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vendredi 13 septembre 2013

La fois où j'ai roulé en Bixi

J’étais en train de tchatter avec ma belle brume quand t’à coup j’entends des hurlements de démons dans la ruelle — des chats, on s’habitue presque. Mia arrive au galop, breake sec devant moi, me fixe de ses grands yeux noirs, et me lâche un petit « miau? » comme si j’étais supposée savoir quoi lui répondre. Tute poffée. Elle perd pas de temps à me questionner pis elle s'en va tussuite voir à la fenêtre de la chambre pour comprendre qu’est-cé qui se passe dehors. Quatre, cinq secondes. Mia repart vers la cuisine, grimpe sur le rebord de la fenêtre. Petits miaux anxieux. Elle court à la fenêtre de sa chambre, je l’entends, pou-doum, puis elle revient dans la chambre de Mathieu, pour surveiller par la fenêtre. Elle dépoffe tranquillement…

Ça l’a occupée pendant plusieurs minutes. Ça m’a aussi divertie, je l’avoue. Mais là, je pouvais pas trop niaiser, fallait que je fasse un aller-retour chez moi. Ce qui veut dire interrompre mes activités importantes pendant une heure. Sauf si je voyage en Bixi. Hum. Est-ce que je suis game?

Avant de déménager à Kingston, Frédéric m’a légué sa clé de Bixi. Il reste encore plusieurs semaines de belle sphate sur laquelle rouler, il faut bien que j’en profite. L’affaire, c’est que j’ai peur de faire du bécique à Montréal. Et je suis limite dangereuse. J’ai peur de me faire fesser par un char, peur de faire une collision avec un autre cycliste en sens inverse, peur de passer sur une rouge sans m’en rendre compte, peur de glisser sur une pelure de banane. Je me sens pas safe sur un bécique à Montréal. Vraiment pas à l’aise. D’un côté, il y a moi, et à l’autre bout du spectre, il y a Ranger. J’aimerais ça arriver à me situer presque au milieu, juste pour dire que je peux considérer que c’est une bonne idée de me déplacer à vélo au moins une ou deux fois par semaine. Pis là, c’est le temps de m’exercer.

Je pars pis je me trouve un Bixi. Je prends le premier du bord. Avant de le sortir de son box, je me rappelle que Mathieu m’avait recommandée de vérifier les pneus. Je les tâte. Euh, ça me semble être, euh, de bons pneus. Je libère mon Bixi (ça commence bien, continue comme ço!), je réussis à ajuster le siège (yé!), pis je pars. Doucement. Pas vite. Je sors ma vision périphérique, j’ouvre grand mes oreilles, pis j’atteins la piste cyclable sur Rachel (une étape de faite! High five!). Rachel. Arque. La seule fois où j’ai fait du vélo à Montréal, c’est l’été dernier, pis j’étais passée drette là. Cette fois, c’est pire, parce que je suis toute seule, y a pas Mathieu qui me surveille en riant. Je suis sûre que ça paraît que je suis tendue. Les mains sur les freins, je roule en pépère, je regarde partout en même temps, j’ai peur qu’un char passe sur une rouge ou oublie son stop et me ramasse violemment, je suis tute poffée, j’ai hâte d’avoir franchi cette zone. Huuuuh…

J’ai survécu. Tout s’est bien passé, je suis rentrée chez moi, j’ai flatté Po pis j’ai ramassé mes cossins. Mais pour le retour, j’ai préféré marcher. Trop fatiguée pour être assez attentive pour rouler.

En route vers la picerie avec Mathieu. 

— Ça a l’air de rien, mais depuis que je passe mes journées à courir dans tous les sens, je me mets en forme!
— Aon, c’est bien.
— Reste juste à m’inscrire au gym pour devenir FORTE.
— Pourquoi devenir fort quand on a des ROBOTS? Ça sert pus à rien d’être fort.
— Bin là. Je veux pas que ce soit un robot qui clanche Jean-Philippe au bras de fer. Je veux le battre avec MA force!
— Pourtant, ça serait pas mal plus l’fonne avec un robot…
— Oui, OK, t’as raison. Ça serait très cool de voir un robot contre Darnziak. Hi hi hi…


Je veux quand même aller au gym. Parce que je veux casser des noix avec mes fesses.

Je sais pas comment finir cette note de blogue. Toute cette activité physique m'a épuisée, mes yeux ferment tout seul. Rockyfication, étape 1. Yeah.

vendredi 10 août 2012

Po a l'a raison

Cette nuit, j’étais un peu découragée parce que Po souffrait encore, et j’ai eu l’idée d’écrire à Mathieu pour lui faire part de ma peine. C’est que, au moment où j’allais m’endormir, vers les 5 heures du matin, Po s’est mise à miauler. Depuis le temps que je vis avec, je commence à comprendre un peu ses vocalises — quoi que ce serait tellement plus simple si on utilisait le même langage elle et moi — et ceux-là n’étaient pas du type « Heille Sophy, me semble ça s’rait l’fonne de jouer. HAN SOPHY? VIENS DONC JOUER À’ TAYE. COME OOOON. Sophy? Sophy! Niaise pas! » mais ils étaient plutôt, et je m’excuse d’avance de prétendre traduire Po, dans le genre : « Sophyyyyyy! Kessé ça, encore? Ça fait maaaaaal! Ch’tannée! Pourquoi ça fait mal? Sophyyyyy! » Des miaulements de peur et de douleur, le souffle court. Po est tannée, là. Je la flatte doucement, je lui parle sur un ton rassurant. Et je la suis au pas pour ramasser chaque goutte de peupi. Et son gros renvou. Je dois reconnaître qu'elle est vraiment créative dans son choix de litières improvisées : sur mon sac à dos, dans la boîte à recyclage, sur un sac à poubelle, (tentative) sur mon appareil photo, dans la douche (ç’a au moins l’avantage d’être facile à nettoyer), un peu n’importe où sur le plancher, et dans mon lit. Ça, c’est le moins l’fonne. [J’ai un message important pour toi, chers lecteurs et lectrices, juste au cas que : Un chat qui fait une cystite a le droit d’être malpropre, il faut jamais le chicaner pour ça. Considère que ça dépasse la sagesse des biscuits chinois.] Au moins, c’était juste une goutte ou deux à chaque fois. Et puis elle faisait quand même l’effort d’aller à sa litière près d’une fois sur deux, même si dans sa tête de chat, c’est peut-être la litière qui lui semble responsable de sa douleur. Pauvre Popo. Je me sentais tellement impuissante. Et je me suis encore mise à penser aux mères et aux pères qui veillent sur leur enfant malade — est-ce que j’ai le droit de faire ça? De comparer un animal non humain avec un enfant humain? Puis-je? Je le fais pareil, kin — et j’ai compris que je serais une mère inquiète, une mère qui pleure avec son enfant qui pleure lui-même, un mère qui trouve ça profondément injuste de voir souffrir son enfant qui comprend pas sa douleur. J’ai déjà dit ici que j’allais jamais me reproduire, han? Bin là je le dis.

Vers huit heures, Po a fini par s’endormir sur les serviettes que j’avais placées sur mon lit.

Je me suis réveillée vers quinze heures, tute fourrée dans mon horaire, et j’ai vu que Mathieu avait répondu à mon email de désespoir. Il me rassurait en disant que Po allait tranquillement aller mieux, qu’elle a demandé de l’aide quand elle était malade, qu’elle m’a fait confiance même quand j’ai sorti sa cage de transport qui fait peur, et que maintenant elle va guérir à son rythme. « 1- Aller chercher de l’aide; 2- Ensuite y aller à son rythme; 3- Éléphanteau un, éléphanteau deux. » Me revoilà tutémue. Full emo. « J’espère aussi que tu laisseras Po t’enseigner sa leçon de vie sur comment se soigner en trois étapes quand on va pas bien. » Oh oui, clairement. Po est inspirante. Pis toi aussi, Mathieu. OK, je vais faire comme Po. Et regarder des vidéos d’éléphanteaux. Et sacrer une volée aux intrus.

Bon, je vais aller me chercher des penules à la pharmacie, en essayant de pas être trop cynique avec ça.

Bonus : Une vidéo où il se passe rien. À part une Po qui ronronne et ma main qui bouge.

samedi 4 août 2012

Trente-quatre degrés le soir


Il est 20:18, la cigale chante encore. OK M. Cigale, message reçu, je sors pas. J’évite la chaleur, ces temps-ci. Je pensais jamais que ça m’arriverait, moi qui suis une créature d’été, qui meurs toujours un petit peu à chaque hiver, eh bien maintenant je supporte pas d’être moindrement incommodée par la chaleur. Je supporte pus grand chose, en fait. D’où mon besoin de rockyfication. 

Ce soir, il y a un Cabaret de la pègre au Bistro de Paris. Avec les plus beaux poètes de mon monde. Mes préférés sur la liste (parce que les deux autres je les connais pas, mais ils sont peut-être extra) : Erika Soucy, Pascal Angelo Fioramore, Sébastien Dulude, Marie-Ève Comtois, Vickie Gendreau, Mathieu Arsenault. Je les aime en tant que poètes et en tant que personnes humaines. La première fois que j’ai assisté à une de ces soirées de poésie, la place était bondée alors j’étais assise sur la distributrice à pinotes, à proximité de mon adorabe Fredoune qui me disait sans arrêt : « Hamah, hamah, hhhhhamah. » Et j’ai eu autant de fonne la fois d’après. Ce soir, la liste des poètes invités est juste magnifique. Je sais que je vais le regretter de manquer ça. Mais c’est encore impossible pour moi de sortir, et de côtoyer d’autres humains, même les gens que j’adore et qui me font du bien. Dès que je serai réparée, je retrouverai ma liberté. Et je rapporterai à la bibli mes livres en retard, promis.

Hier soir, j’ai fait l’épicerie et j’étais fière d’avoir réussi ma mission. Mais j’avais un peu honte d’être fière de ça. J’veux dire, je pensais pas que j’allais un jour me retrouver dans un tel état que juste sortir de chez moi ça me demande une méga dose de courage et de volonté. C’est con, mais c’est ça. Oui, c’est ça.

Avant de se rendre au Bistro, Mathieu m’a tweeté ça : « Bonne soirée aussi. Si jamais t’as une éclaircie, on va t’accueillir et te faire sentir bien! » Ça m’a émue — faut dire que j’écoutais le Sigur Ros que Darnziak m’avait envoyé, additionné à mon hypersensibilité bizarre des derniers jours — puis je me suis sentie cheap de pas pouvoir lui répondre OK J’ARRIVE! Que ma réaction ne soit pas à la hauteur du bien qu’il me fait.

Une autre pelletée dans mon truck Culpabilité.


Oh, M. Cigale, t'as cessé de cymbaliser? OK, c'est bon, je vais me risquer pour un touptit tour à l'extérieur.

dimanche 29 juillet 2012

Now I'm back on my feet

J’ai dit à Patrick je suis pas capable de downloader la trame sonore de Rocky III, faut que tu m’aides. Il m’a envoyé le lien, ça s’est fait en trois minutes, j’ai sacré ça dans mon bébéPod rose, puis je suis partie avec une bouteille d’eau et un Milange du randonneur au fuckolat pour toffer la ronne. J’ai commencé par me rendre au guichet automatique pour retirer l’argent du loyer. Y’avait pas de file, ça s’est fait super rapidement, full fafa, ensuite je suis sortie pour me rendre à la pharmacie d’à-côté. Je suis allée au laboratoire, il y avait deux madames qui semblaient attendre leurs penules, moi je suis allée voir le pharmacien ou l’assistant-pharmacien pour lui demander une boîte de Gravol — c’est fini le temps où on pouvait se droguer au Gravol full facile parce que c’était en vente libre sur les étagères — il m’a dit « on va vous appeler quand ça va être prêt » alors je restais près, je voulais pas perdre mon tour. Mais comme c’est souvent long servir les gens, parce qu’il faut leur expliquer comment prendre leurs penules sans se tuer, j’en ai profité pour aller me chercher des patchs, parce que ça m’arrive, parfois, d’avoir des monstruations de femme, puis je suis allée m’assoir dans la section patience. Je suis super patiente, normalement ça me dérange même pas d’être dans une longue file à picerie avec un vieux monsieur à l’autre bout qui sélectionne soigneusement chaque gratteux qu’il achète, mais cette fois c’était différent, je voulais pas attendre, je pouvais pas. Je lisais des fiches maladies pour me divertir, pour pas penser aux étourdissements, mais il m’a semblé que la lecture ne m’aidait pas à me sentir moins étourdie, alors j’ai remis la fiche sur le porte-fiche, pis là j’ai commencé à filer encore plus mal, pis je me suis dit fuck it, je reviendrai plus tard quand il y aura moins de monde, j’ai remis les patchs sur l’étagère à patchs et je me suis dirigée vers la sortie, et soudainement j’ai commencé à me sentir un peu mieux. Moins de vertiges. Meilleure respiration. Aon. OK, je vais attendre encore un peu. Je suis retournée dans la section patience, je regardais les vitamines, je cherchais ma marque parce qu’il faudrait que je m’en rachète bientôt pour me rockyfier le corps, ensuite je suis allée voir la section des attèles, pour rien, et AON, c’est ça qu’il me faut, ce cossin laitte pourrait m’aider pour mon maudit canal carpien pas content, des fois ça fait tellement mal que je dois prendre un break d’écriture et ça me frustre. « Sophy… ? » C’est moi! Le pharmacien a enfin dit mon nom — tu pensais quand même pas que j’allais faire dire au pharmacien « Lora Zepam? », han? — m’a demandé « vous êtes connue pour ça? » (hein?) j’ai dit oui, c’est écrit à mon dossier que je suis junkie au Gravol. Non j’ai pas la cartèwmaël, merci, bonne journée, bye, baille baille baille.

Je suis retournée chez moi pour dropper les roupies dans mon coffre fort et mes Gravol sur mon lit, j’ai flatté Po sur la tête et je suis ressortie dehors. OUÉ. Ça fait exactement une semaine que je suis pas sortie, alors là, là, je suis rendue là : être dehors, m’éloigner de chez moi, et bouger. Je vais suivre les conseils de Peupa Darnziak qui m’a dit ce matin : « Après beaucoup de mouvements, le corps est plein d’endorphines (je suppose, entk quekchose qui détend) et l’esprit aussi devient beaucoup, BEAUCOUP plus calme. […] Tu es un peu comme moi, tu as tendance à oublier que tu as un corps. Bref, ROCKYFIE-TOI! »

Oui papa!

Ça fait longtemps que je dis ça, mais là j’ai atteint le stade où je DOIS me rockyfier. Astheure, appelez-moi Srocky. Avant de me coucher, je me suis laissé une note à moi-même dans mon carnet : 

Coïncidence : Au moment où j'écrivais ça, Mathieu s'endormait sur Rocky III, chez lui.

Bon, OK, go, une tite marche. Je suis un peu ankylosée, mais ça va aller, je vais commencer raisonnablement. Je bois beaucoup afin que mon cerveau demeure bien juteux — ça diminue les risques de bogues — et de mieux résister à la chaleur. Ça va bien, y’a pas trop de trafic humain par où je passe, les oiseaux chantent juste et les cigales faussent bien. Je me sens un peu plus légère, mais je veux pas savoir combien je pèse sur la balance. Sur Fabre, y’a même des lions — tsé des lions d’entrée de luxe? — qui m’encouragent en secouant des drapeaux carrés rouges, je dis aux lions je suis pas étudiante, mais c’est pas grave, merci! Go go les lions! « Go Srocky! » Merci! Je prends une tite shot d’eau pis je continue mon chemin, en faisant un détour, même, question de rallonger mon trajet. Je me sens confiante, je suis pas encore pleine de force, mais j’ai pas de malaise, pus d’étourdissements ni de nausée. Yeah. Heille, mon quartier est beau. Mais. Arque. Mourial, je t’aime. Mais crisse que tu pues de la djeule, des fois. Ti problème de reflux? En tout cas. Pas grave. J’endure. Je me rockyfie, tsé.

Je suis rentrée chez moi avec la musique de Punch Out dans mes oreilles (thématique, han). J’ai gagné le premier round.


dimanche 4 octobre 2009

Douleur, fatigue, sommeil amoché. Rentrée scolaire. Dernière année au collège (je vais devoir changer le titre de mon blogue!), la présente session s'annonce relativement relax. J'ai tout de suite aimé mon prof de philosophie parce qu'il a utilisé le mot "FOURRER" dans son premier cours. Maxym fréquente maintenant mon collège. On est coloc de casier et on s'écrit des messages sur des post-it en forme de pénis qu'on colle sur la porte. On se trouve bin drôles.

Au tout début de la session, lors du test des capacités cardio-vasculaires dans le cadre de mon cours de gym, j'ai eu un résultat lamentable.
Le plus humiliant, c'est que c'est le prof qui m'a dit d'arrêter... Il ne voulait pas que je meurs dans son cours. Ça devait paraître dans ma face que j'allais peut-être mourir si je continuais à essayer d'avoir un résultat respectable. Ainsi, je suis devenue officiellement la plus poche du groupe. Mes résultats ne sont même pas assez élevés pour atteindre la première catégorie de pochetude. Au moins, j'ai réussi à atteindre le niveau "faible" dans le test de flexibilité (wow!) et, *roulement de tambour*, je suis "supérieure à la moyenne" pour le test de suspension. Je ne pensais même pas être douée pour me suspendre! Évidemment, la raison de cette surprenante capacité est mon absolue maîtrise du GRAVITRON.
D'ailleurs, ce Gravitron ne fait plus peur. Nos duels sont presque devenus des jeux pour moi. Maintenant, mon ennemi du gym, c'est le Papillon de la Muerte. C'est un instrument de torture qui est supposé m'aider à développer les morceaux de viande qui servent à faire des push-up. Et comme j'ai l'intention d'obtenir de bons résultats en fin de session (et d'être plus forte que jamais), j'ai intérêt à souffrir sur cette machine terrible durant les prochaines semaines. Mais j'ai pas peur de rien, parce que j'ai L'OEIL DU TIGRE!!!
*
La semaine dernière, j'ai transformé le salon de ma sœur en studio de tournage pour tout un après-midi. En revenant de l'école, mon neveu préféré semblait légèrement intimidé par l'équipement imposant. Il est demeuré sage comme un sage durant tout le tournage, n'a émis aucun son. Plus tard dans la soirée, alors qu'il ne reste plus que ma sœur, son fils et moi, et que les spots, trépieds, et la caméra sont rangés, j'offre à l'enfant de l'aider à étudier. Il est en 4e année, et sa leçon du jour c'est d'épeler des mots. Je commence à lire la liste qu'il me tend, tous des mots reliés au domaine du jardinage (!). Il est bon! Meilleur que la moyenne des collégiens que je côtoie. Mais, oh! Il se trompe d'une lettre dans un mot!

Moi : Oh, tu as fait une petite erreur ici... Je répète... rhododendron*, prise deux.
Le neveu : ACTION!

Ah, le p'tit vite. Il se tenait bien tranquille dans son coin, mais il nous écoutait attentivement. Et il apprend vite!

*"Rhododendron" n'était pas vraiment dans la liste, c'est juste un exemple qui me vient en tête. Anyway, je suis sûre que mon neveu sait épeler "rhododendron".

mardi 23 juin 2009

Hum...

(En fin de compte, mon combat contre la Machine a été vain, puisque j'ai fait mon cardio en rentrant chez moi à pieds (une grosse demi-heure de marche). Pas parce que j'en avais envie, mais parce qu'il y a vraiment un gros tas d'humanoïdes qui fêtent un événement spécial(?) ce soir, donc les autobus sont trop pleins pour y embarquer ma petite personne. Avoir su.)

La Machine : 1. Sophy : 0.

Aujourd'hui, j'ai traversé ma première vraie séance de gym.
Pour débuter en douceur et éviter les blessures de débutante, j'ai utilisé des charges modestes. Écouter de la musique violente et/ou entraînante durant la séance peut donner un peu trop envie de se dépasser, alors j'ai dû me contrôler pour éviter des blessures de débutante. J'ai réussi à faire tous les exercices qu'on m'a gentiment prescrit la semaine dernière et j'en suis fière.
Voulant faire encore un peu de cardio durant quelques minutes pour finir en beauté (juste pour dire), j'ai eu le courage de tester une Machine inconnue. Celle-ci nous oblige à faire des mouvements de jambes comme si on monte des escaliers, mais sans escaliers, sans décor qui bouge, sans endroit où aller (que c'est aliénant!)... Ça donne l'impression d'essayer de ne pas s’enliser dans des sables mouvants, c'est terrible car tu crois que ta vie va s'arrêter si tu ne montes pas les marches assez vite, et comme tu as peur tu sues deux fois plus et ta fréquence cardiaque augmente encore plus vite, et là la Machine risque de te péter dans la face parce qu'en mode débutant tu n'es pas supposé atteindre ton objectif aussi vite, non, sasspeupa! Mais moi, je suis si nulle avec ces Machines de gym que j'ai passé presque tout mon temps à tenter d'ajuster la force et la vitesse et les autres options que je ne comprenais pas. Je me battais avec la Machine. C'est un peu humiliant. Au moins, j'ai atteint assez vite la fréquence cardiaque voulue. Par contre, la Machine m'a dit que mon pouls est à zéro. Ah? Bin coudonc.
Je prends ma revanche dans deux jours.

jeudi 18 juin 2009

Retrouver le Rocky en soi

Je trouve ça triste d'être déjà une vieille chose à mon âge. J'ai le souffle court, les os poreux, le dos en souffrance et les muscles atrophiés. Je dois m'activer pour me ressusciter un peu et chasser cette face de phase terminale que j'affiche depuis trop longtemps. Je reprends donc mon programme de rockyfication entrepris à l'hiver 2008 (et abandonné au printemps 2008) en m'abonnant au gym [gim]. Cardio sur vélo stationnaire et musculation sur machines de torture de la mort seront maintenant mon pain quotidien (ou bi-hebdomadaire...) et je n'aurai pas peur de suer, oh non madame. Et je laisse mon orgueil au vestiaire, car je sais que je risque de faire rire les gros sportifs de la place avec mon incompétence évidente. Moi pis mon allure de junkie qui peinent à soulever des poids de 5 livres ou à pédaler plus de 5 minutes… Mais bon, je suis mindée pour ça, je n'ai pas peur du ridicule, et je suis armée du BébéPod de Lyn.
Dans quelques heures, j'ai un rendez-vous avec un péssialisse du sport actif physique. Je suppose qu'il va me poser des questions sur ma santé en générale (zéro), ma forme physique (en dessous de zéro) et ma motivation à m'entraîner (c'est ça ou une longue mort souffrante). J'ai peur. Mais je vais le faire quand même.

Oh lala que je suis donc déterminée!!
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vendredi 30 mai 2008

I'm a rockstar, yeah.

Quand je me promène dans les rues de B5P, les gens me saluent. Et je ne les connais même pas, pour la plupart.

*

Remarquez en quelle position est classée Lorazepam...
Hehehe.
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dimanche 25 mai 2008

J’ai des amis qui me veulent du bien. Comme je ne fréquenterai pas de gym cet été (strictement pour des raisons financières), une copine de classe m’a donné une carte d’accès gratuit à son gym, valide pour une semaine complète. Aussi, un autre ami (appelons-le Jeune-Franfois puisqu’il est jeune et porte le Franfois dans son nom) me prête des petits poids pour que je continuze de développer mes bras dangereusement. Ce que je viens de faire à l’instant (dis-je en m’épongeant le front), en plus de quelques push-ups. Les push-ups, c’est franchement ennuyants. Mais ça permet de constater de près la salubrité du bunker.
Le Jeune-Franfois, c’est mon ami collégien que je vois le plus souvent. On regarde des films ensemble. J’ai souvent tenté de le traumatiser avec des Jesus Franco, mais il s’en sort toujours. La dernière fois, c’était avec Psycho. Il voulait trop que je revoie ce classique, alors j’ai dit oui. Après le générique, il me dit en secouant la tête (il secoue souvent sa tête) : « So, quand j’ai vu ce chef-d’œuvre ya kek mois, j’étais abasourdi d’admiration. Mais là, avec toi, j’ai fucking ri tout le long! » Je ne voulais pas me moquer de Psycho. Je n’ai rien dit contre en le regardant. Seulement, je trouve que le jeu des acteurs est drôle. C’était amusant à voir, et on a passé une bonne soirée. Une semaine plus tard, on se « chicanait » parce qu’il voulait écouter The Wall (qu’on a tous les deux vu plusieurs fois), alors qu’on a un paquet de films à voir. Finalement, j’ai eu recours à l’aide d’Evlyn. Elle m’a parlé de cette loi fort intéressante : « Article 23 : Deux individus se réunissant pour visionner un film doivent être en mesure de vivre une expérience télévisuelle inédite. […] Toute dérogation à cet article risque d'entraîner l'ennui chez l'un des individus. […] Selon l'article 44, ligne 7: un individu est toujours en droit de ne pas s'ennuyer. […]Mais, il pourrait contourner l'article s'il avait une version remixée de The Wall que tu n'aurais jamais vu. »

Je ne sais pas d’où ça sort, mais je me donne le droit de m’en servir contre Jeune-Franfois.
Finalement, à force de papoter et de regarder des TuTubes, on n’a pas regardé de film.

jeudi 8 mai 2008

Déception

Le Rocky en moi était caché loin aujourd'hui. Ma flexibilité est meilleure que je pensais, ainsi que mes morceaux qui servent à ne pas tomber par terre quand je suis en position de chaise humaine (c’est pas beau, ça, voir du monde forcer, assis contre un mur, la face rouge et veineuse). Par contre, pour les redressements assis et flexions des bras, je suis plus mauvaise qu’en début de session (hein?!). C’est un peu déprimant, après tout ce temps passer en salle (ça pue, là-bas), je pensais pouvoir péter des briques avec mes mains et lever des chars. Je vais mettre ça sur le dos de la fatigue, encore. Et c’est sûrement à cause de la fatigue, aussi, si je n’arrive plus à composer des textes urgents à remettre là là là.
J’ai pourtant tenté de dormir en revenant de mes cours. Mais j’ai été GROSSIÈREMENT dérangée par un monstre. Je dois me coucher, à demain pour l’histoire du monstre.

Ça ne vaut pas la peine de s’exciter, je n’essaie de créer de suspens : c’est juste une anecdote de no-life. :)