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jeudi 27 décembre 2012

Comment sécher Noël en une étape facile

Après ma courte marche au frette — le 25 décembre à 21 heures, l’avenue du Mont-Royal a l’air d’un film de zombie — je rentre pis je demande au Ringuette s’il est prêt à voir La classe américaine. Il dit que oui, mais moi je tiens à me laver avant de m’écraser pour de bon — pis fuck mes cheveux gras, je suis déjà tannée.

On reste dans sa chambre, où on est installés depuis la veille parce que la température est vraiment plus confortable, pis Po vient se mettre à l’aise sur le lit. Le Ringuette est un peu allergique aux chats, mais il tolère Po. Pis elle est bin trop adorabe, il peut pas la rejeter, voyons donc. On regarde La classe américaine, il trouve ça « un peu drôle, mais pas tant » (pff), pis après il veut que je trouve un autre film. Je suis trop lâche pour fouiller dans mes boîtes de DVD pis sur mon disque dur, pis ça commence à me prendre du temps à trouver un film pas pire sur Youtube faque le Ringuette décide de s’abonner à Netflix. Je réussis à le convaincre de choisir le film sur les tortues marines (je me souviens pas du titre, mais c’est sur les caouannes (Caretta caretta) qui, comme toutes les tortues marines, ont un début de vie beaucoup trop intense et dramatique), ensuite il a vu qu’on pouvait regarder des vieux épisodes de Degrassi faque je dis OUI OUI OH OUI et on se tape trois Degrassi de suite pis c’est sûr qu’on va regarder tous les autres bientôt.

Qui c'est qui était plus cool que Joey Jeremiah, han? Qui c'est?

Là, le Ringuette veut dormir, il trouve que quatre heures du matin c’est pas une heure pour glander devant la tévé, mais moi je m’endors pas encore, alors je retourne sur Youtube, où j’avais trouvé un peu plus tôt un vieux film que j’avais reçu en VHS quand j’étais touptite, accompagné d’un cahier à couleurer. C’est La forêt enchantée (Sekai Meisaku Dowa - Mori wa ikite iru, Japon, 1980), que je regardais régulièrement quand j’étais très jeune, seule ou avec ma soeur (la petite). L’histoire d’une pauvre orpheline maltraitée par sa tante et sa cousine, qui finira par enseigner la gentillesse à une jeune reine égocentrique et caractérielle et, par la même occasion, enseignera aux jeunes enfants comment c’est que ça marche les saisons dans la nature. Si tu l’as déjà vu, ou que tu comptes le voir, je te préviens quand même d’une chose : même si tu retrouves ton coeur d’enfant, fais-toi pas d’idée, c’est pas possible de trouver des galantusias dans la forêt en décembre. D’ailleurs, j’aimerais bien savoir d’où vient le nom galantusia, parce qu’il paraît que ces fleurs sont des narcisses, et le terme « galantusia » ne semble lié qu’à La forêt enchantée.

Envoyer une jeune orpheline bûcher du bois tusseule au coeur de la forêt pendant une tempête? Certainement!

Après ça, l’idée me pogne d’essayer de retrouver les vieux dessins animés de Walt Disney que ma mère avait enregistrés sur cassette Beta, ceux que je lui réclamais à tous les jours et que j’ai dû écouter jusqu’à ce que le ruban pète. Eh bien je dois remercier chaudement Youtube, encore une fois, parce que je les retrouve tous, et ils sont dans une bien meilleure condition que sur ma Beta (surtout qu’il me manquait le début à l’un d’eux, pis je suis pas mal contente de pouvoir enfin apaiser une frustration d’enfant). Pis heille, je me doutais pas que ces films était si vieux! 1939, wow! C’est pour ça que je les trouve si beaux. Les Disney d’aujourd’hui, je les trouve insupportables. Je dis aujourd’hui, mais ça date pas d’hier, le début de la dégradation…

En tant que vieille ossetie qui trippe sur les vieilles affaires, je me fais plaisir pis je partage ça ici avec toi, si tu le veux bien.

Cette vidéo, dans laquelle on voit clairement que Donald Duck est un gros ass, m’avait un peu troublée à l'époque. Je trouvais ça tellement cruel et injuste. Mais ça me fascinait, je pouvais pas m’empêcher de le voir et le revoir (pis y’a quand même des p’tits bouts farfelus). Quand je la regarde aujourd'hui, je trouve ça encore plus choquant.


L’exploitation animale expliquée aux enfants (1953)



Celle-ci, toujours avec le nours malchanceux qui veut juste rester vivant, était incomplète sur ma cassette. Donald Duck est toujours aussi désagréable, égoïste, méprisant (et méprisable), mais la violence est un peu moins flagrante.


Tute là! Au COMPLET!


Mais mon préféré, c’était celui de Goofy avec son ami le criquet-appât. C’est d'ailleurs comme ça que je décrivais ces dessins animés : je disais à ma mère « je veux voir ma cassette de Goofy! » pis elle comprenait tussuite de quoi je parlais. Une fois rendue à l’école primaire, je comprenais pas c’était qui Dingo. Manne, de quoi tu parles? Il s’appelle Goofy. Querisse.


OK, la fin est discutable, mais quand même, le reste est très cool!


Quand je regarde ce film de Goofy aujourd’hui, je comprends pas, mais vraiment pas, comment j’ai pu développer une phobie des criquets. Des petits Wilbur! Ce ne sont que des Wilbur! Ah, des fois j'aimerais ça aller parler à Jeune Sophy pour lui faire comprendre des affaires.


J’espère, mes chers lecteurs, que tu as passé un beau Noël. Le mien était magique.

vendredi 20 juillet 2012

Ça sent tellement la marde que ça goûte dans mon nez


Je suis tentée de dire qu’elle a senti que je suis de mauvaise humeur aujourd’hui. Depuis ce matin, Po est gossante. Elle miaule pas, elle hurle. Pourtant, notre vie a changé depuis qu’on vit dans notre Manoir deluxe. C’est fini, les longs cris rauques d’ennui profond — je parle de Po, pas de moi. J’veux dire, elle faisait ça, mais moi j’ai jamais fait ça, crier d’ennui, je m’ennuie jamais. Maintenant, on a de l’espace pour nous, on a la crisse de paix, des beaux planchers qui craquent. Maintenant, Po ne me réveille plus le matin juste pour me réveiller pour j’sais pas quoi. Quand elle vient me voir dans mon lit en me chatouillant le bras de ses douces griffes, je la flatte puis on se rendort en cuillère jusqu’à une heure raisonnable. Or, ce matin, elle voulait autre chose. J’ai fini par me lever. Déjeuné avec ce qu’il me restait de déjeunable. Aux côtés d’une Po qui miaule et veut tussortes d’affaires en même temps. Comme elle se tenait sur le bord de la fenêtre, j’ai cru qu’elle voulait aller dehors. Je lui ouvre la porte, elle plisse les yeux. Je laisse la porte ouverte, elle reste à côté de moi à crier. Je vérifie, elle a encore du manger de luxe dans sa gamelle et de l’eau fraîche juste à côté. Je la flatte un peu. Elle continue de crier.

Quand y’a rien qui marche avec Po, je lui donne de la droye. Je vais cherche son pot d’herbe séchée et j’en saupoudre une pincée devant elle. Mais là, contrairement à toutes les fois où je lui en ai donné dans sa vie, elle ne réagit pas. Weyons! T’aimes ça te rouler dans la cataire, Po! Qu’est-ce qui t’arrive? J’ai pas beaucoup de patience, je suis en crisse contre ma vie, mais je veux pas déverser ça sur ma chatte gériatrique d’amour, cette Po chérie qui me réconforte souvent sans même s’en rendre compte. Je me dis OK, je prends un break, j’arrête de penser, de ruminer, pis je m’installe par terre avec Po et sa brosse. Là, elle trippe. Je lui enlève son collier, la brosse en masse, jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus un pouèle mort sur le corps, elle bave à terre, je flatte et brosse, puis je jette les gros minous dans la poubelle et je retourne m’assoir à mon bureau.

Elle se remet à crier.

Je me remets à penser à mes finances de marde. Les factures en retard, les cartes de crédit que je finirai jamais de payer même si je vis longtemps, mon prêt étudiant que je devrai recommencer à payer pour la troisième fois dès novembre, l’argent que je dois à ma mère, l’argent que je devrai lui emprunter pour faire patcher une carie tellement grosse que je peux la voir sans me rapprocher du miroir, je pense aussi qu’il faut que je rachète du manger de luxe à Po dans les prochains jours, qu’il me reste deux rouleaux de papier de toilette, que j’aurais aimé ça m’acheter des bananes pis quèque chose sur lequel mettre mon beurre de pinotte à part mes p’tits bras mèyes pas de viande.

Aujourd’hui, je regrette les mauvais choix que j’ai faits, comme cette idée conne de retour aux études. Avant, j’étais pauvre, mais j’étais pas endettée. Aujourd’hui, je suis pauvre et endettée. J’aurais dû faire comme mon amie qui a financé ses études en vendant de la droye. Ou comme ma soeur qui a dansé tounue. Ou juste laisser faire. Faire eurien. Ou travailler dans une shop. Ou pas devenir malade mentale. Ou devenir tout ça en même temps et finir par faire une grosse crise de nerfs au centre d’achats et me réveiller à pital avec un papier médical pour inaptitude totale dans la vie d’aujourd’hui du 21e siècle qui te demande toute en même temps si tu veux pas être un tas de marde.

Ou j’aurais dû devenir maman au foyer pis passer mes journées à crier après mes enfants que j’ai jamais voulu avoir. Ou vendre leurs organes.

Ou je devrais peut-être recommencer du début. Anyway, j’ai pas d’orgueil, moi. Quand je vivais dans la Vallée du gouffre, on m’a déjà engagée pour travailler au centre communautaire. Parfois on me demandait d’enlever des petites mousses sur des vêtements usagés, et je le faisais. Je faisais le même travail que des déficients intellectuels. Ce travail était supposé m’aider à retrouver confiance en moi. Ha ha! C’est hilarant. Quand j’y repense, je ris en crisse. Je ris tellement que j’en ai les larmes aux yeux.


Ou peut-être est-ce le caca très épicé que Po vient de faire qui me fait cet effet?

lundi 26 mars 2012

La fois où j'ai eu une dose massive d'espoir


Le matin de la manif, j’avais un rendez-vous important. Je devais présenter un projet devant un comité, et puisque c’est un projet qui me tient à coeur, j’étais pas mal stressée, bin plus qu’avant un exposé oral qui vaut 25% pour de ta note finale, et j’étais aussi pas mal stressée parce que c’était à 9 heures du matin et que j’avais peur de me sentir totalement décâlissée et tout gâcher ma présentation. Mathieu m’accompagnait, il a bravé le matin malgré sa grippe méchante qui le tient au lit depuis près de trois jours. Je me suis inquiétée en grande partie pour rien parce qu’en dépit de ma grande fatigue et de mon anxiété, tout s’est déroulé à merveille, tout est parfait, mon projet est accepté, je suis heureuse, légère, je souris comme une débile. Mathieu se sentait trop malade pour marcher 15 minutes alors il est rentré chez lui en taxi, mais moi je voulais marcher, j’avais trop de bonheur à dépenser avant de faire ma sieste pré-manif et je voulais m’acheter du jus dans lequel verser ma potion magique anti-grippe.

J’arrive chez moi vers 10 heures. Là, faut que j’organise toute la patente avec Darnziak et Alexie, avec qui je veux manifester. Mais je crois pas être en état de me rendre là à midi et demi, mes quatre heures de sommeil n’ont pas rechargé mes batteries, je dois faire une sieste. Impossible d’utiliser la messagerie Facebook, elle est pétée. Hum, sûrement un complot de Facebook contre les étudiants, question de fucker un peu leur organisation. On doit se rabattre sur des méthodes de communication archaïques : le TÉLÉPHONE.

C’est pas super simple, tout le monde n’a pas de téléphone à poche. Je suggère à Darnziak de rejoindre Alexie, puis qu’ils aillent rejoindre Luc Chicoine et Marie-Chantal, avec qui je voudrais aussi manifester. Ils sont les seuls à avoir un téléphone mobile, je pourrais donc les rejoindre plus tard sans leur donner un rendez-vous à l’avance, et ainsi me permettre de DORMIR. 

Dodo avec Po. Po qui ronronne trop fort, qui me donne des gentils coups de pattes pour j’sais pas quoi. Broux? Broux.

[Alarme désagréable] 
Je texte Luc Chicoine, lui demande si Alexie et Darnziak sont avec lui. 

Luc CHICOINE! : Non, là je viens de sortir de la manif, j’ai manqué m’évanouir.
Moi : À cause? :O
Moi : T’es à quel coin de rues? Je peux aller te rejoindre. Et si t’as besoin de kekchose, dis-le moi.
Luc CHICOINE! : Faut j’mange, mais j’m’arrange. Je suis en face de La Baie sur Ste-Cath.
Moi : Je prends Clark jusqu’à Ste-Cath, dis-le moi si jamais tu te déplaces.
Luc CHICOINE! : OK!
Luc CHICOINE! : La manif est géante, j’ai jamais vu ça.

En marchant sur Clark, je texte Marie-Christine Lemieux-Couture pour savoir où elle se trouve. Elle me dit qu’elle est à l’une des têtes de l’hydre-manif, que c’est beau et pacifique, qu’il y a une pluie de carrés rouges. J’approche de Sherbrooke. Je les entends. Je les vois! Sont là! Guerosse gang! Wow! Sont beaux, souriants, enthousiastes, tout beurrés de rouge.

C’est con mais la première image qui me vient en tête en voyant la foule, c’est Pooyan, un jeu de NES. J’ai jamais pris part à une manifestation, mais j’ai joué au Nintendo en crisse. Mon cerveau est conditionné pour ça, on dirait. J’ai longtemps cru que Pooyan et ses amis étaient des moutons, mais en réalité ce sont des cochons. Qui doivent affronter le clan des loups pour retrouver Pooyan.

Au moment où j’approche de la foule de petits cochons joyeux, Luc Chicoine en sort, les bras dans les airs pour me signaler sa présence. Comme dans un firm! On se fait la bise et on commence à suivre le mouvement. L’ambiance est étrange, pré-orage de juin, mais très festive. Beaucoup de rouge dans la foule, de chants, de percussions, y’a même un ghettoblaster-fuck-truck qui roule pas loin de nous. On le dépasse un peu, question de s’entendre parler. Luc Chicoine a oublié sa cloche à vache. Argh! Luc Chicoine! Gimme more cowbell!

Bon, encore une fois, j’ai mal évalué la température, et je commence à avoir trop chaud. Je porte ma jupette de collégienne — pour la cause, bien entendu — mais j’ai eu l’idée d’enfiler les leggings « juste au cas ». Faut que je m’en débarrasse. Je me cache à moitié dans la cour des gros condos neufs sur Sherbrooke pour enlever mes leggings discrètement. Des agents de sécurité viennent nous voir parce qu’on a full genre pas le droit d’être là, mais c’est pas des flics, et ils comprennent vite que je voulais juste me déshabiller et non pas violer les chars des propriétaires de condo luxueux. Pendant que je lace mes bottines, on voit passer un monsieur avec un très grand chien hirsute. Un lévrier irlandais. J’avais jamais vu ça sauf dans tous les livres de chiens que j’empruntais à la bibliothèque quand j’étais jeune, et j’avais retenu que c’est la race qui a la taille moyenne la plus haute. Luc Chicoine dit « on dirait une créature de film d’horreur » mais moi je pense plutôt que « c’était la Bête du Gévaudan ».

On voit un meute de flics qui ont confisqué des bâtons aux petits cochons rouges. Ça ressemble bin gros aux bâtons qui servent à faire des pancartes. En tout cas. Je prends pas le risque d’aller questionner les flics, je veux pas me faire mordre par le mâle alpha. De l’autre côté de la rue, je vois une talle d’enfants qui nous regardent par la fenêtre, collés dans la vitre comme des plecostomus. C’est une garderie, toute vêtue de rouge. Luc Chicoine me dit que les enfants sont souvent à la fenêtre quand il y a une manifestation, mais vu l’ampleur de celle-ci, ils vont sûrement se tanner avant la fin. Bin non, jamais! Les enfants se tannent pas, ils peuvent regarder 60 fois le même maudit film poche, faque j’ai confiance qu’ils peuvent toffer huit heures de manif sans bâiller. Tchèque leurs yeux! Ils rient! C’est nos alliés!

Je reçois des petits sourires, et je comprends plus tard que c'est probablement à cause de ce qui est écrit sur ma camisole rouge : « Je supporte les esties de morveux sales puants. » Au coin Cherrier/Berri, je croise la soeur de Mathieu. Elle est là avec son chum et des amis. Je lui dis que Mathieu est déçu d’être trop malade pour manifester, mais que je l’ai amené avec moi : 

(Dessin d'Iris)
Il tombe des brins de pluie, mais ça démotive pas les petits cochons. « La pluie contre la hausse! La pluie contre la hausse! »

On est rendus au Vieux-Port, au boutte de la manif. Ça fait un énorme tapon de monde. Et dans cette masse de cochons rouges, je tombe par hasard sur Rose et Jonas. Les discours sont commencés, mais on comprend pas bien parce qu’on est trop loin, on se dit qu'on va les écouter sur YouTube, et puis ma vision commence à fucker un peu. Il y a un cercle flou dans mon champ de vision, et ça me gosse au point où j’ai de la misère à suivre la conversation avec Luc Chicoine.

Au début, c'était un tout petit cercle.


Tranquillement, le cercle est devenu plus grand et fatikant.

Je me dis que mon corps a peut-être besoin de calories mais que je suis trop fatiguée pour m’en rendre compte, alors je mange une barre Milange du randonneur. Ça passe pas. On s’assoit. On s’assoit, oui, mais on reste debout, parce qu’on est des osties, on est là pour être debout. Ah! Ma glycémie est peut-être trop basse! Je sors mon glucomètre pour tchèquer ça. Je suis pas diabétique, mais mon médecin m’a prescrit ce machin parce que j’ai tendance à faire de l’hypoglycémie. 6,1, c’est bin correct. Arf, c’est énervant, le cercle s’agrandit. Je vois quand même bien, mais ça m’inquiète pareil. C’est pas un symptôme de caillot cérébral, genre? ACV? Ou autre affection grave et urgente? Au moment où je me demande si je serai capable de rentrer chez moi à pieds, un visage familier passe devant moi. C’est Alex! Et il me reconnait! Alex, c’est un ancien collègue de travail, je l’ai connu en même temps que Simon Douville et Maxym Ringuette. Il étudie à l’Université Laval et je sais qu’il s’implique beaucoup dans le mouvement étudiant, alors je suis pas étonnée de le voir là. Mais quand même, le croiser par hasard dans une mer de (200 000?) personnes! Il doit courir pour attraper son bus pour rentrer à Québec. Il a pas dû me trouver bin dynamique… Bon! Le halo flou a disparu! OK, on poursuit la marche? Go! 

On est un petit groupe à marcher sur une Ste-Catherine encore piétonne. Je laisse Luc Chicoine me guider, je regarde à peine où on s’en va, je concentre me dernières barres d’énergie dans mes jambes. Au coin de St-Laurent et Ontario, je salue mon ami qui s’en va bravement travailler. Je sais qu’il est fatigué et stressé parce qu’il donne un séminaire le lendemain matin. Je lui envoie des bonnes vibes magiques de bonne humeur de joie de vivre. Je fais quelques pas et je me retrouve face à une madame, une Italienne aux cheveux blancs, qui regarde derrière moi avec inquiétude. « Sont tellement chiens… » Je suis pas certaine de savoir de qui elle parle. « Sont tellement chiens les policiers. Ils viennent d’embarquer deux personnes pour rien! » Elle secoue la tête. Je me retourne, trop tard, la voiture les a avalés. Je poursuis mon chemin. Sans musique dans mes oreilles, ça fait drôle, j’ai pas l’habitude de sortir sans mon bébéPod. Je peux mieux percevoir le calme qui reprend tranquillement sa place dans la ville. Sur Sherbrooke, je croise Marie-Chantal avec un ami. Han! Wow! Encore un beau hasard! Je lui montre mes photos.


Un pigeon qui s'est sacrifié contre la hausse.

Tête de mort, tête de mort CONTRE LA HAUSSE!

Fofy Caouette, la chatte de Choukri et Léa



Avant d’arriver chez moi, je passe devant chez Mathieu et je lui envoie des becs soufflés afin qu’il guérisse plus vite.

Rendue chez moi, je tire les rideaux et je m’écrase dans mon lit. Je suis crevée mais tellement bien. Le corps lourd, le coeur léger. Aujourd’hui, c’était ma fête et je l’ai célébrée avec 200 000 personnes qui le savaient pas.

samedi 4 décembre 2010

Ça va être bôôô!

Après des années de pauvreté, me voilà maintenant travailleuse à temps plein avec un salaire enfin décent. Parce que j'ai lâché les études, bien sûr. J'ai complété mon DEC, non sans une certaine amertume car il m'aura coûté beaucoup plus cher que je ne l'aurais cru et il ne m'est pas très utile en ce moment. J'espère fort que je pourrai commencer l'université avant mes 30 ans.
Bref, tout ça pour dire que même si j'ai des tas de dettes et de factures à payer, j'ai décidé de me payer un luxe : un traitement dentaire strictement esthétique. Esthétique donc pas forcément nécessaire et urgent. Vous savez ce que c'est, à trop se priver trop longtemps, on se retrouve à faire des dépenses pas très raisonnables dès que l'occasion de pointe le bout du museau. Puisque j'ai toujours détesté ma dentition ainsi que mon sourire un peu scrapé par un bête accident, j'ai décidé de me payer des facettes. Ma dentiste, la fameuse Dr Boubou, m'avait déjà proposé cette alternative à l'orthodontie, qui est franchement hors de mes moyens, et je me suis enfin décidé à dire "Oui, vas-y Dr Boubou!". Je sais qu'elle excelle aussi dans le travail esthétique alors je lui fais confiance pour me créer des facettes qui seront au moins assez réussies pour envoyer chier Mère Nature qui ne fait pas toujours les choses aussi bien qu'on le voudrait (je trouve que des fois on la surestime un peu, tsé). Mais avant de fabriquer ces facettes, mes dents doivent être d'un blanc optimal, ce qui m'oblige un peu à me payer en plus un traitement blanchissant. Au prix que tout ça va me coûter, je ne ferai pas les choses à moitié, et c'est pour ça que je commence ce processus pas un blanchiment au laser en clinique.
Ah, mais attends! C'est quoi ça? Non, pour vrai?
Dr Boubou me dit que ma gencive est inégale. Que lorsque que mes dents seront enfin plus droites, on verra que le reste jure. Parce qu'en ce moment, ma bouche est toute croche, mais "toute croche en harmonie". Mais elle me dit que c'est très simple à régler, qu'il suffit d'enlever quelques bouts de gencive.
Ah bon.
Donc, premier rendez-vous dentaire : gingivectomie AU LASER. Au LASER? Oué!

mercredi 12 mai 2010

Attention, le texte ci-dessous contient une scène de monstruations

On me demande parfois (parfois, là, pas "souvent", j'ai pas un si gros fanclub) pourquoi j'ai abandonné mon blogue. J'ai plein de bonnes raisons, les principales étant que ça ne me tentait plus, que Facebook me sert d'exutoire instantané pour partager des niaiseries, et que ma fin de session me demande une bonne dose d'énergie. Beaucoup de travaux, d'étude, d'examens, de préoccupations, de festivités et peu de sommeil et d'aliments nutritifs. Cette session, qui était définitivement de trop, se terminera officiellement dans une semaine. Mais puisque j'aime ça étirer le plaisir, je me paie le fun de faire un cours d'été de quatre (4!) semaines! Ça, c'est ma punition pour avoir alléger l'horaire de mes sessions passées afin de travailler plus (dans le temps où je croyais que c'était payant de travailler). Ensuite, j'enlève ma jupette de collégienne* (pas pour être tounue, non non, je la remplacerai par autre chose, je verrai rendue là) et je redeviens DROP OUT.
Aujourd'hui, je crois que la journée a duré plus de 24 heures (quelqu'un pourrait me le confirmer?). Je me suis levée à une heure inhumaine pour aller faire un examen terrible (bon, ok, c'était seulement une dissertation critique, mais qui dure 4h30 et mes mains ont perdu l'habitude d'écrire avec un crayon, d'ailleurs TOUS mes stylos m'ont lâchée aujourd'hui, c'était déprimant et j'avais l'impression de subir un complot, mais je remercie infiniment la gentille inconnue qui m'a prêté un stylo Frixion en échange de deux (2) Kleenex de marque concurrente, j'ai ainsi pu terminer mon texte dans la douleur, mais j'étais encore une fois la dernière à quitter la classe, quelle honte, en plus j'ai été forcée d'user de ma calligraphie de trisomique** pour gagner du temps (je vais sûrement perdre des points parce que c'est illisible)) puis j'ai fait brûler mon sac magique à trop vouloir brûler mes crampes monstruelles et je suis en train de me vider de mon sang comme jamais dans ma vie. Mais comme il paraît qu'une bonne saignée de temps à autre est tout à fait bénéfique, aujourd'hui je remercie Dieu d'être une femme. Amen.

De retour très bientôt avec des détails inutiles (et peut-être des photos) de ma fin de semaine amusante à Mourial.

*Il faudra d'ailleurs que je trouve un autre sous-titre pour ce blogue. J'avais pensé à "La nouvelle génération" pour rester dans la thématique Degrassi, mais ça marche juste pas. Hum.
**On m'a dit que j'ai une écriture "de gars", "illisible", "expressionniste(!)", "artistique", "affreuse" et, je vous le jure, "de trisomique". J'ai souvent de la difficulté à comprendre ma propre écriture... :(

mercredi 3 février 2010

Mes vacances sont terminées, et le plus long mois de l'année commence. Bon. Je dois m'injecter une bonne dose de courage et d'énergie (que je consomme sous forme de chocolat Lindt Madagascar, pour l'instant), car je débute officielle ma dernière session de cégep. "Y'était temps!!", me crieras-tu par la tête avec des zoeils de pas-content. Eh bien tu as raison, j'ai beaucoup trop glandé. Et j'en paie le prix (au moins j'avions eu du gros fonne malgré tout).
Je me dis que je devrai bientôt changer le sous-titre de mon blogue (référence à Degrassi, au cas où tu n'avais pas remarqué*). Mais je me dis surtout que je devrai me brancher sur un programme universitaire encore plus bientôt. Mon dilemme : faire des études sérieuses qui m'amèneront à faire un métier sérieux qui vient avec un salaire sérieux, ou faire des études tripantes qui vont me laisser beaucoup de dettes et pas nécessairement un ou des emplois payants? J'ai toujours penché pour le second option, mais j'ai un doute, là. Bon, avant que l'angoisse solide ne me morde à la gorge, je vais retourner étudier (pour vrai) et je penserai à mon avenir plus tard.

C'est plaaaaate, penser à son avenir. Surtout quand il faut être sérieux. Pff.


*Ouan, j'ai de belles références culturelles, han.

jeudi 24 décembre 2009

Faim de mois

État d'esprit d'hier : Alien et moi sommes fauchés. Ça va être Noël pis on s'en crisse. J'avais réussi à me convaincre que j'avais hâte cette année, pour faire changement, mais finalement je préférerais m'enterrer vivante ou hiberner jusqu'en juin. Mais ça ne sera pas possible car je n'ai pas réussi à accumuler une couche de graisse respectable.
J'ai faim. Je ramasse tout mon petit change et je pars à l'épicerie, avec les vides qui traînent dans la cuisine depuis si longtemps qu'elles font partie du mobilier. Je reviens avec une boîte de Fins au blé et deux patates (des rouges, je me sens wild). Alien me regarde. Regarde les patates. Me regarde.

Alien : DEUX patates!? Ouin, supersize me, han!
Sophy : Je sais, c'est presque de l'abus... Je suis pas certaine de manger les deux d'un coup, par contre. Kess t'en penses?
Alien : Moi je dis qu'on n'a qu'une vie à vivre : fais-en deux.
(Pff, je ne l'ai pas écouté, bien sûr.)

Bref, on fait dur, la vie est dure, mais je me console avec Trisomie 21 et Vu d'ici, de Mathieu Arsenault (j'aime çââh!).

Ce qui m'a sortie de ma léthargie, ce matin, c'est le cadeau que j'ai trouvé dans mon compte : le Gouvernement a décidé qu'aujourd'hui était une bonne journée pour donner aux étudiants leurs Prêts&Bouses. YÉ! Je peux enfin manger PLUSIEURS patates et payer mes comptes les plus douloureux!

Autre bonne nouvelle : j'ai terminé ma session! J'ai eu peur d'échouer un cours ou deux, mais je m'en sors. Même pour mon cours de gym [gim]! Ok, je fais baisser la moyenne avec ma note poche, mais AU MOINS, je passe et j'ai amélioré certaines aptitudes (suspension à la barre et chaise au mur, yeah!).
Mais la plusse meilleure bonne nouvelle : le retour de Polly dans ma vie. Allons, tous en choeur : AOOOOOOOOOOOOOON!! Elle a vécu des émotions fortes dès les premiers jours de son arrivée (rencontre traumatisante, blessure, visite chez le vet), mais au moment où je tape ces mots sur mon clavier déficient, Po frotte ses joues pleines de phéromones sur mes mains en ronronnant. Ça me rassure.

Photos cutes et anecdotes de chat à venir (ça t'étonne, han!).

dimanche 22 novembre 2009

Une si belle fin de session

Mon système immunitaire est trop cave pour tenir la garde encore trois semaines : je combats une grippe. Je n'ose pas trop me plaindre, car j'ai déjà vu pire comme virus. Je ne sais pas si j'ai attrapé [le fameux virus dont tout le monde est écoeuré d'entendre parler], car le gentil monsieur d'Info-Santé m'a dit que ça ne valait pas la peine de consulter un médecin à moins de sentir que je suis en train de crever de difficultés respiratoires.
Je respire bien. Je guéris. Mais j'ai des quintes de toux de vieille fumeuse dès que je me mets à rire (!), alors le coloc en profite pour tester sur humour douteux sur moi... Et ça marche.

Je fais tranquillement mon deuil de Chechou, même si elle me manque. Toutefois, une bonne nouvelle me console : Po va venir habiter avec nous! J'ai réussi à convaincre le coloc allergique avec des arguments incluants les mots aspirateurs, shampooings anti-allergies, H2zoo (merci Iris!), coloc préféré, etc. Anyway, ça n'a pas été très difficile de le persuader, il trouve que Po est le chat le plus cool du monde (ils ont déjà été colocs durant quelques mois). Je devrais être en mesure d'aller la chercher d'ici deux ou trois semaines. Pour l'instant, je fréquente beaucoup mes amis humains à l'allure féline, dont un adorable nouvel ami que je n'ai pas pu m'empêcher de surnommer Chechou Jr à cause d'une ressemble comportementale (devenir fous de bonheur et se tortiller dès qu'on leur gratte la tête). J'ai hâte aux vacances des Fêtes, j'ai prévu plein de choses excitantes comme : DORMIR (un de mes fantasmes du moment).

dimanche 4 octobre 2009

Douleur, fatigue, sommeil amoché. Rentrée scolaire. Dernière année au collège (je vais devoir changer le titre de mon blogue!), la présente session s'annonce relativement relax. J'ai tout de suite aimé mon prof de philosophie parce qu'il a utilisé le mot "FOURRER" dans son premier cours. Maxym fréquente maintenant mon collège. On est coloc de casier et on s'écrit des messages sur des post-it en forme de pénis qu'on colle sur la porte. On se trouve bin drôles.

Au tout début de la session, lors du test des capacités cardio-vasculaires dans le cadre de mon cours de gym, j'ai eu un résultat lamentable.
Le plus humiliant, c'est que c'est le prof qui m'a dit d'arrêter... Il ne voulait pas que je meurs dans son cours. Ça devait paraître dans ma face que j'allais peut-être mourir si je continuais à essayer d'avoir un résultat respectable. Ainsi, je suis devenue officiellement la plus poche du groupe. Mes résultats ne sont même pas assez élevés pour atteindre la première catégorie de pochetude. Au moins, j'ai réussi à atteindre le niveau "faible" dans le test de flexibilité (wow!) et, *roulement de tambour*, je suis "supérieure à la moyenne" pour le test de suspension. Je ne pensais même pas être douée pour me suspendre! Évidemment, la raison de cette surprenante capacité est mon absolue maîtrise du GRAVITRON.
D'ailleurs, ce Gravitron ne fait plus peur. Nos duels sont presque devenus des jeux pour moi. Maintenant, mon ennemi du gym, c'est le Papillon de la Muerte. C'est un instrument de torture qui est supposé m'aider à développer les morceaux de viande qui servent à faire des push-up. Et comme j'ai l'intention d'obtenir de bons résultats en fin de session (et d'être plus forte que jamais), j'ai intérêt à souffrir sur cette machine terrible durant les prochaines semaines. Mais j'ai pas peur de rien, parce que j'ai L'OEIL DU TIGRE!!!
*
La semaine dernière, j'ai transformé le salon de ma sœur en studio de tournage pour tout un après-midi. En revenant de l'école, mon neveu préféré semblait légèrement intimidé par l'équipement imposant. Il est demeuré sage comme un sage durant tout le tournage, n'a émis aucun son. Plus tard dans la soirée, alors qu'il ne reste plus que ma sœur, son fils et moi, et que les spots, trépieds, et la caméra sont rangés, j'offre à l'enfant de l'aider à étudier. Il est en 4e année, et sa leçon du jour c'est d'épeler des mots. Je commence à lire la liste qu'il me tend, tous des mots reliés au domaine du jardinage (!). Il est bon! Meilleur que la moyenne des collégiens que je côtoie. Mais, oh! Il se trompe d'une lettre dans un mot!

Moi : Oh, tu as fait une petite erreur ici... Je répète... rhododendron*, prise deux.
Le neveu : ACTION!

Ah, le p'tit vite. Il se tenait bien tranquille dans son coin, mais il nous écoutait attentivement. Et il apprend vite!

*"Rhododendron" n'était pas vraiment dans la liste, c'est juste un exemple qui me vient en tête. Anyway, je suis sûre que mon neveu sait épeler "rhododendron".

lundi 11 mai 2009

Ça sent la fin

Le coloc veut qu'on fasse notre Top 100 Meilleurs albums à vie. J'ai dit oui, mais je regrette quasiment. C'est pas facile, choisir! Anyway, c'est loin d'être mon premier soucis. Il me reste trois jours d'examens (et mon animation Flash en espagnol...) et je pourrai enfin me considérer comme une étudiante en vacances d'été. Bien sûr, je vais travailler, mais ce sera un travail assez légume pour que je puisse mettre mon cerveau à off un moment, et je pourrai (je l'espère) lire durant les moments morts au bureau.
Par contre, les trois prochains jours seront les plus tough, car je dors très peu et je crains de ne pas survivre à ma dissertation de quatre heures. À 8ham, je suis beaucoup trop zombie pour être efficace. Je vais faire ce que je peux, mais je sens que mon statut d'étudiante modèle est encore très fragile. On verra bien ce que je pourrai encore extraire comme jus de cerveau.
Pour le moment, je suis heureuse parce que j'écoute du Violent Femmes et le dernier Sonic Youth (que j'aime) et je me plie en deux à lire les circulaires de quincaillerie avec Alyn (c'est mourrant de rire, essayez!). Ensuite, vous aurez la chance de découvrir ce que mon coloc et moi aimons comme musique. Mais non, vous ne vous en câlissez pas tant que ça, voyons.
À bientôt, chers.

mardi 5 mai 2009

Ministry, lycoses et bonheur de fin de session

Il est 7ham. J’écoute l’album Psalm 69 de Ministry. Alyn et ses cheveux bleu-vert-gris-mauve arrivent et me demandent “Tu ne peux pas faire comme tout le monde et écouter Christiane Charrette, le matin?” “Non. Pas de Christiane Charrue. Le matin, c’est trop agressant.”
*
Hier soir, le fameux coloc m’a fait remarquer que je ne sais pas compter en chiffres romains, alors j’apporte les corrections. Il m’a aussi fait remarquer qu’il nous manque une autre araignée. On a cru qu’Adrian XVII l’aurions probablement mangée (elle avait l’air trop heureuse de vivre et ça, c’est toujours suspect), mais je crois l’avoir retrouvée (et capturée, gnac gnac gnac!), à moins que ce ne soit une toute nouvelle araignée.
J’espère au moins que nos araignées, résidentes permanentes, vont s’occuper des fourmis géantes estivales. Sur quelle équipe pariez-vous?
*
Mon bonheur de la semaine : j’ai un sursis pour effectuer mon travail sur Flash, la date de remise est la semaine prochaine, finalement. Ouf. PARTY TIIIIIIIIIIIIIME!!!
(Bin non. Je vais étudier. Travailler. Dormir. C’est tout ce que je mérite.)

dimanche 3 mai 2009

Flash

Je me fais chier sur un travail de fin de session. Je dois faire une animation avec Flash et je suis pourrie avec ce logiciel. La seule version pour Mac que j'ai trouvée est en espagnol... Et je suis encore plus pourrie en espagnol qu'avec Flash. Comme je viens de réaliser que je dois remettre ce travail cette semaine, alors que je croyais que la date de remise était la semaine suivante, je me sens doublement nulle. Heureusement, SymonDou va me dépanner avec sa version de Flash en franfais (merci!!), mais en attendant, j'essaie de faire ce que je peux à l'aide du fabuleux outil de traduction Babel Fish.
Je ne suis pas si nulle, je sais bien que plusieurs mots sont évidents à deviner, mais je ne prends pas de risque et cas de doute, je traduis. Un exemple? "Ejecutar comandos". Bon, spontanément, c'est simple, comme n'importe quel francophone je pense à "éjaculer sur commande" (et ça, on sait qu'il y en a qui sont bons là-dedans), mais Babel Fish me traduit ça par : "exécuter des commandos". Heille, wooo! Je veux seulement faire une animation suuuper simple, question de passer ce cours maudit! Ayoye...
Je suis en train de peser le pour et le contre, à savoir si ça vaut la peine que je fasse ce travail. Peut-être ferais-je mieux d'accepter, sereinement (ou pas), d'échouer un cours pour la première fois. Ça m'enlèverais un poids et me laisserais plus d'heures de sommeil, si précieuses en cette fin de session toute pleine d'examens (et de festivités).

lundi 27 avril 2009

Des roux des roux des roux

Comment demeurer insensible à une marque d'amitié aussi touchante?
Malheureusement pour moi (et pour le prof qui corrige mes travaux), je devais remettre ce devoir scolaire d'école la semaine dernière, alors je me suis contentée de roux beaucoup plus fades que ceux-là.
'nique, je te remercie du fond de mon coeur.

dimanche 1 mars 2009

Je sais bien que le temps des Fêtes est loin derrière nous. Que je n'ai pas enlevé les lumières multi-couleurs de mon fessier (blanc comme l'hiver éternel). Que j'écris de moins en moins, même si je n'ai pas moins d'anecdotes insignifiantes à raconter ici.
C'est simplement par paresse et manque d'intérêt, je vous l'avoue.
Je m'enfonce dans des problèmes de survie vitale. Je dors moins, je mange moins, je ris moins. Je dois toutefois continuer à travailler et faire honneur à ma réputation d'étudiante modèle. Eh bien j'ai une triste nouvelle à vous apprendre.
Assis-toé, ça sera pas facile. (Oui, maintenant je te tutoie, parce que je trouve que ça devient pas mal intime, là.)
...
JE NE SUIS PLUS UNE ÉTUDIANTE MODÈLE.
Oh non. J'ai commencé à m'absenter en classe dès la première semaine (quelle horreur!), je remets presque tous mes travaux en retard (ah, vilaine!), et, attention, t'es bien assis, là? j'ai eu mon premier C+ (trois flacons d'Effexor®, svp!) de toute ma carrière de collégienne.
Bon. C'est bien triste, ça me fait de la peine (à toi aussi, j'en suis sûre), mais ce n'est pas mon premier soucis.
Oh non. Je dois d'abord régler mes problèmes monétaires d'argent.
Pour payer le loyer, les comptes qui pleurent de douleur, le dentiste, Visa, Mastercard, toi, toi, et toi. Ensuite, manger des bonnes choses pleines de vitamines et de calories pour chasser mon teint gris et couvrir un peu plus mon squelette. (Et je dois aussi m'acheter un nouveau tube de mascara très bientôt. Parce que le mascara, c'est la base de mon maquillage, c'est ce qui fait ma face. Pus de mascara=pus de face. Le but, c'est de faire encore plus de vent que Maxym Ringuette™ et ses méga-cils en ailes de chauve-souris.*)
Tantôt, en allant chercher mon Yasmin® à la pharmacie, prise au dépourvue du fond de ma sacoche vide et totalement désespérée, j'ai menacé ma pharmacienne : "DONNEZ-MOI DES PILULES OU J'OVULE!!"
Mais non. Tu commences à me connaître, tu sais que je n'aurais pas pu faire ça. Je demeure toujours polie avec ma pharmacienne.
Je vais maintenant tenter d'en faire autant avec tous les gens qui me sont chers, malgré mon humeur de [place ici un mot pas beau de ton choix]. Je vous remercie pour votre patience et votre présence réelle et/ou virtuelle.

*Oui, j'ai réussi à plugger le p'tit criss encore une fois!

mercredi 12 novembre 2008

J'ai un peu laissé tomber la poussière ici dernièrement (ce qui n'est pas si grave, au fond). Cours, devoirs, travail, déménagement dans mon nouveau bunker, entraînement physique intense, collection d'araignées et, surtout, interruption de mes services d'Internet et de téléphone pendant SIX JOURS*! J'en suis encore ébranlée. Heureusement, les choses se replacent et je peux reprendre ma vie virtuelle si excitante.
Ce soir, alors que je tentais de faire mes travaux scolaires, je me suis laissée totalement déconcentrer par des amis dibiles.
Entre autres, un joli message de Vidoc, apporté par un adorable lapin rose qui marche au bord de la rivière du Gouffre, à St-Urbain.

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Merci à Maxym Ringuette™ pour la référence et les gentils messages vulgaires.
Merci à mes amis dibiles pour l’attention et l’amour.

*Trouvez le mensonge caché dans la phrase. C'est même pas drôle.

dimanche 25 mai 2008

J’ai des amis qui me veulent du bien. Comme je ne fréquenterai pas de gym cet été (strictement pour des raisons financières), une copine de classe m’a donné une carte d’accès gratuit à son gym, valide pour une semaine complète. Aussi, un autre ami (appelons-le Jeune-Franfois puisqu’il est jeune et porte le Franfois dans son nom) me prête des petits poids pour que je continuze de développer mes bras dangereusement. Ce que je viens de faire à l’instant (dis-je en m’épongeant le front), en plus de quelques push-ups. Les push-ups, c’est franchement ennuyants. Mais ça permet de constater de près la salubrité du bunker.
Le Jeune-Franfois, c’est mon ami collégien que je vois le plus souvent. On regarde des films ensemble. J’ai souvent tenté de le traumatiser avec des Jesus Franco, mais il s’en sort toujours. La dernière fois, c’était avec Psycho. Il voulait trop que je revoie ce classique, alors j’ai dit oui. Après le générique, il me dit en secouant la tête (il secoue souvent sa tête) : « So, quand j’ai vu ce chef-d’œuvre ya kek mois, j’étais abasourdi d’admiration. Mais là, avec toi, j’ai fucking ri tout le long! » Je ne voulais pas me moquer de Psycho. Je n’ai rien dit contre en le regardant. Seulement, je trouve que le jeu des acteurs est drôle. C’était amusant à voir, et on a passé une bonne soirée. Une semaine plus tard, on se « chicanait » parce qu’il voulait écouter The Wall (qu’on a tous les deux vu plusieurs fois), alors qu’on a un paquet de films à voir. Finalement, j’ai eu recours à l’aide d’Evlyn. Elle m’a parlé de cette loi fort intéressante : « Article 23 : Deux individus se réunissant pour visionner un film doivent être en mesure de vivre une expérience télévisuelle inédite. […] Toute dérogation à cet article risque d'entraîner l'ennui chez l'un des individus. […] Selon l'article 44, ligne 7: un individu est toujours en droit de ne pas s'ennuyer. […]Mais, il pourrait contourner l'article s'il avait une version remixée de The Wall que tu n'aurais jamais vu. »

Je ne sais pas d’où ça sort, mais je me donne le droit de m’en servir contre Jeune-Franfois.
Finalement, à force de papoter et de regarder des TuTubes, on n’a pas regardé de film.

vendredi 9 mai 2008

Ce matin, j’ai reçu un appel de Dieu. J’avais mon manteau sur le dos, je m’apprêtais à sortir pou prendre l’autobus, et le téléphone a sonné. Rares sont les gens qui m’appellent à une heure pareille (7hAM, c’est pas une heure pour être debout). Et comme Dieu contacte les humains via des messagers, cette fois, il a choisi le robot du collège. Qui m’annonce que mon cours est annulé. Joie immense. Je décide que je mérite de retourner au lit, puisque j’avais l’impression que je venais juste de me coucher (ce qui est un peu vrai), mais j’ai reçu un email du prof (messager du Yâhbe) spécifiant qu’on devait quand même remettre notre travail ce matin. Damn.
Ça nous a pris une heure pour finaliser et imprimer ce foutu travail. Maintenant que c’est chose faite, je retourne me coucher, l’esprit en paix.
Merci à ‘nique pour sa supervision top gun professionnelle.

jeudi 8 mai 2008

Déception

Le Rocky en moi était caché loin aujourd'hui. Ma flexibilité est meilleure que je pensais, ainsi que mes morceaux qui servent à ne pas tomber par terre quand je suis en position de chaise humaine (c’est pas beau, ça, voir du monde forcer, assis contre un mur, la face rouge et veineuse). Par contre, pour les redressements assis et flexions des bras, je suis plus mauvaise qu’en début de session (hein?!). C’est un peu déprimant, après tout ce temps passer en salle (ça pue, là-bas), je pensais pouvoir péter des briques avec mes mains et lever des chars. Je vais mettre ça sur le dos de la fatigue, encore. Et c’est sûrement à cause de la fatigue, aussi, si je n’arrive plus à composer des textes urgents à remettre là là là.
J’ai pourtant tenté de dormir en revenant de mes cours. Mais j’ai été GROSSIÈREMENT dérangée par un monstre. Je dois me coucher, à demain pour l’histoire du monstre.

Ça ne vaut pas la peine de s’exciter, je n’essaie de créer de suspens : c’est juste une anecdote de no-life. :)

mercredi 7 mai 2008

Sophie is Stronger

Demain, à l’école, je vais subir des tests pour évaluer ma condition musculaire. Comme un de mes principaux buts de la session était de devenir aussi (ou plus) forte que Rocky, je suis fébrile à l’idée de constater les résultats concrets de mes séances d’entraînement intense. Au dernier cours, j’ai testé ma flexibilité, et je me suis améliorée de 2 cm! J’étais pas mal fière, mais le prof m’a dit de ne pas compter sur ça pour me faire des points, parce que je suis encore sous la norme. Je trouve cela injuste, car les autres étudiants sont presque tous plus jeunes que moi, donc leur corps est beaucoup plus neuf, mou, flexible et abusable. [Soupire] J’espère au moins avoir quelques notes de tronche pour mes autres cours. Toutefois, je ne me fais pas trop d’attentes, parce que j’ai été moins performante que cet automne. Mais j’aimerais quand même avoir UNE note extra, juste pour appeler Patrick et me vanter durant cinq minutes!
Bon. Il me reste quatre heures de sommeil. Le minimum pour être fonctionnelle. Pourtant, je ne m’endors pas. Je devrais peut-être boire de la tisane au lieu de 7Up à mégadoses de sucre.

dimanche 4 mai 2008

The Kills

Je tenais à me payer un petit trip à Mourial pour aller voir le show des Kills ce soir, même si je suis à court d’argent. Je me disais que je le méritais (« Parce que je le vaux bien »), que ce serait ma récompense de fin de session, une façon de me féliciter moi-même pour mon retour aux études. Mais bon, je vais me trouver une autre façon se festoyer, car je manque le show, là. J’ai laissé tomber l’idée pour des raisons très plates, en constatant que mon budget est pire que je veux bien me le faire croire. Et parce qu’il me reste des travaux à faire. Beeeuuurk.
Il paraît que VV, la chanteuse, passe son temps à vomir durant les shows (entre les chansons, j’ose espérer), ce qui m’a fait dire, spontanément « Je veux voir vomir VV! ». Ça fait beaucoup de « v » dans une phrase, quand même. […]
Je vis, en ce moment même, ma punition pour mon manque de débrouillardise financière (et ma mauvaise organisation du temps). Ça m’apprendra.
Pour une fois, je mets un Tutube ici :

The Kills - Love Is A Deserter


Ah, pis un autre! :D

The Kills - Fried My Little Brain