partager, chère lectrice. Je suis préoccupée par plein d’affaires, parce que la vie est toujours préoccupante pour les angoissées, mais la plupart de mes préoccupations ne te concernent pas, heureusement. Par contre, il y une chose pour laquelle tu pourrais faire la différence.

Je vis dans une province qui peut se vanter de battre un beau record : le Québec jette un demi-million d’animaux de compagnie annuellement. Oui, à chaque année. De ce nombre, une bonne part est tuée. Présentement, on déménage en masse, alors beaucoup de gens se débarrassent de ce qui les encombre : électros que même Elvis voudrait pas, vélos stationnaires reçus à Noël, divans qui puent le renvou, chats qui perdent leurs poils, chiens qui hurlent neuf heures par jour. Nos animaux sont des ordures.

Ça me met en crisse.

Mais plus encore, ça me brise le cœur. Et ça me lève le cœur. C’est pas un hasard si on traite nos animaux de compagnie, nos enfants, comme des choses. D’après le Code civil du Québec, l’animal est un bien meuble. Tchèque l’article 905 :

Sont meubles les choses qui peuvent se transporter, soit qu’elles se meuvent elles-mêmes, soit qu’il faille une force étrangère pour les déplacer.

T’as beau avoir nommé ton chat Jean-Seb, il demeure un bien meuble. T’as beau avoir dressé ton chien (Pierre-André) à retrouver des enfants perdus, il est toujours considéré comme une putain de chose qui se meut elle-même. Après, faut pas s’étonner qu’on gère nos animaux comme des vidanges. Surtout aux alentours du 1er juillet.

C’est pourquoi en ce moment, pire qu’en temps normal, j’écœure tous mes amis pour trouver de l’aide. Et même si je suis totalement consciente que je ne peux pas être responsable de tous ces animaux-déchets, je sais que chaque animal sauvé compte. Je regrette pas d’avoir déployé de l’énergie pour trouver un foyer à Ron Jeremy. Aujourd’hui, quand je passe devant l’église où je l’ai trouvé, j’ai encore le réflexe de chercher de l’œil un chat caché dans les buissons. À chaque fois, ça me soulage de le savoir sauvé, mais je pense également à tous les autres.

Oui, il y a des gens dévoués qui s’occupent d’eux, mais c’est encore insuffisant. Et d’ici à ce qu’on puisse régler le problème à la source, je crois qu’on doit faire tout ce qu’on peut pour s’occuper des animaux-déchets qui ont présentement besoin d’un toit, de nourriture, d’eau, de flatte-flatte, de soins. Évidemment, puisque j’insiste sur l’importance d’être responsable des animaux qu’on adopte, je n’incite pas les gens à en adopter s’ils ne peuvent pas en prendre soin décemment. Mais toi, chère lectrice, si tu peux et veux prendre soin d’un animal, pense à ces animaux-déchets qui peuplent les refuges ou qui errent dans ton quartier. Fuck les animaleries – wtf, vendre des animaux? – quand on pense à tous les refuges qui débordent : il y a la SPCA, le Repaire de Sasha, le Réseau Secours Animal, Adoptez un chat errant, Adoption chats sans abri, le Refuge pour chats de Verdun, Projet Sphinx, Adoption animale Rosie, Gerdy’sRescues & Adoptions, etc. Ça manque pas!

Il y a aussi le Berger blanc. Mais tsé, donner de l’argent au Berger blanc, c’est un peu comme financer un abattoir pour chiens et chats.

Si c’est impossible pour toi d’adopter un animal (ou un autre animal, dans le cas où tu en aurais déjà un ou plusieurs), tu peux quand même faire quelque chose tussuite! Regarde ça :

Faire un don. La plupart des refuges dépendent entièrement des dons du public et du travail de bénévoles acharnés. Même les touptits dons comptent! Les dons en nourriture, litière et accessoires peuvent aussi être très utiles.

Devenir famille d’accueil. Tu gardes un chien ou un chat chez toi jusqu’à ce qu’il soit adopté, ou durant une période que tu choisis. Les familles d’accueils sont très recherchées, surtout pour les animaux qui ont besoin de soins spéciaux, pour les chattes et chiennes enceintes, les très jeunes animaux et ceux qui n’arrivent pas à s’adapter à la vie au refuge. Imagine un chat qui a vécu dix ans seul avec une grand-moman tranquille et qui se retrouve subitement dans une pièce avec des dizaines de chats. C’est un choc, pour lui! Tu peux aussi recueillir un chat errant, le temps qu’on lui trouve un foyer permanent. Les refuges ne fonctionnent pas tous de la même manière, mais généralement, les soins médicaux sont payés, et ton rôle est de prendre soin du dividu félin ou canin, de l’aimer et d’observer son caractère afin de lui trouver le meilleur foyer du monde.

Devenir bénévole. Ce qui est beau avec ça, c’est que même si t’es allergique, tu peux faire du bénévolat! OK, tu vas pas aller brosser les chats ou promener les chiens, mais certains refuges ont régulièrement besoin d’un coup de main pour les communications, les campagnes de levée de fonds, les transports chez le vétérinaire.



Zora n'aime pas la vie au refuge. C'est la deuxième fois qu'elle s'y retrouve dans sa courte vie. Je pense qu'elle est tannée, Zora.
 
Ça fait dix-huit ans que Po et moi on vit ensemble, et j’ai calculé qu’on a déménagé dix fois. Son existence a souvent compliqué mes recherches d’apparts, mais jamais, pas une seule seconde, je n’ai considéré la laisser derrière moi. Durant l’année où j’ai vécu dans un studio, c’est Patrick qui gardait nos chattes, parce qu’entre une petite pièce sans balcon et une maison avec grande cour arrière, on a choisi l’endroit qui nous semblait le plus adéquat pour nos chéries. Et s’il avait fallu qu’aucun propriétaire n’accepte de me louer son appart, même en échange d’un dépôt qui couvrirait d’éventuels dégâts causés par mon prédateur gériatrique, bin je lui aurais caché sa présence. J’ai un chat, pis c’est pas de tes affaires. Essaie de me crisser dehors, astheure. Ma Po dérange personne. Crisse-moi donc dehors, voir. Aweille.

mercredi 5 juin 2013

Nouveau fanzine, Po, Zinc et cunnilingus chez les megabats



Hier soir, j’ai fini d’assembler tous les exemplaires de mon dernier fanzine, Les araignées géantes,
illustré par Darnziak. Un total de 100 copies, toutes numérotées. Ce projet traînait depuis mars. Faut dire qu’entretemps, en plus de rusher sérigraphiquement (oui, on va dire que c’est un adverbe qui existe), j’ai eu bien des affaires à faire et à penser à. J’ai mille choses à dire, mais ça reste coincé dans ma gorge. Je tousse depuis trois semaines, je sais pas pourquoi. Je me demande si j’ai pas commencé à fumer en cachette. Je vais faire une enquête auprès de mon entourage. D’un coup que.

Po va bien. Ses tumeurs mammaires m’inquiètent un peu, mais elle semble aller bien quand même. Ce soir, elle s’est fait une cape avec un sac de plastique. Elle a fait du pain sur mon lit, s’est collé le front contre moi, et présentement elle dort en crevette à mes côtés. Je trouve que notre relation interspécifique est pas mal parfaite.

Le 20 juin, je serai en librairie, dans le Zinc numéro 29. Thème : villages. Je trouve ça quand même pas mal essitant. Pis ma maman est fière de moi.


Bonne journée bye bye bye.


Cynoptera sphinx, un petit animal lubrique.


samedi 9 mars 2013

Nouveau fanzine, SDAUM et sauver un chien




Notre nouveau fanzine est prêt! Après La punaise de lit, voici Les araignées géantes, dans lequel je vous présente trois grosses dodues du Québec : Dysdera crocata, Tegenaria domestica, et les dolomèdes, nos plus grosses araignées! Encore plus de pages, plus de beubittes, et plus de dessins de Darnziak! Je n’ai pas pu produire autant de copies que je voudrais, alors avant de le vendre sur mon Etsy de boutique, je vais le vendre en primeur au Salon du disque et des arts underground de Montréal. Je vais être là avec Darnziak pis mes nouveaux musses. Parce que je me suis fait des belles épaules en forçant comme une ossetie sur la presse à sérigraphie. Ma soie était un peu surexposée, l’encre passait mal, enfin, bref, je ressemble maintenant à ça : 

Et sans avoir à porter d'épaulettes, là.

Ce qui est drôle avec cette photo, c’est que j’ai maintenant la même coupe de cheveux. Et j’ai un veston presque pareil. En fait, c’est moi sur la photo. Mais je m’éloigne du sujet. Ce que je voulais dire, c’est que mon nouveau zine est prêt. C’est ça.

En fait, c’est pas tout. Je voulais aussi te parler de Sheldou. Au début de l’année, j’ai vu passer ça sur Facebook. Une levée de fonds pour sauver un chien. Évidemment, je me suis sentie interpellée. Je pouvais pas contribuer financièrement, alors j’ai offert à la maîtresse de Sheldou de lui faire des macarons de son adorable golden retriever pour l’aider à ramasser des fonds pour payer les frais de vet exorbitants. Quelle charmante femme! Elle est passée chez moi avec sa fille pour que je lui remette les macarons, et on s’est retrouvées à placoter comme des pies pendant une demi-heure, jusqu’à ce qu’un de mes voisins nous fasse peur avec sa face dans ma fenêtre (il voulait juste sortir de la ruelle avec sa voiture, le chemin était bloqué).
Sheldou est encore tout jeune, mais s’il n’est pas soigné, son espérance et sa qualité de vie seront très réduites. Il est atteint de dysplasie très sévère des deux hanches et devra subir une intervention chirurgicale le plus tôt possible. Si l’argent était facile à trouver, Sheldou pourrait avoir des prothèses, et ça ferait donc de lui un genre de chien-robot, comme Rush, l’ami de Mega Man! Je trouverais ça cool! 
Rush, le chien de Mega Man.

Par contre, Sheldou pourrait pas voler, parce que ça c’est une option deluxe qui coûte pas mal trop cher. Mais bon, même si ça ne lui permettrait pas de voler, les prothèses sont très dispendieuses (4000 à 5000$ par hanche), alors il a plus de chances de subir une ablation des têtes fémorales, ce qui lui permettrait de poursuivre sa vie de jeune chien fougueux sans obliger sa maîtresse à vendre un de ses reins sur le marché noir. L’objectif est de 4000$, et plus de la moitié du chemin est faite, c’est très encourageant! Alors cher lecteur ami des animaux, je t’invite chaleureusement à offrir un don pour Sheldou, et à l’aimer sur Facebook. En suivant sa page, tu seras mis au courant des prochaines activités de financement, tu pourras suivre le cheminement de ses soins, et tu pourras aimer ses photos de grosse face de beau chien quioute.

Sheldou mélancolique; ou Sheldou le party animal.


Bref, je passe la fin de semaine au sous-sol de l’église St-Denis à vendre des fanzines, des t-shirts de Po, des macarons de minous, des aimants en beads, et j'offre des macarons de Sheldou aux gentils donateurs. 

Merci, miaw, wouf.

vendredi 10 août 2012

Po a l'a raison

Cette nuit, j’étais un peu découragée parce que Po souffrait encore, et j’ai eu l’idée d’écrire à Mathieu pour lui faire part de ma peine. C’est que, au moment où j’allais m’endormir, vers les 5 heures du matin, Po s’est mise à miauler. Depuis le temps que je vis avec, je commence à comprendre un peu ses vocalises — quoi que ce serait tellement plus simple si on utilisait le même langage elle et moi — et ceux-là n’étaient pas du type « Heille Sophy, me semble ça s’rait l’fonne de jouer. HAN SOPHY? VIENS DONC JOUER À’ TAYE. COME OOOON. Sophy? Sophy! Niaise pas! » mais ils étaient plutôt, et je m’excuse d’avance de prétendre traduire Po, dans le genre : « Sophyyyyyy! Kessé ça, encore? Ça fait maaaaaal! Ch’tannée! Pourquoi ça fait mal? Sophyyyyy! » Des miaulements de peur et de douleur, le souffle court. Po est tannée, là. Je la flatte doucement, je lui parle sur un ton rassurant. Et je la suis au pas pour ramasser chaque goutte de peupi. Et son gros renvou. Je dois reconnaître qu'elle est vraiment créative dans son choix de litières improvisées : sur mon sac à dos, dans la boîte à recyclage, sur un sac à poubelle, (tentative) sur mon appareil photo, dans la douche (ç’a au moins l’avantage d’être facile à nettoyer), un peu n’importe où sur le plancher, et dans mon lit. Ça, c’est le moins l’fonne. [J’ai un message important pour toi, chers lecteurs et lectrices, juste au cas que : Un chat qui fait une cystite a le droit d’être malpropre, il faut jamais le chicaner pour ça. Considère que ça dépasse la sagesse des biscuits chinois.] Au moins, c’était juste une goutte ou deux à chaque fois. Et puis elle faisait quand même l’effort d’aller à sa litière près d’une fois sur deux, même si dans sa tête de chat, c’est peut-être la litière qui lui semble responsable de sa douleur. Pauvre Popo. Je me sentais tellement impuissante. Et je me suis encore mise à penser aux mères et aux pères qui veillent sur leur enfant malade — est-ce que j’ai le droit de faire ça? De comparer un animal non humain avec un enfant humain? Puis-je? Je le fais pareil, kin — et j’ai compris que je serais une mère inquiète, une mère qui pleure avec son enfant qui pleure lui-même, un mère qui trouve ça profondément injuste de voir souffrir son enfant qui comprend pas sa douleur. J’ai déjà dit ici que j’allais jamais me reproduire, han? Bin là je le dis.

Vers huit heures, Po a fini par s’endormir sur les serviettes que j’avais placées sur mon lit.

Je me suis réveillée vers quinze heures, tute fourrée dans mon horaire, et j’ai vu que Mathieu avait répondu à mon email de désespoir. Il me rassurait en disant que Po allait tranquillement aller mieux, qu’elle a demandé de l’aide quand elle était malade, qu’elle m’a fait confiance même quand j’ai sorti sa cage de transport qui fait peur, et que maintenant elle va guérir à son rythme. « 1- Aller chercher de l’aide; 2- Ensuite y aller à son rythme; 3- Éléphanteau un, éléphanteau deux. » Me revoilà tutémue. Full emo. « J’espère aussi que tu laisseras Po t’enseigner sa leçon de vie sur comment se soigner en trois étapes quand on va pas bien. » Oh oui, clairement. Po est inspirante. Pis toi aussi, Mathieu. OK, je vais faire comme Po. Et regarder des vidéos d’éléphanteaux. Et sacrer une volée aux intrus.

Bon, je vais aller me chercher des penules à la pharmacie, en essayant de pas être trop cynique avec ça.

Bonus : Une vidéo où il se passe rien. À part une Po qui ronronne et ma main qui bouge.

samedi 7 juillet 2012

Wipet


Mes parents ont hérité d’un bébé veau. Il avait trois jours quand le voisin leur a donné. J’ignore pourquoi le pauvre bébé n’a plus de mère, mais mes parents le nourrissent à la bouteilles deux fois par jour. Il est tout brun et s’appelle Wipet. J’aurais aimé voir des photos, mais ma mère ne sait pas comment transférer des photos dans son ordinateur. Ce qui veut dire que le plus simple pour moi serait de me rendre là-bas plutôt que lui expliquer au téléphone comment fonctionnent ses bidules du futur. Là, je suis vraiment tuténarvée. Je veux aller voir le bébé veau, mais j’ai pas d’argent pour voyager en ce moment, et je veux pas laisser Po toute seule durant des jours. Je veux le voir parce que j’ai un kick pour les bovins, et parce que je veux convaincre mes parents de jamais tuer Wipet. Je sais qu’ils sont capables de faire ça, ils ont déjà engraissé un cochon pour le manger. Ouin.

Ma mère me parlait de ce cochon quand j’étais petite, et ça me fascinait, je regrettais de pas être née plus tôt pour l’avoir connu. Il s’appelait Arnold, comme le cochon dans Les arpents verts. Comment tu peux élever un cochon, un cochon qui s’appelle Arnold, pour ensuite le tuer et le manger? Moralement, je trouve ça plus acceptable de manger un animal élevé sur une petite ferme que d’acheter un morceau de chair sous cellophane, mais je trouve ça plus troublant. OK, l’animal n’a pas connu la misère de l’élevage industriel, mais tu lui as donné un nom et tu le manges? Ew. C’est comme si je mangeais Po. Heille, pas question! Elle est sur moi présentement, toute vibrante. Ça me rend encore plus émotive de parler de consommation de viande, tsé. Mais bon, je veux pas que Wipet subisse le même sort qu’Arnold, et j’ai une raison toute personnelle de m’émouvoir ainsi. C’est que j’ai une eu une relation spéciale avec un bovin, moi. Oui oui. Non, pas question de bestialité ici, je sais que ça te démange de me faire des jokes dégueuses, mais c’est vraiment pas mon genre. Tchèque bin.

J’avais un peu moins de deux ans. C’était l’été où mes parents ont acheté leur terrain boisé dans la Vallée du gouffre, mon premier été à la campagne. Mes souvenirs sont bin vagues, mais j’en ai. À cette époque, on n’avait pas de chalet, on dormait dans une tente pis on se nourrissait de pizza en pourde et de bluets — à cet âge, je comprenais « bluets », jusqu’à ce que j’apprenne mon erreur et constate que ça a tellement donc bin plus de sens de s’appeler « bleuets ». Bleu, bleuet, bleu, bleuet : MALADE!. J’apprenais plein d’autres affaires : 
- Les fourmis rouges, ça mord fort.
- Le D15, c’est vraiment plus dérangeant que les moustiques.
- Un ours, ça peut faire des cacas bleus.
- Éplucher une truite, c’est facile mais ça glisse.
- Les chats aiment beaucoup manger les dedans de truites.
- Une tête de truite, c’est très crounchant.
- Plumer une dinde, c’est chaud pis ça sent bizarre.
- Baie bleue ≠ bleuet.
- Une tête de merle, ça prend pas de temps à se décomposer.
- Plein d’autres affaires capotantes.

J’ai passé presque tous les étés de ma vie à cet endroit, mais le tout premier est marqué par mon amitié avec la petite génisse du voisin. Elle était seule dans son enclos et j’allais la voir pour lui parler à travers la clôture. Je lui racontais ma vie, je passais des heures à lui jaser ça. Faut croire qu’après seulement quelques mois de vie j’avais déjà plein d’affaires à dire. La vachette devait s’en câlisser que l’crisse, mais elle restait devant moi, immobile, comme hypnotisée par mon flot de paroles. Mes parents trouvaient ça bin drôle pis quioute, mon oncle Robin m’avait même photographiée en plein flagrant délit de parlage avec ma vache, pis les mains dins tchulottes à part de t’ça (je trouvais ça doux et frais, des fesses de bébé). Qu’est-il arrivée à ma petite vache? Parce qu’elle était pus là, l’été suivant. « Bin, ils l’ont tuée pis mangée », ai-je appris des années plus tard, quand j’ai osé poser la question.

Les voisins ont eu quelques bovins durant quelques années, et j’allais toujours les voir à chaque été. J’aimais ça les flatter et leur donner du foin, je les trouvais plus l’fonne que les poneys. Pis je vais te confier une chose que peu de gens de la ville savent : une vache, ça sent bon. Ouimadame. Ça sent le foin semi-digéré, sucré. Avoir été Jésus, j’aurais trippé fort de me faire réchauffer par un boeuf. Un âne, je sais pas trop, je me souviens pas de l’odeur. Bref, j’aimais les bovins et je comprenais mal pourquoi on les plaçait pas dans la même catégorie que les chiens et chats ou, à la limite, des chevaux. Je les trouve très attachants, et je pourrais pas en garder un en sachant qu’on va le tuer et le manger. 



Bon, ma mère vient de répondre à mon email. 
La maman de Wipet c'est une vache laitière, alors ils ne gardent pas les veaux, ils les donnent. Yvon  l'a eu et nous l'a donné. Ton père le nourrit matin et soir. Mais on ne pourra pas le garder longtemps, tu sais, c'est pour la viande, je suis désolée.

Finalement, je sais pus si je veux aller voir Wipet. La campagne, c’est trop violent pour moi.

Lora Zepam à l'état larvaire, en pleine discussion avec son amie génisse.

mardi 17 mai 2011

Un de mes collègues me questionne parfois sur mes choix vestimentaires. Ou, plus simplement, il me rit aussi carrément en pleine face. Ça me fait rire aussi, parce que c'est presque impossible de me choquer en critiquant mes goûts (c'est pas pour rien que je me surnomme moi-même la Lynda Tromblay de la mode).

Collègue : T'as tué combien d'animaux pour faire ton nouveau foulard?
Sophy : 10 bébés tigres blancs, 1 Siegfried, 1 Roy.

Hier, je portais des pattes de bras de pattes de j’sais pas comment appeler ça, en tout cas ça tient sur mes bras et c'est rayé rouge et noir. Il a tout de suite pensé que j'avais fait ça en peau de tigre de Tasmanie... Avant qu'on vende la peau de ce magnifique animal, il faudra d'abord que les projets de clonage aboutissent à des résultats positifs, et c'est loin d'être réussi jusqu'à présent. Si ça fonctionne, j'espère que Paris Hilton ne va pas en adopter un.

Photo du dernier Thylacinus cynocephalus captif, l'animal le plus triste du monde.

mercredi 23 février 2011

Les anecdotes de chasse de Robin

J'aime pas la chasse, ça m'écoeure. J'aime tous les animaux, même les plus laids, les plus cons, les plus puants. Alors je ne supporte pas qu'on les chasse, les trappe, les mange, les asservisse ou les maltraite d'aucune manière. Mais j'y peux rien, j'aime les anecdotes de chasse de mon oncle Robin, affectueusement surnommé Robin-Câlisse, parce que j'aime les gens passionnés et intenses, et parce qu'il a une façon complètement délirante de raconter même lorsqu'il s'agit de choses bien banales. Puisque Robin ne veut pas faire de la télé ni donner des conférences (quel dommage!), je partagerai ici quelques-unes de ses histoires de chasse et autres aventures vaguement reliées. Naturellement, je ne saurais reproduire toute la magie de son discours, et je sais que je dois encore travailler pour arriver à bien transcrire sa langue, mais je commence par commencer…

… avec des CONSEILS POUR DÉBUTANTS

Photo piquée illégalement sur le site de la Texas State Library & Archives Commission


« Faut jamah que tu cours après un chevreuil que t'as manqué, tu l'ortrouveras jamah. Faut que t'attendes une heure ou deux. Tu fumes une cigarettes. Deux-trois cigarettes. T'attends. Parce que lui quand y se fait tirer, y part, y court, pis y se couche. C'est là qu'y meurt au bout de son sang. Mais si tu cours après, lui y le sent pis y continue de courir. Tu l'ortrouveras jamah, tu vas le parde. Pis si tu tires un canard sur l'eau, tu te dépêches à tirer un autre coup pour l'achever sinon y cale, y s'accroche à des branches dans l'eau pis y s'nèye.
Tu vas l'parde. »

Et il poursuit énergiquement.

« Bon, je vas t'raconter comment j'ai manqué mon orignal l'année passée. J'ai faite une GAFFE. Le matin, j'ai callé la femelle pis le veau, pis le buck a répondu. Y'était à 4-500 pieds. Il aurait fallu que je lui réponde en frottant un panache dins branches, mais j'ai répondu encore avec un cri de femelle pis de veau. C'était ça ma gaffe. Lui, ya dû se dire : "C'est qui c't'innocent-là, y sait pas caller maudit criss? J'vas pas là j'vas m'faire tuer!". »


Souhaitez-moi d'avoir beaucoup de vacances cet été afin de recueillir un gros tas d'histoires de Robin.

lundi 17 mai 2010

Mourial la vilaine, deuxième partie

(Attention, le texte ci-dessous contient une joke de pet)

Le lendemain, Jour Spécial, je vais rencontrer Iris et Zhom EN MÊME TEMPS! J'ai hâte! Mais comme j'ai quelques heures à tuer devant moi (j'aime ça, moi, tuer du temps), j'ai le temps d'accompagner mes parents et ma soeur au Biodôme. Oui oui, une sortie de famille au Biodôme, comme des vrais touristes! Ça, c’est une façon violente de tuer du temps. Bon, j'ose présumer que tout le monde sauf moi a déjà vu cet attrait touristique, alors je vous garoche en bref ce qui m'a le plus marquée du Biodôme : la franche odeur de truite morte quand on approche de la porte, l'humidité intense de la zone tropicale (bin oui, han!), le pauvre lynx qui a l'air de s'emmerder solide, les chauve-souris (si cuuuuuutes!), mon Nikon qui meurt en plein milieu de la visite, les magnifiques esturgeons géants qui viennent presque se frotter dans nos faces (je les trouve beaux!), ma soeur de 33 ans qui ne veut plus décoller de la zone des pingouins, le papier à base de bouse d'éléphants, le pigeon écrapou dans le stationnement à côté de son ami qui s'en crisse. Ah oui et j’ai donné 1$ à mon papa pour qu’il puisse utiliser la Machine à souvenirs qui donne une cenne écrapou avec un pingouin dessus. Moment cute.


Au Biodôme, les canards ont le droit de faire des pets dans l'eau.


Ensuite, mes parents ont accepté de me déposer chez Iris pour m'éviter de prendre le métro (probablement pour me laisser de meilleures chances de survie). Ils était bin impressionnés par le trafic de la grand'ville. J'ai précisé que c'était pas comme ça tout le temps, qu'à certaines heures du jour et de la nuit, il y a un peu moins d'humains énervés dans le coin. Ils ne semblaient pas me croire.
Iris, accompagnée du fameux Blouson, m’accueille dans son appartement coquet. Elle est supposée être lendemain de veille, mais je la trouve resplendissante*. Je suis super contente de revoir Iris, j’aime son humour, elle est super sympa et tout à fait adorabe. En plus elle m’a donné des HIBOUX DE POCHE!!! (Et j’ai pogné celui qui a un monobrow!) Je lui ai donné le bloc-notes en bouse d’éléphants en espérant qu’elle en fasse des dessins qui puzent**. Blouson a un jouet très cool : une Souris Homosexuelle Authentique du Village™ aux couleurs de l’arc-en-ciel avec des plumes dans l’cul et qui fait tchikitchik quand on la secoue. Rien de moins. Et quand on la lance à l’autre bout de la pièce, Blouson la ramène!
Après un instant, Zhom vient nous rejoindre. Oui oui, Zhom, mon druide, ma soupape, celui qui me fait pleurer de rire depuis des années avec son blogue niaiseux et avec qui je tchatte régulièrement. Il est aussi roux, drôle, mongol et adorabe que je le pensais. Bref, je passe un bon moment en charmante compagnie lorsque je reçois ce message texte de ma soeur : "Sophy, t'es-tu arrivé à destination sans entraves? La mère est inquiète et pense que tu t'es faite violer." Ma réponse : "Double viol avec beaucoup de plaisir. :D" (Notez le sourire en dents pour atténuer la violence de mes propos.) Le temps passe vite et je dois déjà partir vers une autre aventure : le défilé de mode de mon ami Vincent Simon***! C'est pas trop mon genre de traîner dans les défilés, alors je suis pas mal intriguée…


*Iris, je sais que tu vas me trouver téteuse, mais c’est sincère et il fallait que je le dise!
**Finalement, ça ne sent pas le caca mais l’encens, ce qui est peut-être pire, au fond.
**Lui, c’est mon nouvel ami fif top modèle super gentil au cœur pur, il mériterait une note de blogue à lui seul très prochainement.

mardi 23 septembre 2008

Mon bureau

Comme je disais dans la note précédente, je suis malade. Et quand je suis malade, je m’arrange pour faire le moins d’efforts possibles. J’ai rempli mon lit de tout ce qui risque de m’être utile pour la journée (parce que je n’avais pas l’intention d’en sortir), alors il est pas mal encombré. Tout ça pour en venir au fait que Do m’a taguée (merci, moi qui ne pogne jamais rien, sauf un rhume aux deux ans). Donc, je vous présente une photo de mon bureau* quand il est à son meilleur :

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Oui, avec un MAXYM RYNGUETTE™ EN TOUNU (presque) sur des peaux d’animals!!

Comme vous pouvez le remarquer (ou pas du tout puisque c’est minuscule), je le nourris de cloportes salés, des petits crustacés terrestres qui ressemblent à s’y méprendre à des graines de tournesol en écales (1). Vous remarquerez aussi qu’il a décidé d’être pudique (euh…) et s’est jésussé un coussin (en peau d’animal) dans’ face (2). Il m’a même demandé de censurer son visage qui reflétait (par hasard) dans le miroir (3).

Pour toutes questions relatives à mes accessoires, allez-y fort dans le système de commentaires ou encore, rendez-vous au Rossy le plus près de chez vous (ou à San Paolo Bay si vous voulez voir des beaux paysââges (ou en profiter pour faire un voyage mystique à l’endroit où habitait autrefois l’écrivain Patrix Brisebois)). Ou, si vous vous sentez hawt, faites comme moi : traquer, tuer et éplucher soi-même des animals aux motifs attrayants dans un safari exotique (dans la région de San Paolo Bay). Vous pourrez en faire une panoplie d’objets qui rendront jaloux vos amis : coussins, jetées, pantoufles, sac à provisions, pantalons, étuis à crayons, pagnes, serviettes de bain, etc.
À mon tour…

J’en tague dix, pour être bien certaine d’en contaminer quelques-uns :

Evlyn (avec Sushi et ses amis, svp!)
Poulpe (montre-nous Courgeeeeette!)
SymonDou (je veux voir ton bébé Mac)
Maxym Rynguette™ (pour lui donner une raison de plus de montrer son intimité)
Angie, parce qu’elle mourre d’envie de nous montrer son PC;
Le Jeune (en espérant que ça le ressuscite)
Vynfent (bin oui, ça t’étonne, han!)
Ambydou (pour le pousser à bloguer plus)
Dana (pour la pousser à bloguer plus)
Zhom (dis ouiii!)

Allez zieuter l'écran du PC de Do et les intérieurs de ‘nique. C’est assez cocasse.

*Oui, mon « bureau »—l’endroit où je fais mes devoirs, étudie, regarde mes films, clavarde (en fronçais, silvouplé), écris mes niaiseries de blogue, et taponne mes photos—est sur mon lit. Ça explique mes maux de dos toujours plus affreux. Mais ça s’explique par la petitesse de mon bunker.

mercredi 14 mai 2008

La Guerre aux fourmis

Il semble qu’il y ait une invasion de fourmis charpentières dans l’immeuble. Mes voisins font des carnages chaque jour. Je pensais être épargnée par le fléau, mais depuis quatre jours j’en ai tué treize. Je note mes meurtres pour évaluer la gravité de l’infestation. Je déteste écrapoutre des insectes, habituellement je les lance dehors ou je les laisse à manger aux araignées. Mais cette fois, je crains qu’elles ne mettent leurs sales pattes enduites d’insecticide sur mes denrées alimentaires mal fermées (un sac de biscuits Oreo, par exemple) ou pire, qu’elles ne fondent une colonie dans mon corps durant mon sommeil. Jamais je ne voudrais me retrouver avec une reine fourmi qui pondrait des centaines d’œufs dans mes oreilles. Je trouve que c’est une façon pas drôle de mourir.
À partir de combien de fourmis écrapou peut-on considérer qu’il y a une infestation? Je mets un tableau en marge, pour observer l’évolution de la guerre aux fourmis…

dimanche 11 mai 2008

Le Monstre

Cette semaine, après une nuit trop courte, je décide de dormir un peu en revenant de l’école. Après un long moment, je sens que je m’endors enfin quand, soudainement, j’entends un vrombissement d’enfer. Ça réveille solide! Je vois l’ombre du taon passer au-dessus de ma tête. Aïe. Une bourdon tellement gros que ça se peut pas. C’est un insecte transgénique, cette chose. Il a l’air lourd et plein de viande. Je suis cachée sous ma couverture, en espérant qu’il disparaisse, et je n’en reviens pas qu’il ait pensé à s’introduire par un des trois trous de 3 cm de diamètre dans ma fenêtre. Un taon transgénique, c’est wise! Finalement, dans un élan de courage, je bondis hors du lit en lançant ma couverture dans les airs, espérant le capturer. Ça fonctionne tellement bien que je ne le vois plus du tout et ne l’entends plus. Je n’ai pas peur des abeilles et compagnie, mais cette fois, je me sens un peu à l’étroit dans mon petit bunker avec cet invité qui est entré sans s’essuyer les pieds. Je ne me sens pas très à l’aise de dormir avec, alors je cherche partout, comme une dingue. Pas trouvabe. Ah, c’est bien la seule chose que je n’aime pas de l’été, les insectes pas polis!
Bon, voilà pour l’histoire de monstre que je devais expliquer l’autre soir. Finalement, je l’ai retrouvé au moment où je me suis décidée à me coucher. Il s’est dirigé vers la fenêtre, que j’ai refermé, pour l’emprisonner entre deux fenêtres (c’est simple, non?). Je l’ai entendu bourdonner quelque temps, puis il a retrouvé son chemin et est allé embêté quelqu’un d’autre.
Non mais y s’en passent-tu des affaires dedans ma vie, hein?

dimanche 9 mars 2008

Il faut sauver Noirôt!

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Bon, d’ici à ce que Brigitte Bardot réponde à mon email, il faut trouver un plan pour épargner Noirôt. Je propose une manifestation pro-Noirôt, faite dans le plus grand mauvais goût. Il faudra être créatif et crier fort.

Qui embarque?

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Noirôôôt! Tout le monde aime Noirôt! Aidez-le!

samedi 8 mars 2008

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Deux sitelles à poitrine rousse, un écureuil roux et un paquet de mésanges à tête noire. Le party est pogné sur le balcon depuis l’aube. C’est fou le fun qu’ils ont à gruger un cube de graisse et des restes de tables. Je n’ai pas réussi à faire de bonnes photos. Manque de lumière. Et ça bouge vite, ces bestioles, on dirait des robots sur le speed. Le paysage est magnifique. Mes photos, non. Je n’ai pas aperçu un seul des nombreux chevreuils que le voisin nourrit (pour mieux les tuer cet automne). Beaucoup de pistes, par contre. J’ai fait la connaissance de Noirôt, le veau tout noir (quelle surprise) qui loge à côté de chez mes parents. Il est tellement charmant. Et confiant. Il s’est foutu le nez dans mon Nikon, et j’ai presque goûté à son haleine de foin à moitié digéré. Ce fut mon meilleur modèle de la journée. Il va mourir dans une semaine.

Criss que ça me déprime, la campagne.

mardi 4 décembre 2007

Encore le Malin qui en veut à mes vidanges

Je ne sais pas s’il est tombé du ciel, mais il était déjà là quand j’ai ouvert la porte pour sortir de ma tanière, il était partout à la fois, et assez hystérique. Il ne savait plus où se garocher, je n’osais plus faire un pas, j’avais presque un peu peur (et pourtant je n’ai peur de rien, surtout pas des écureuils), alors je l’ai laissé s’enfuir en vitesse, grimpant sur des surfaces trop lisses et enneigées, courrant comme un démon qui se débat dans la neige (ça se dit, non?). Ce devait être le chef de la bande, il était assez gros, un vrai king size, écureuil transgénique du Mal. (Bien entendu, les écureuils de Montréal sont plus gros, mais ici, ça impressionne!)
Le top de ma poubelle était plein de petits pas. Avec des trous tout autour. Il travaille encore sur son cas, espérant l’éventrer comme la précédente. L’enfant de pute.
Il était très mignon, quand même.
Ça, c’est une de mes super aventures que je vis en dehors de ma vie scolaire. C’est excitant, non?
Il me reste encore quatre jours d’examen, et je suis en vacances. Yeah.
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(Photo trouvée sur Google, assez evil, non? Ben mon écureuil est pire!)

dimanche 11 novembre 2007

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C’est comme si j’avais fait un pacte avec les corneilles. À trois, elles se sont mises à poursuivre l’écureuil à travers les branches de l’arbre géant en face de ma fenêtre. En croissant fort, toutes hérissées de plume dans un style Patrick Brisebois dans sa période Robert Smith. Le méchant courait dans tous les sens, avec un gros truc beige dans la gueule (peut-être un reste de mes bagels périmés que je viens de jeter). C’était comme regarder le sport à la télé, mais sans les commentateurs énervants, sans la foule qui crie, sans pub d’antisudorifique, etc. Donc, beaucoup plus amusant. J’avais envie d’appeler des amis pour qu’ils viennent faire des paris avec moi. Mais ça s’est terminé assez vite. Pauvre écureuil.

Les corneilles sont de mon bord!



P.S. : Tapez « corneille » ou « raven » sur Google Images, juste pour le fun.

vendredi 9 novembre 2007

Encore l'écureuil

Il y a un renvou de minou sur le pas de ma porte. Des brins d’herbe avec de l’écume de chat. Je sais reconnaître les vomis de chats.
L’écureuil vilain a déjà commencé son ravage sur la nouvelle poubelle que mon gentil voisin m’a généreusement ramené du Canadian Tire (pour m’éviter de trimballer ça dans le bus). Je ne sais pas ce que je vais faire pour contrecarrer les plans diaboliques du rongeur. Ça prendrait un médium qui communique avec les animaux. Les écureuils ne veulent pas dealer avec moi. Pourtant, je les aime bien. Même ceux qui ont le Mal gravé au fond des yeux.

lundi 1 octobre 2007

Le Mal dans mon quartier

L’écureuil maléfique a troué ma poubelle durant mon séjour dans la ville de Louiseville. Une poubelle sur roulettes, ultra pratique pour les petites filles comme moi qui n’ont pas les bras conçus pour soulever une semaine de résidus domestiques de toutes sortes. C’était la première fois que j’achetais une poubelle. Je ne trouve pas ça spécialement excitant. Encore moins en acheter une deuxième. Cette fois, j’opte pour l’aluminium blindé. En espérant que mon Evil Squirrel n’a pas une dentition de mutant.
J’essaie de penser à tout ce que j’ai jeté dans la dernière semaine, au cas où il y aurait des trucs gênants. Parce qu’une bonne partie du contenu du bac s’est retrouvée sur le balcon de ma charmante voisine du dessus, près de ma porte d’entrée, dans le stationnement du voisin, dans les escalier, etc. Comme j’étais absente, ce sont mes voisins qui ont tout ramassé. La honte.
Une question me vient à l'esprit alors que je mets ma poubelle sur le bord du chemin : comment fait-on pour jeter un bac à déchets? On en achète un plus grand pour y mettre le plus petit à l’intérieur? Parce que c’est pas clair, hein. Les vidangeurs font leur job. Ils n’analysent pas chacun des bacs pour vérifier si ce sont des contenants à déchets ou des déchets en soi. Simplement, j’ai écrit sur le couvercle : « JETEZ LA POUBELLE. ELLE EST BRISÉE. GARE À L’ÉCUREUIL MALÉFIQUE DU QUARTIER. »
En revenant de l’école, j’ai vu le rongeur. Il avait des spasmes dans la queue à force de chercher la poubelle disparue.