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mercredi 2 janvier 2013

Pourquoi je peux pas dire que 2012 c’était yinque de la marde


Mon amie Litchi disait l’autre jour que 2012 avait surtout été une année de bouse. L’image m’a fait penser à une chose importante : à l’époque où je côtoyais régulièrement des bovins, j’avais très tôt remarqué que dans les bouses, il y avait toujours des p’tits mottons de blé d’Inde. Les gallinacés domestiques picoraient ça. Moi, j’aime vraiment ça le blé d’Inde, mais j’irais pas jusqu’à fouiller dans une bouse pour en manger des grains. Heille wo. Mais si je veux faire une image poétique — mettons que je me prends pour un ostie de poète — bin je dirais que 2012 était une grosse bouse imprégnée de grains de blé d’Inde sucré.

Ce soir, je me sens loadée d’amour et de générosité, et ça me donne envie de partager avec l’univers — on est bien dans l’univers, right? — mes p’tits mottons de blé d’Inde de 2012. Cette liste est incomplète, bien sûre.

Le gala de l’Académie de la vie littéraire au tournant du 21e siècle.
Mes soirées de jeux vidéo. Seules ou avec mes amis mongols.
Ma travailleuse sociale super fine. Je suis due pour la rappeler, là. En espérant que mon dossier n’a pas été supprimé.
Darnziak qui devient mon frère. Ses gueros emails d’Islande, pleins de coquilles de iPad.
Marcher avec des milliers de personnes, fesser sur des casseroles.
Mon Manoir deluxe.
Po contre la hausse.
Ma veillée au feu avec George Barbeau.
Bobbé l’arenier géante.
Ma correspondance avec Joanie. Je trouve qu’on forme une belle paire de guerosses mémères.
Apprendre la sérigraphie pis aimer ça solide.
Mon premier fanzine.
Les gens sensibles. La générosité d’amis et d’inconnus.
Véckée enfin devenu une écrivaine reconnue. Ouémadame.
Prendre conscience que je dois chérir chaque petit moment que je passe avec ma vieille Po. Profiter de son sursis.
Ma rencontre et ma correspondance avec François et Marie — c’est virtuel mais ils sont bien réels et totalement adorabes.
Ma colocation avec le Ringuette.
Mes penules? On va dire que oui.
Avoir trouvé un foyer pour Ron Jeremy.
Expozine et Salon Nouveau Genre
Les cataloyes Sears.
Avoir mis des gouttes de marde dins internets.
Terreur! Terreur!, indestructible.
Émélée qui aime sa nouvelle vie en région.
Ma soirée su Jos Dion.
Le soutien indéfectible de Mathieu, son amour. Son beau p'tit cul.
Voir mes amis se métamorphoser. Vous êtes encore plus beaux, mes amis. Ici, je pense particulièrement à Darnziak, Mathieu et Véckée. On mange nos exuvies pis on grandit. 
Ma veillée du Jour de l’An.

Scarabaeus sacer roule sa boule de marde.


Je termine mon élan d’amour de Calinours en désignant la personnalité de l’année selon Lora Zepam

TOI, mes chers lecteurs et chères lectrices*.

Je sais que tout le monde est spécial, mais moi je peux te dire que t’es spécial-e pour au moins une chose : tu lis, occasionnellement ou régulièrement, le blogue de Lora Zepam (c’est moué ça). Si je me fie à mes stats, c’est pas une activité très répandue dans la population en général. Et moi, originale comme c’est pas possible, je profite de ce début d’année pour te remercier d’être mes chers lecteurs. Savoir que quelques personnes lisent et apprécient mes gnéseries, ça me stimule encore plus la zone du gnéseux. Et puisque ma mongolitude est une maladie dégénérative, ça peut juste s’empirer avec le temps.

Bonne Année! Pis moi bin je me souhaite une année moins intense.


*Si tu connais pas Les pieds dans la marge, tu dois te demander pourquoi j’ai l’air d’avoir de la misère avec le singulier pis le pluriel quand je parle de toi mes lecteurs. Faut que tu regardes Les pieds dans la marge.

lundi 24 décembre 2012

Comment devenir emo en douze (12) mois


Aujourd’hui, j’ai les cheveux gras pis je suis habillée laitte. Mais j’ai pas besoin de me justifier en disant que c’est mon nouveau look néo-grunge, parce que je fête pas Noël. Je reste à Mourial avec Po et le Ringuette, pis on va faire ce qui nous tente. C’est la Veille de Noël pis j’écris une note de bloye mais on fera pas toute une histoire avec ça, même si je suis pas pressée, parce que personne m’attend, pis j’attends personne. J’ai un peu hâte de retourner jouer à Minish Cap, mais ça urge pas. J’aime ça faire durer le pliaisir du jeu.

(Bon, le Ringuette est en train de se partir une game de Minish Cap pour me prouver qu’il est capable de le finir plus vite que moi.)

L’année 2012 achève, pis je suis pas très originale alors je repense un peu à mon année, et à ce qui s’en vient, ce que je me souhaite, nous souhaite. Dans ma tête, l’année est déjà finie, parce que le pire est passé. Les tragédies et les micro-drames sont derrière moi, mais je sais que je dois me rockyfier pour encaisser les prochaines claques. Cette année m’a bien fait vieillir de dix ans — pis ça, ça veut pas dire que j’ai acquis plus de sagesse, oh non! — pis j’espère fort que j’en vivrai pas souvent des comme ça, sinon ma vie sera très brève. Mais toi, mes chers lecteurs, tu as quand même été un peu épargné, parce que si j’avais partagé avec toi toutes les histoires plates qui me sont rentrées dedans cette année, mon bloye aurait été lourd longtemps, pis t’as sûrement eu ta dose d’affaires plates toi aussi. Mais c’est pas de ça que je veux parler. Ce que je veux dire — bon, j’ai une graine dans l’oeil —  c’est que le monde est fin, des fois. Mais j’y pense pas juste à Noël, là. Pis c’était pas prévu que j’arrive avec ça le 24 décembre. Le monde est fin, mais pas tout le monde, mais ça tu le sais déjà. Ce que je tiens à souligner, et c’est aussi en guise de gratitude, c’est que le monde peut être fin pis généreux à d’autres moments qu’à Noël. Autrement, j’aurais pas reçu autant de mots gentils quand Po a été malade. Autrement, j’aurais pas pu rembourser 60% de ma dette grâce à la vente de t-shirts et autres belles gnéseries sur mon Etsy de boutique. Je t’avais pas dit ça? Tchèque ce que ça donne, visuellement :

En réalité, ça m'a coûté plus de 1000$, mais quand même. Heille. C'est dibile. *_*

C’est fou, han? J’aurais jamais pu imaginer ça.

Mais c’est pas toute. La sagesse populaire dit qu’on sort toujours grandi de nos épreuves. Ostie qu’on va bientôt se péter la tête au plafond, mes amis pis moi. Mets ton casse, Bobbé, ça va faire mal. Mais on va être grands. En tabarnaque.

Pis emo. Parce que c’est en 2012 que j’ai admis que je suis emo. (Ça fait du bien d’en parler, merci.)


Ce qui fait sautiller mon coeur de guerosse joie, en cette fin d’année : Véckée est vivante, mes amis s’aiment encore, Darnziak est en train de devenir un Paladin, Po ronronne sur moi, Ringuette joue à Zelda  sur mon lit à côté de moi (en sacrant parce que Po fouette son écran avec sa queue), et Mathieu revient à Montréal dans quelques jours. On va célébrer le Nouvel An ensemble.

mercredi 31 octobre 2012

Guéeuaé


Léa vient de m’envoyer un dessin trop adorable. C’est « Mini-Sophy qui reçoit un cadeau spécial de lapin en broche ». Aoooon. Je suis tutémue.

« Aon, un lapin spécial! »

Léa, elle bloguait autrefois sous le nom de Madame Poulpe, bien avant Lora Zepam, puis elle a pris des vacances. Beaucoup trop longues, à mon avis. Mais là, elle revient top shape avec son nouveau bloye GuéA la mite. Je suis pas mal contente. Léa, c’est ma monjole suprême, qui fait les cris de mongole les plus exquis et efficaces. Régulièrement il m’arrive de penser à Léa qui fait « HUNH! » pour rien et je me mets à rire instantanément. Et là j’ai subitement l’air inquiétante aux yeux des autres passants sur le rue ou des clients qui font la file avec moi à picerie. On partage toutes les deux le même vocabulaire gnéseux de aooon, tussortes d’onomatopées, pis des « euaé » en abondance parce qu’on est des grandes fans de Zhom.

Léa, c’est aussi une folle aux chats. Elle vit avec Courgette et Fofy, qui font toutes deux partie de mon Kit de Folle aux chats. Quand je vois une photo de Courgette et Fofy couchées ensemble, mon coeur prend une débarque à chaque fois, parce qu’elles me font trop penser à Chechou et Po. Deux chattes inséparables, une tabby brun et une tabby calico. Nous deux, on se tanne jamais jamais de parler de chats. Une fois, on a rencontré quelqu’un dans un parté, on le connaissait pas, et le gars nous avait dit qu’il n’aimait pas les chats, pis on a quand même parlé de chats pendant une heure avec lui. Comme deux osseties. Après coup, je me suis dit qu’il avait dû nous trouver atroces, mais il paraît que non. Quand même, on l’a pas ligoté pour lui montrer de force les photos de nos chattes qu’on garde dans notre portefeuille pis sur notre cell. (Tchèque bin les pervers arriver ici en cherchant « bondage + chattes.)

À gauche, Fophy, et à droite, Courgette.
Po et Chechou en 1995, sur le beau couvre-lit de mes parents.


Moi je suis très contente que Léa se remette à bloguer, écrire, dessiner. Cette jeune femme va faire de grandes choses. Oh ouimadame.

Péesse : Je suis émue de voir cette photo de mes deux bébés chattes. Elle date de presque 18 ans, et ça me semble pourtant si récent. Po ronfle à mes côtés, elle est maintenant une chatte gériatrique. Mais je la vois encore comme ma petite Po neuve, presque naissante, éblouie par l'immensité du monde. Je deviens de plus en plus emo, je vais aller me coucher. Baille baille bonne nuit baille.

jeudi 27 septembre 2012

Bonne fête, petit grand frère


Aujourd’hui, c’est la fête de mon frère. Il est très triste et lourd. On n’a pas les mêmes parents, mais on vient du même nid douillet, du même cocon de barbe à papa. Une enfance Luminous et magie. Les liens de sang, on s’en contre-querisse, tsé. Nous on est unis par quelque chose de plus fort que ça. On a été élevés avec de la douceur, à grands coups d’amour. À croire qu’ils se préparaient à nous décevoir, nos Barbamaman et Barbapapa.

Aujourd’hui, on sait pas vivre. On sait pas comment ça marche, ces affaires-là. On va jouer au Nintendo, à place. Amène-toué un ti Coke, moué j’ai un bol plein d’organes et de bananes. Aweille, ça va d'être le fonne.

Aujourd’hui, c’est la fête de mon frère, et mes amis sont tristes. Il faut les consoler, les écouter, les regarder, les caresser, les médicamenter, les aimer. Mes amis ont perdu beaucoup de plumes. Si je savais tricoter, je pourrais les habiller chaud. Mais je vais les réchauffer avec des muffins, des smileys, des XX pis des poils de chatte.

Aujourd’hui, c’est la fête de mon frère et il est darque. Nous on est deep, darques and delicious. Mèyes mais poids lourds. Si j’étais poète, je lui écrirais une chanson darque pour qu’il s’époumone dans ma ruelle. Mais je vas lui écrire une note de bloye, à place.

Aujourd’hui, c’est la fête de mon frère mais nos amis vont mourir. On vire une brosse pis on se fait tatouer « Mange du pouelle » sul chest. Nous on est des osseties.

Nous on frappe dedans la vie à grands coups de mourre.

mardi 18 septembre 2012

Heille wo




Pendant qu’il était en Islande, mon petit grand frère m’a envoyé cette toune. Ça m’a rendu encore plus emo. Et il me manquait encore plus. Et tout les autres me manquent déjà, là, maintenant, parce que je sais qu’ils vont tous finir par disparaître de mon monde. Il vaut mieux que je me prépare aux pertes. Que je me prépare à perdre.

Je dis pas que je suis prête à l’accepter, quand même. Wo menute.

samedi 25 août 2012

Comment poffer son mongol intérieur


Darnziak a passé la moitié de la journée chez moi. Lui aussi il passe un été triste, alors on s’encourage mutuellement, on se donne de l’espoir, on se parle, on s’écoute, pis on essaie de ne jamais oublier de rire.

Il était content d’avoir son Megaman et ses robot masters, il a même joué avec sur mon frigo, comme un ti ninfint. Je lui en ai fait six, et dès que je pourrai m’acheter d’autres Hama Beads, je vais lui faire Air Man et Heat Man. Ça donne de très beaux aimants de frigo pour les retro gamers.


Ma nouvelle passion essitante : les Hama Beads.

On a travaillé un peu sur notre fanzine, puis on s’est récompensés en jouant à Mario 3. La dernière fois qu’on avait touché à notre game, on était rendus au monde 8, on avait plein de beaux items, trois suits de marteaux, des tanookis, des ailes, tutes. Pis notre game était effacée. Pour rien. Quelle horreur! Faut tout recommencer. Faut tout refaire Mario 3 à partir du début. Tu parles d’une affaire plate.

Ça fait qu’on a joué à Mario 3, jusqu’au monde 5. Il a ramassé tous les tanookis, l’ossetie. Mais c’est pas grave, moi j’ai fait le tableau avec des bas. On a inventé des sacres. On a lâché des cris de mort inhabituels. Il m’a parlé de son caca. On a ru. Ah pis j’ai même fait une demi-crise de nerfs quand un des deux tipules est venu voler près de moi, je criais en me débattant pour le décourager de me poker avec ses interminables papattes. « Veux-tu que je l’écrapousse? » Nenon! Je veux m’habituer à sa présence pour pu jamais re-crier de même comme une folle.

On était tous les deux fatigués, et dans un mood mou-mongol.

— Me semble que je suis un peu plus mongol, ce soir.
— Oui, je vois que tu as nourri ton mongol intérieur!
— Mon mongol intérieur est ENFLÉ.

Moi, j’ai tout de suite eu cette image en tête :

Mario sua poffe.


J’étais contente de le voir rire. Je sais que ça n’annule pas sa tristesse, mais je sais aussi qu’on a besoin de légèreté et de mongoleries quand on est darque depuis longtemps. Allez, n’oublie pas ton petit mongol intérieur, cher petit grand frère.

jeudi 16 août 2012

Cha Guevara illumine notre été darque


Mathieu a trouvé les mots que je n’aurais pu trouver. En plus d’être une petite bête sensible, Mathieu est est un écrivain, un grand, et il parle ici de ce dont je suis incapable de parler.

Oui, on passe un triste été, mais on est encore bien vivants, et je suis émue de me sentir entourée de gens exceptionnels. Et émue par le soutien moral et financier que je reçois depuis quelques jours de la part d’amis, de connaissances et même d’inconnus. Des commandes sur ma boutique en ligne, des commandes de t-shirts de la plus belle chatte gériatrique du monde, accompagnées de petits mots gentils. Merci à vous tous.

Oui, on vit dans un monde cruel, injuste, impitoyable, mais si on garde à l'esprit que la Terre est aussi peuplée de gens qui ont du coeur, on peut maintenir sa tête hors de l'eau quand ça tire vers le bas.


Je suis trop fatiguée (et bozzée sul Gravol) pour élaborer ce soir, mais je veux juste dire : merci.


Et : broulx.




vendredi 10 août 2012

Po a l'a raison

Cette nuit, j’étais un peu découragée parce que Po souffrait encore, et j’ai eu l’idée d’écrire à Mathieu pour lui faire part de ma peine. C’est que, au moment où j’allais m’endormir, vers les 5 heures du matin, Po s’est mise à miauler. Depuis le temps que je vis avec, je commence à comprendre un peu ses vocalises — quoi que ce serait tellement plus simple si on utilisait le même langage elle et moi — et ceux-là n’étaient pas du type « Heille Sophy, me semble ça s’rait l’fonne de jouer. HAN SOPHY? VIENS DONC JOUER À’ TAYE. COME OOOON. Sophy? Sophy! Niaise pas! » mais ils étaient plutôt, et je m’excuse d’avance de prétendre traduire Po, dans le genre : « Sophyyyyyy! Kessé ça, encore? Ça fait maaaaaal! Ch’tannée! Pourquoi ça fait mal? Sophyyyyy! » Des miaulements de peur et de douleur, le souffle court. Po est tannée, là. Je la flatte doucement, je lui parle sur un ton rassurant. Et je la suis au pas pour ramasser chaque goutte de peupi. Et son gros renvou. Je dois reconnaître qu'elle est vraiment créative dans son choix de litières improvisées : sur mon sac à dos, dans la boîte à recyclage, sur un sac à poubelle, (tentative) sur mon appareil photo, dans la douche (ç’a au moins l’avantage d’être facile à nettoyer), un peu n’importe où sur le plancher, et dans mon lit. Ça, c’est le moins l’fonne. [J’ai un message important pour toi, chers lecteurs et lectrices, juste au cas que : Un chat qui fait une cystite a le droit d’être malpropre, il faut jamais le chicaner pour ça. Considère que ça dépasse la sagesse des biscuits chinois.] Au moins, c’était juste une goutte ou deux à chaque fois. Et puis elle faisait quand même l’effort d’aller à sa litière près d’une fois sur deux, même si dans sa tête de chat, c’est peut-être la litière qui lui semble responsable de sa douleur. Pauvre Popo. Je me sentais tellement impuissante. Et je me suis encore mise à penser aux mères et aux pères qui veillent sur leur enfant malade — est-ce que j’ai le droit de faire ça? De comparer un animal non humain avec un enfant humain? Puis-je? Je le fais pareil, kin — et j’ai compris que je serais une mère inquiète, une mère qui pleure avec son enfant qui pleure lui-même, un mère qui trouve ça profondément injuste de voir souffrir son enfant qui comprend pas sa douleur. J’ai déjà dit ici que j’allais jamais me reproduire, han? Bin là je le dis.

Vers huit heures, Po a fini par s’endormir sur les serviettes que j’avais placées sur mon lit.

Je me suis réveillée vers quinze heures, tute fourrée dans mon horaire, et j’ai vu que Mathieu avait répondu à mon email de désespoir. Il me rassurait en disant que Po allait tranquillement aller mieux, qu’elle a demandé de l’aide quand elle était malade, qu’elle m’a fait confiance même quand j’ai sorti sa cage de transport qui fait peur, et que maintenant elle va guérir à son rythme. « 1- Aller chercher de l’aide; 2- Ensuite y aller à son rythme; 3- Éléphanteau un, éléphanteau deux. » Me revoilà tutémue. Full emo. « J’espère aussi que tu laisseras Po t’enseigner sa leçon de vie sur comment se soigner en trois étapes quand on va pas bien. » Oh oui, clairement. Po est inspirante. Pis toi aussi, Mathieu. OK, je vais faire comme Po. Et regarder des vidéos d’éléphanteaux. Et sacrer une volée aux intrus.

Bon, je vais aller me chercher des penules à la pharmacie, en essayant de pas être trop cynique avec ça.

Bonus : Une vidéo où il se passe rien. À part une Po qui ronronne et ma main qui bouge.

mardi 7 août 2012

Po est à pital


J’ai ramassé les renvous et les petites gouttes de peupi rouge que Po a semées un peu partout dans le Manoir deluxe. Je la visualise dans sa petite cage à l’hôpital, et j’espère fort que les cris des autres animaux ne la terrifient pas, que les odeurs étranges et les phéromones de peur ne vont pas trop l’atteindre. Je voudrais bien prier, ou faire des rituels magiques, invoquer les dieux, dire pardon mononc, mais j’ai rien après quoi m’accrocher. Alors je repense aux mots de la vétérinaire qui m’a confirmé au téléphone que Po n’était pas en danger de mort. À Mathieu qui m’a dit que bientôt je vais recommencer à gérer ses chicanes avec les autres chats de la ruelle.

Une chance que Mathieu était avec moi. Je pouvais rien faire d’autre que pleurer comme un enfant, en flattant Po et en lui disant ça va aller ma belle Po ça va aller chtaime t’es belle sois brave. J’aime bien dire que je suis mère poule avec Po, mais je ferais une très mauvaise mère. Du type indigne. J’ai pas réussi à me rendre à l’hôpital avec Po. J’ai demandé à Mathieu de le faire pour moi. Et je l’ai regardé partir avec elle dans sa petite cage, sachant que c’était peut-être la dernière fois que je la voyais. Je lui ai laissé sa souris en camouflage arctique fabriquée par maman et ma camisole de pouliche, me disant que ces odeurs familières pourraient la réconforter.

J’ai fait une sieste. J’ai rêvé que Po devenait la mascotte de l’Hôpital vétérinaire Victoria parce que le personnel soignant la trouvait juste trop quioute et adorabe.

J’ai enlevé la croûte de maquillage qu’il me restait autour des yeux.

J’ai appelé mon pharmacien.

Pis j’ai braillé toute la journée, pour plein de raisons, pour toutes les raisons de mon monde et un peu du monde entier. Po m’a ouvert les vannes. Oué, je suis devenu crissement emo. Boys Don’t Cry ne pourra plus être mon mantra.



Ce soir, le Manoir deluxe est tristement vide.



Bonus du mardi matin vers 1h46 : bébés Po & Chechou tutes pognées dans un arbres, en juillet 1995.

mardi 28 avril 2009

Plus tard, Patrick est encore sous le choc d'avoir feuilleté chez sa soeur un album de photos de famille et me raconte l'enfer de sa laideur adolescente. Il me décrit avec émois sa maigreur, ses lunettes rondes trop grandes pour sa face, son énorme toupet, son petit "cou de poule" (il était déjà prédestiné à porter son surnom). Bref, il faisait pitié, il était mal dans sa peau, il ne pognait pas avec les filles et jouait à Donjons et Dragons avec ses amis de la rive sud. "Dans ce temps-là, ça n'existait pas les emos, ça fait qu'on était juste laites."

Je l'aurais quand même aimé, j'en suis convaincue.

dimanche 1 mars 2009

Je sais bien que le temps des Fêtes est loin derrière nous. Que je n'ai pas enlevé les lumières multi-couleurs de mon fessier (blanc comme l'hiver éternel). Que j'écris de moins en moins, même si je n'ai pas moins d'anecdotes insignifiantes à raconter ici.
C'est simplement par paresse et manque d'intérêt, je vous l'avoue.
Je m'enfonce dans des problèmes de survie vitale. Je dors moins, je mange moins, je ris moins. Je dois toutefois continuer à travailler et faire honneur à ma réputation d'étudiante modèle. Eh bien j'ai une triste nouvelle à vous apprendre.
Assis-toé, ça sera pas facile. (Oui, maintenant je te tutoie, parce que je trouve que ça devient pas mal intime, là.)
...
JE NE SUIS PLUS UNE ÉTUDIANTE MODÈLE.
Oh non. J'ai commencé à m'absenter en classe dès la première semaine (quelle horreur!), je remets presque tous mes travaux en retard (ah, vilaine!), et, attention, t'es bien assis, là? j'ai eu mon premier C+ (trois flacons d'Effexor®, svp!) de toute ma carrière de collégienne.
Bon. C'est bien triste, ça me fait de la peine (à toi aussi, j'en suis sûre), mais ce n'est pas mon premier soucis.
Oh non. Je dois d'abord régler mes problèmes monétaires d'argent.
Pour payer le loyer, les comptes qui pleurent de douleur, le dentiste, Visa, Mastercard, toi, toi, et toi. Ensuite, manger des bonnes choses pleines de vitamines et de calories pour chasser mon teint gris et couvrir un peu plus mon squelette. (Et je dois aussi m'acheter un nouveau tube de mascara très bientôt. Parce que le mascara, c'est la base de mon maquillage, c'est ce qui fait ma face. Pus de mascara=pus de face. Le but, c'est de faire encore plus de vent que Maxym Ringuette™ et ses méga-cils en ailes de chauve-souris.*)
Tantôt, en allant chercher mon Yasmin® à la pharmacie, prise au dépourvue du fond de ma sacoche vide et totalement désespérée, j'ai menacé ma pharmacienne : "DONNEZ-MOI DES PILULES OU J'OVULE!!"
Mais non. Tu commences à me connaître, tu sais que je n'aurais pas pu faire ça. Je demeure toujours polie avec ma pharmacienne.
Je vais maintenant tenter d'en faire autant avec tous les gens qui me sont chers, malgré mon humeur de [place ici un mot pas beau de ton choix]. Je vous remercie pour votre patience et votre présence réelle et/ou virtuelle.

*Oui, j'ai réussi à plugger le p'tit criss encore une fois!

samedi 26 juillet 2008

L'été dans mon cube

L’entretien de mon bloye se fait plus rare durant la saison estivale de l’été. Non, pas parce que je n’ai plus d’insignifiances à partager*. L’unique raison de ce ralentissement : je gaspille trop de temps à travailler. Et comme je n’ai pas le droit de parler de mon travail ultra top secret, au risque de me faire enlever par des agents gouvernementaux, je ferme ma gueule et j’essaie de dormir quand j’ai du temps.
Je peux au moins montrer une partie de l’intérieur de mon cube de travail, où j’ai affiché McComber et ses escargots qui m’ont tant fait rire au début de mon contrat. J’en ai éparpillé quelques-uns, et j’ai donné « Ambroise faisant le guet » à Angie.

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Merci à Maxym pour la photo**, Maxym qui porte un Y illégitime pour faire son original… Un de mes passe-temps fabuleux étant de changer mes peudos ou mes messages perso sur Msn, en ce moment je me nomme « Sophy [ Être différent c'est crisser un Y dans son nom ] », en réaction au message perso de MaxYm « Être différent, c’est être pareil tout seul ». Evlyn l’aimait bien, mais elle nous clanche tous les deux avec son « Être différente, c’est crisser un Y dans sa paire de chromosomes ». Seulement Evlyn peut inventer un message perso comme ça. Je l’adore, mon épouse éternelle.

*D’ailleurs, je vais enlever le tag « insignifiances » parce que je le trouve pas mal inutile. Il faudrait le mettre à chaque note ou presque, alors…
**Merci de prendre note que le fond de cette photo a été conçu par ordinateur pour camoufler l’apparence réelle du paravent de mon cubicule.

lundi 9 juin 2008

Mon emo

Je pogne pas. Je veux dire, je ne me fais pratiquement jamais cruiser. Exception faite de quelques monsieurs nostalgiques de leur jeunesse, ou des filles un peu saoules. Pourtant, ce printemps, une chose inhabituelle m'est arrivée. Je débarque du bus, et un jeune homme me suit. Un emo, avec le toupet et le maquillage et tout, il a entre 15 et 18 ans environ. Il m'aborde en souriant, et je m'attends à devoir lui fournir une quelconque indication, mais non! "Je trouve que ton style est trop malade, là! [lol]...". Il me dit qu'il a débarqué du bus cinq ou six arrêts plus loin juste pour me parler. Il est très gentil et tout, légèrement timide, et il me laisse son adresse email.
Ça a mis du bonheur dans ma journée. J'ai trouvé ça charmant. Je me suis juré de lui écrire, même si je n'ai pas l'intention d'entretenir une correspondance ou de le voir. Simplement pour le remercier du compliment, et l'encourager à aborder les filles de façon polie et courtoise. C'était cute! Le hic, c'est que ça fait plus de deux mois que je me dis que je vais lui écrire un mot. Depuis ce temps… il n'est peut-être même plus emo. Enfin, j'espère qu'il ne croit pas que je l'ai oublié ou ignoré. Je ne voudrais pas être responsable de ses futurs problèmes relationnels avec les filles, ou d'une timidité excessive engendrée par le rejet ou l'indifférence. Je vais le remercier pour ses compliments, et lui dire que ça prend quand même du courage, à son âge, pour aborder des inconnues comme ça. Je lui ai écrit, il y a deux jours, et je n'ai pas eu de réponse. Evlyn pense qu'il s'est peut-être suicidé, et qu'il va me répondre demain.
À suivre ?