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| Ce fut leur première sortie. Léa a beaucoup joué avec celui à droite. |
lundi 29 avril 2013
La fois où on a vu le vrai Shawn Cotton
jeudi 6 septembre 2012
Lancer des légumes à Wart avec Darnziak
samedi 25 août 2012
Comment poffer son mongol intérieur
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| Ma nouvelle passion essitante : les Hama Beads. |
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| Mario sua poffe. |
vendredi 24 août 2012
J'ai pas le temps de bloguer, je jardine
Une minute neuf secondes de mâchouillage d’herbe. Personnage principale : le kyste. Personnage secondaire, interprété par une actrice qui mérite un Oscar pour son charisme (créons une nouvelle catégorie juste pour elle) : Po. Hors champ : la cigale, jouée par Rémy Girard. Mais on l’entend pas. Désolée, mon Blackberry peut pas faire mieux.
mardi 21 août 2012
Entendu dans ma ruelle
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| Comment ces enfants peuvent-ils sourire en sachant ce qui les attend? Je ne comprends pas. |
samedi 14 juillet 2012
Comment retrouver sa concentration, première expérience
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| J'aime ça avoir plein de danseurs juste pour moi. |
mercredi 11 juillet 2012
Ma fiche sur RéseauContact
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| Po, ma chatte gériatrique qui reçoit tout mon temps et mon amour. |
vendredi 6 juillet 2012
Mes colocs
mercredi 23 novembre 2011
Le soir où j’ai chillé avec Gaston
C’était encore l’été, dedans il faisait chaud mais dehors il faisait chaud correct, j’avais passé la journée devant l’ordi alors j’ai décidé sortir galoper dehors telle une pouliche qui sort de son box au printemps. Mue à la fois par le désir d’explorer mon nouveau quartier et par la culpabilité de ne jamais entretenir ma vieille carcasse ankylosée, je marchais vite vite au demi-trot, propulsée par mon bébéPod. J’ai marché jusqu’à ce que je sois vraiment écoeurée de marcher, stade ossetie que chfatikée.
Je retournais chez moi au petit trot, les jambes palpitantes, me disant que j’avais sûrement un système cardiovasculaire de marde. J’ai ouvert la porte de mon bloc, puis celle qui mène à la cage d’escaliers, puis PAF! ou plutôt PAKLAW! j’ai senti comme un coup de 2x4 dans face, ma première poffe d’air était vraiment douloureuse. Mon premier réflexe fut de sortir dehors en courant pour prendre une seconde poffe d’air, ça s’est fait super vite, comme quand tu restes trop longtemps sous l’eau pour examiner le motif de la toile au fond de la piscine et que tu réalises que t’as besoin d’air là. Je me suis donc retrouvée dehors à me demander kessé que j’avais bin pus respirer pour ressentir ça. Il n’y avait pourtant pas d’odeur, pas de fumée, rien. Juste de l’air brûlant. La sensation m’a rappelée la fois où j’avais pris une grosse poffe de cendre accidentellement en fumant du pot avec mon premier chum. Mais cette fois-ci, je comprenais pas pourquoi. J’ai pensé appeler mon concierge, qui aurait pu me rassurer en me disant que c’est juste du stoffe chimique qu’il a épandu pour tuer les scutigères véloces, par exemple, mais j’osais pas l’appeler à minuit. Mais que vaiche ferge? J’avais besoin d’un avis.
J’appelle Mathieu, mais ça ne répond pas. Ah fuck, il est parti voir un show et je sais pas quand il revient. Ah, tiens, je vais appeler Patrick. Je m’assois sur le trottoir et je prends un ton décontracté pour lui expliquer ce qui se passe, même si en réalité, je sais pas pantoute ce qui se passe et que je commence à être un tout petit peu paniquée. Je veux juste un avis. Faut dire que le jour-même, mon nouveau médecin, un gentil monsieur un peu farfelu, m’avait dit que j’avais peut-être un trouble d’anxiété généralisée, ou peut-être autre chose, enfin, c’est le psychiatre qui va décider. Donc, si je suis folle, mon jugement doit pas être si bon, han? Je dois être en train d’amplifier les choses, non? « Ça doit être dans ta tête. Va dormir chez Mathieu. Si y’a vraiment quelque chose, tout va être réglé demain. » Et si demain tout mes voisins sont morts à cause d’une fuite de gaz toxique ou je sais pas quoi? Je me sentirai pas tellement mieux, tsé.
Je décide d’aller chez Mathieu en essayant de me convaincre qu’il va revenir bientôt. J’appelle Info-Santé. L'infirmière rit un peu, elle est vraiment embêtée, elle sait même pas quoi me conseiller. Je pourrais peut-être appeler le Centre antipoison? « Oui, c’est une bonne idée. Ils devraient être en mesure de vous dire ce qui peut causer une telle irritation. » Cette fois, la madame ne rit pas : il faut appeler les pompiers. Eux seuls peuvent vérifier la qualité de l’air pour savoir s’il présente un danger. J’appelle donc les pompiers. La deuxième madame est encore plus sérieuse, elle est prête à m’envoyer les pompiers drette-là. Mais c’est peut-être pas vraiment grave? Je suis peut-être encore plus fif des nasaux que je le croyais? « Madame, on ne peut pas prendre de tels risques pour la santé des autres. » OK, oui, c’est vrai, je comprends. Mais vous allez pas envoyer un camion de pompiers avec les sirènes pis toute, han? Je veux pas réveiller mes voisins. « On peut pas faire ça, madame, il y a un protocole très strict à suivre. » Oh damn. Moi qui n’osais pas réveiller mon concierge, voilà que j’apprends que le quartier au complet va savoir que je badtripe à cause d’un possible pet trop épicé pour mon tit nez. « OK, je vous donne l’adresse, mais pouvez-vous attendre 10 minutes avant de les envoyer? Je dois me rendre chez moi avant eux… » Oui, bin oui, c’est à cet instant que je me suis rappelée qu’il y a une caserne de pompiers à un coin de rue de mon bloc, en plus ça m’a pris du temps à m’en rendre compte, j'entendais des sirènes jour et nuit et j'en ai rapidement déduit que les gens du quartier étaient yinque des maudits pas bons de malhabiles qui sacrent le feu à tout instant. J’ai pas encore fini mon appel que je suis déjà en train de descendre les escaliers en courant, je dois arriver chez moi avant eux. Je m’en veux d’avoir dépensé toute mon énergie pour une marche inutile même pas héroïque. OH NO, je vois des lumières au bout de la rue. FUCK, je vois passer un homme en uniforme. Ohmondiou, y’ont peut-être pété les fenêtres et les portes! \o_O/
Argh, je voulais juste 2-3 pompiers discrets qui arrivent sur la pointe des pieds, et je me retrouve avec deux camions qui flashouillent de tous les bords et une dizaine de pompiers qui attendent à ma porte. Je suis si essoufflée que j’arrive pas à finir mes phrases. Oui... c’est moi qui ai appelé… mais… c’est peut-être pas si grave… je suis pas sûre de rien… juste pour vérifier…
Je donne ma clé aux monsieurs et ils montent les escaliers, équipés de leurs bidules pour tester la qualité de l’air et de leurs gros pénis de pompiers de calendrier de pompiers sexés. J’ai envie de leur dire de pas marcher trop fort pour pas déranger les voisins quand un voisin arrive à l'instant. Je lui explique la patente. C’est mon voisin gentil qui ressemble à Tom Savini mais avec des lunettes pis une coupe Longueuil. On franchit la première porte, puis je me mets à tousser. « Oui, c’est vrai que l’air est piquant… » On ressort dehors et on observe par la porte vitrée. Les pompiers sortent de la cage d’escaliers, commencent à cogner très fort dans la porte de chaque locataire. « POMPIERS! ON ÉVACUE! » Me confirment qu’il y a un manque d’oxygène à l’étage et qu’ils vont essayer de trouver ce qui rend l’air pas respirabe. « Vous avez bien fait de nous appeler. » OK, j’avais besoin d’entendre cette phrase pour dégonfler mon malaise un peu. Merci. J’peux-tu aller chercher mon chat? Svp monsieur?
Je l’ai pas encore mentionné, mais depuis le début, je pense à Po, j’essaie de me convaincre que c’est rien, mais j’ai pas osé retourner chez moi pour aller vérifier si elle va bien. « Y’a pas de danger pour votre chat, inquiétez-vous pas. » Vous êtes sûr? « Certain. »
Même si c’est pas vrai qu’ils sont sexy, les pompiers inspirent naturellement le respect et la confiance. Dès le premier coup d’oeil, on sait pas pourquoi mais ils sont rassurants et admirables, contrairement aux policiers. Les voisins sont entassés sur le trottoir. Wow, méchante gang. Je connais pas la moitié d’entre eux. Une voisine que j’ai jamais vue me dit qu’elle a remarqué que l’air était incommodant « mais bon, on respire tellement d’odeurs chimiques dans une journée qu’on finit par s’habituer à tout… » Gaston me dit « c’est toi qui les as appelés? », je dis oui, que ça m’inquiétait, mais j’avais bin peur de déranger tout le monde pour rien. Gaston me dit qu’il a rien senti parce qu’il a les narines finies. Je lui demande pas pourquoi. Le monsieur à moustache qui a un accent italien ou portugais (je sais pas faire la différence) est vraiment dedans et nous fait un show. Il fait les cent pas dans la rue en se lamentant, hyper théâtral : « Ah ah ah! C’est looong! Jé travaille démain! » Ah ouin? T'as des tuyaux à débloquer? Une princesse à secourir? Tout le monde le niaise, personne peut croire qu'il travaille un samedi matin. Des passantes s’arrêtent pour se prendre en photo avec les pompiers, qui eux se font siffler dans la rue pendant qu’ils font leur travail. Un caméraman d’un poste quelconque de tévé espère faire des bonnes shots. Manne, tu perds ton temps : c’est une opération longue et pas télégénique. Tom Savini de Longueuil est de grosse bonne humeur, il arrête pas de faire des blagues avec Monsieur Zombie et avec moi, il rigole : « Hihi! On va prier pour ton chat! Hihihi! » Po… J’essaie d’oublier que je suis inquiète en riant avec les voisins. J’en profite pour demander à Gaston si je le dérange encore, si je fais toujours du bruit sur sa tête. Il dit que non, que c’est correct, sauf quand j’ai mes souliers, pis que « l’ancienne voisine a devait peser 300 livres, je l’entendais BANG BANG BANG jour et nuit. Toé, c'est bin moins pire. » Oh. Je pense que je commence à le comprendre un peu mieux.
Cette ambiance de party (forcé) de voisins est vraiment étrange et intéressante, et j’aimerais ça rester pour savoir ce qui nous vaut cette évacuation, mais j’ai trop frette pour rester figée dehors. Oui, moi je claque des dents à 21°C. Alors je pars chez Mathieu pour aller me chercher une chemise. Je le rappelle et il me dit qu’il va m’accueillir avec une couverture de sinistrée. Il me rejoint à mi-chemin avec son beau coat de jeans avec du pwel de pimp. Aon.
Quand je suis revenue, le party était fini. Pus de voisins, pus de pompiers, l’air était correct. Tout ce que j’ai su, c’est que c’était probablement du poivre de cayenne qui m’avait vargé en pleine face.
Cette aventure urbaine m’aura laissée avec un tourment qui part pas : j’aurais même pas essayé de sauver Po dans une maison en flammes. J’ai honte.
dimanche 18 septembre 2011
Mes vacances dins montagnes
Aujourd’hui, Vécké voulait aller voir la ferme d’alpagas aux Éboulements. Ça fait déjà plus d’un mois que c’est son animal fétiche depuis qu’elle est passée par hasard devant les « mouton-girafes » pis on était bin d’accord pour prendre un peu de cet enthousiasme. C’était la première fois que je faisais de la route avec mes chicous à moi, alors on a un peu exploré. Mathieu voulait voir La Malbaie de plus près, et en arrivant il a tout de suite été bin impressionné par le terrain de golf. « Oh my golf!! » (Ouh!) « Alpagolf! » (Re-ouh!) Je pense que la beauté du paysage nous a déconcentrés au point de manquer les alpagas. On a cru voir un lama en chemin, mais Vécké a dit que c’était pas ça qu’elle cherchait. On a fait une petite escale au casse-croûte Chez Ginette, où j’ai eu la chance de voir quelques goélands argentés, des algues en formes de moustaches et des bikers sua poffe assis sur la plage en blue jeans. La fleuve était plus beau qu’un laminé de salle de bain en 1991. Meulie était belle de plein de palpitations d’amoureuse. Elle veut maintenant faire un retour en région, c’est son nouveau projet. Coup de foudre pour l’est de Charlevoix. Je la comprends. Mais moi j’ai eu ma dose des régions. J’ai encore besoin de smog pour un moment.
Quand on a vu le centre d’information touristique de La Malbaie, Vickie est sortie du char en courant, avant même que la voiture ne soit immobilisée. Elle est revenue avec l’adresse de la ferme d’alpagas, triomphante. Notre mission avançait.
Y’étaient où, les fucking mouton-girafes? Drette où on avait vu un « lama ». Ah bin ga’donc. On était contents de les trouver! La madame nous a laissé les regarder quelques minutes parce que ça fermait. On a vu un bébé avec plein de pattes trop longues, des alpagas à la vanille, des alpagas au caramel, des alpagas au chocolat, et un alpaga au chocolat noir. Il s’est roulé par terre juste pour nous énarver un peu. Vécké s’est acheté un beau casse en laine d’alpagas. Voir des alpagas, c’est quelque chose. Mais voir Vécké qui voit des alpagas, c’est une grosse chose.
En arrivant à Baie-St-Paul, les femmes sont rentrées à la maison pour cuisiner comme des mamans, puis Mathieu et moi on a continué notre exploration. On a vu l’arbre du boisé du quai, tsé celui qu’on voit sur toutes les photos touristiques de Baie-St-Paul? Bin il était là. On a vu une maison rose Panthère Rose (c’est là que je veux finir mes jours), une épave de bateau qu’on sait pas si c’était L’Acalmie, une coup’ de maison de serial killers, le cimetière qu’a profané Patrick Brisebois, et les nouvelles banlieues laittes de B5P.
Notre journée a été riche en belles choses, mais c’est pas une raison pour que ça s’arrête, et c’est pour ça que Mathieu m’a proposé la chose la plus romantique du monde : « Veux-tu que j’aille chercher mon dédoubleur? »
Aon.
On est donc en train d’écouter de la musique ensemble, chacun avec nos portables, lui qui travaille sur ses projets sérieux, moi qui écris des niaiseries. Je projette de m’endormir sur le divan.
Mais avant, je vais laisser le plaisir à Mathieu de rire de moi parce qu'il trouve que j'ai l'air de Dr Doogie.
jeudi 8 septembre 2011
La fois où j'ai failli me faire avoir par Les gags de Juste pour rire, « l’émission de caméra cachée la plus comique de la télé »
Je revenais de la picerie et j’avais croisé sur ma route un des SDF que je vois le plus souvent dans le quartier. « Heille, c’est ma p’tite gothique! » C’est moé, ça, la p’tite gothique. « T’es-tu vraiment gothique? Moé j’dis ça d’même… » Bof. J’sais pas? Disons que je suis une hybride de plein d’affaires et que la gothique fait sûrement partie du cocktail. Bonne journée, gentil monsieur. Mais là, la prochaine personne qui va m’aborder est un peu moins polie que mon hobo. Indice? L’abus de majuscules : « HEILLE MADAME VOUS-POUVEZ-TU M’AIDER? MA BALAYEUSE EST BRISÉE PIS J’SAIS PAS QUOI FAIRE! »
Heille. Me semble que c’est évident que je suis occupée à écouter du Sonic Youth en marchant, mais c’pas grave, je vais voir ce que je peux faire pour toi, fille.
Ta balayeuse? Dans un parc? Dans une vente de garage? Une vente de garage dans un parc? Une rallonge électrique dans une vente de garage dans un parc? On va faire comme si c’était pas étonnant du tout. Bon. Kesse kisse passe avec ta balayeuse? Elle a l’air de fonctionner, au bruit qu’elle crache. « NON MAIS EST BRISÉ PIS J’SAIS PAS C’QU’ELLE A. » Je connais rien aux aspirateurs pis j’ai peur des appareils électriques défectueux alors j’veux pas y toucher et je lui recommande de la débrancher. C’est la première chose à faire, fille. Pis peut-être la seule que je peux te dire de faire. « NON MAIS APPROCHE ICI… »
Écoute bin. J’ai des légumes surgelés dans mon sac, j’peux pas passer la promédie* avec toi pis ta balayeuse brisée que je sais pas comment réparer. « NON MAIS ÇA SERAIT MIEUX SI TU TE PLAÇAIS ICI, COMME ÇA. » Ah, pardon, je suis pas dans le bon angle? C’est vrai que ça serait plate que la caméra me capte de dos pendant que ta fucking balayeuse va me crisser je sais pas quelles cochonneries dans face ou peu importe l’ostie de gag plate qui m’attend.
Afin de préserver son ego de future comédienne, je dis à la fillette que je suis pressée et que je peux rien faire pour elle. J’ai pas eu le temps de faire dix pas qu’une jeune femme m’aborde, calepin à la main, pour me demander si je connais l’émission Les Gags de Juste pour rire. Oui, malheureusement. « On est présentement en tournage… » Bin oui, je me suis bin rendue compte de ça. (Ne pas être sarcastique, ne pas être sarcastique, ne pas être sarcastique…) « Je dois noter le nom des personnes qui ont été filmées, pourriez-vous signer ici svp? » Non, je préfère ne pas passer à la télé. Et vous avez bien vu que c’était pas une bonne shot. « OK, je comprends… mais est-ce que vous pourriez juste écrire votre nom ici? » Écrire mon nom? En lettres attachées, là? Sur votre feuille que je dois surtout pas confondre avec un formulaire d’autorisation de publication? Bonne journée, madame.
Non mais y’en arrive-tu des affaires à Mourial! Pis des fois, y passe proche d’arrive kekchose.
*Bin oui, c’est d’même qu’on m’a appris à parler.
mardi 30 août 2011
Mon premier show de danse contemporaine de mouches
Les danseurs se déplaçaient dans tous les sens agilement, étaient bons et beaux à voir, mais je comprenais pas le sens de tout ça. « Comprends-tu quelque chose, toi? » « Y’a rien à comprendre. Ou c’est peut-être une *étude sur l’exploration des corps en mouvement*… » Ah. Les corps ont poursuivi leurs mouvements, alternativement gracieux et saccadés. J’ai un peu chiâlé sur Twitter : On m’a menti au sujet de la danse contemporaine. Mathieu remarque « Ça fait 20 min que c’est commencé pis on n’a pas vu UNE paire de boules ». Maxym Ringuette™, spirituel, m’a répondu : « ouin pauvre lui yen verra pas non plus quand tu vas etre tounue :( »
J’étais comme une enfant hyperactive avec déficit de l’attention aigu, j’étais déconcentrée par plein d’affaires :
- Les canards de l’étang
- La mouche que j’ai sniffée accidentellement (Y’a bin plus de mouches que d’humains!)
- Même en août, j’ai aucune résistance au frette
- Plastic Bertrand qui obstrue ma vision
- Les vélos lumineux Gay Pride
Afin de me concentrer sur le show, j’essayais de suivre celui qui ressemblait vaguement à Jimmy Somerville « parce qu’il fait des moves homosensuels avec l’autre danseur barbu qui me fait penser à Maxym Ringuette ». Mathieu suivait celle qui a des bobettes violettes. C’est bin tout ce qu’on a pu voir, ses bobettes.
On a entendu quelques rires discrets dans l’assistance quand les danseurs ont commencé à glisser (intentionnellement) sur une flaque d’eau. « C’est de l’humour de danse. C’est pas obligé d’être drôle. »
Un peu vers la fin, les danseurs ont formé un essaim pour passer sur la flaque d’eau au milieu de la scène. « Ça, c’est clairement un bateau, m’a dit Mathieu, et ça confirme ce que je pensais : c’est un hommage au Pirate des Caraïbes. » Applaudissements. Ovation. Je suis restée assise, par souci de sincérité. Les vélos aux mille lumières multicolores qui sont passées sur la piste cyclable ont clairement volé la vedette. Si la chorégraphe avait pensé à intégrer ça dans son show, j’aurais aussi participé à l’ovation.
Revenir d’un spectacle de danse contemporaine sans avoir vu de totons, c’est un peu comme :
-acheter une galette des rois sans trouver la fève.
-déballer une gomme Bazooka sans trouver de joke.
-manger un beigne avec pas de stuff dedans.
-acheter des pinotes et s’apercevoir à la première bouchée qu’on a pris des non salées.
(T’as compris le principe, maintenant amuse-toi et étire la liste. Tu peux en sortir des meilleures, j’ai confiance en toi.)
Drette en rentrant à la maison, j’ai fait un flash-boob à Mathieu.
vendredi 24 juin 2011
Comment utiliser un cockring pour enfants avec des chiens
C’est par un beau dimanche après-midi que Mathieu pis moi on s’est rendus à notre toute première partie de pétanque avec notre kit de boules qu’on s’est acheté dans le quartier chinois (on est allés là juste pour ça, mais j’ai quand même acheté une lampe laitte en papier pour éclairer tout en rouge mon nouvel appart). Je connais rien rien à la pétanque, excepté le terme cochonnet que je trouve fort charmant. Le groupe a choisi un beau spot à l’ombre, je suis contente, ça va préserver ma peau semi-translucide. Choukri est totalement absorbé et passionné par la partie de pétanque en cour. J’ai hâte d’apprendre à jouer! Émilie a le plus beau chandail de minous de la ville. Hulie veut que je mette du Herbert Léonard, mais mon bébéPod ne fitte pas avec son ghettoblasteur du futur. On chante, ça fera. Luc Chicoine nous parle de son maillot de bain, qui est en fait une paire de bobettes, mais « des bobettes vraiment sexées ». Il s’arrange pour être pogné pour nous prouver ça, là. Émilie a amené un livre féministe des années 70 ou 80. Elle nous lit un paragraphe qui nous explique comment bien chevaucher l’homme. Léa et Hulie sont en feu et nous parlent des nouveaux personnages qui vivent dans leurs têtes, sont meilleures que n’importe quel finissant de l’École de l’humour, mieux, ce sont des dames de théâtre mais avec plus de naturel et surtout, du gros fonne, du niaiseux, du mongol, c’est la schizophrénie à son meilleur. Je vais finir par avoir mal à la face.
De 16 à 21h, je suis restée assise/couchée sur un drap au parc à placoter et mangeouiller avec les copains, sauf pour une pause où Léa a proposé d’aller mater les chiens au parc à chiens. Elle a apporté l’étrange jouet trouvé au parc, un truc turquoise avec un anneau de plastique. On était d’accord pour dire que c’est un cockring, mais Mathieu a dit que c’est un cockring pour enfants à cause du format de l’anneau et de la face d’animal dessus qui le rendait un peu trop fonné pour rien. On a franchi les deux barrières et on s’est approchés tranquillement des joyeuses bêtes qui lâchaient leur fou, j’ai remarqué que certains avaient beaucoup de fou à lâcher lousse, dont le whippet qui avait l’air d’un furet trop grand, et le premier qui est venu nous voir nous a conquis sur-le-champ : un petit beagle avec trop d’oreilles. Pas en quantité, en longueur. Elles étaient douces! Toute sa face était douce! Et il nous laissait profiter de sa douceur, on le taponnait, on le flattait, on le complimentait, c’était notre meilleur ami du moment. Léa, la « quille dans un jeu de chiens », a lancé le précieux item vers le milieu du terrain. Le brave pitou s’est garoché dessur, la queue comme un hélicoptère, et son excitation a attiré l’attention du whippet qui s’est alors lancé à la poursuite du trésor. Nos deux pitous préférés se chamaillaient pour le cockring. Hulie : « ZIZANIE AU PARC À CHIENS! » Mathieu : « C’tait pour les enfants, ce cockring-là! C’tait pas pour les chiens! » Ni le beagle ni le whippet ne nous a rapporté le jouet insolite. On a quitté le parc à chiens.
J’aime ça, la pétanque!
vendredi 17 juin 2011
Prédictions angéliques pour Edouard Hardcore
Choeur Angélique : I. Les Séraphins
Archange recteur : Metatron
Période de force : 26 au 30 mars
Nom de l’Ange : Jeliel
Numéro de l’Ange : 2
Wow, comme ma mère! Vos vies vont peut-être se ressembler? Si tu connaissais ma mère, tu trouverais ça cocasse.
En 2011, tu vivras des remises en question. Conseil angélique : quand t’es vraiment dans marde, demande de l’aide à ton ange Jeliel ou à ton ange recteur. J’ai pas son email, alors va falloir que tu sois débrouillard.
Ed, tu aimes avoir le plein contrôle des événements mais, cette année, tu devras t’armer de patience parce que ça marchera pas toujours comme tu veux. Il faut que tu prennes le temps de bien réfléchir avant de faire quoi que ce soit, watch out l’impulsivité. « Si vous brusquez trop les événements, les résultats en souffriront ainsi que votre moral. » T'as bien compris? C’est sûrement pas des menaces en l’air.
Amour
Il paraît que si tu as vécu une rupture amoureuse ou un deuil l’année passée. Bin imagine-toi donc que tu vas encore penser à cet événement cette année et que --check bin ça-- ça va te faire de la peine. Maudites affaires de pas drôles.
Quand ça va mal en amour, prie Vehuiah ou Jeliel. Aussi, on te recommande chaudement de dialoguer avec ton ou ta partenaire en cas d’épreuve. Vraiment. Dialoguer, communiquer.
Mais il parait que toi, enfant de Jeliel, tu vas bien t’en sortir. Tu vas les trouver, les solutions. Ou alors c’est ton ange qui va le faire? Enfin, ça va bien aller, cher.
Travail
Bon, côté travail, tu vas rusher. Il va t’arriver un paquet de troubles : collègues chiants, exigences effrayantes, tâches démesurées, défis insurmontables, etc. Pis en plus, personne pour t’aider. « Il faudra attendre le mois de juillet pour voir des changements favorables. » AH! Une chance que je t’ai pas dit ces prédictions angéliques au début de l’année, ça t’aurait salement démoralisé, han? HAHAHA! Eh. Octobre et novembre aussi seront favorables pour l’upgrade de ta situation professionnelle. Ça se pourrait même que tu retournes aux études!
Santé
En général, t’as pas en t’en faire, mais surveille ta santé mentale. Il faut que tu puisses admettre que ça t’arrive d’être fatigué, parce que l’orgueil pourrait te faire dépasser tes limites (veux-tu vraiment être interné?). « Prenez soin de vous à votre manière. » Bon, je pense que tu sais ce que ça veut dire. Je pense que tout le monde sait pas mal ce que ça veut dire. « Faites-vous masser (!), si vous en ressentez le besoin. Allez au cinéma. Mangez un bon repas devant la télé dans votre fauteuil préféré. »
Troubles de zoeils ou chirurgies. Maux d’oreilles, maux de dents. Attention aux objets tranchants. Tu vas prendre des antidouleurs (attention, la morphine c'est roff). Risques de blessures à la main ou au poignet (raison de plus pour faire appel à une aide extérieure). Une mauvaise nouvelle attend les fumeurs de plus de cinquante ans. Ouf, t’es correke!
Chance
Je trouve ça plate de te dire ça, mais ça a bin l’air que la chance va être moyenne en 2011 pour les Séraphins. Moyen, c’est plate rare. On te recommande même de jouer « raisonnablement ». MAIS! pour toi, enfant de Jeliel, la chance va être un peu meilleure. Et si j’ai bien compris, la chance, c’est à peu près juste lié à la loterie et aux jeux de hasard. Parce que je vois que tes chiffres chanceux sont les 3, 28 et 32, tes jours de chance sont les mercredi et dimanche, pour les mois c’est juillet, octobre et novembre, et oh! je lis que « tous les billets que vous recevrez seront chanceux ». (!!!) On fait-tu un deal? Je t’achète un gros tas de Poule, Bingo, Slingo et on partage? Ça serait équitable, non? Après tout, ne suis pas en train de t’aider à avoir une vie meilleure? En tout cas, retiens bien ceci, car c’est peut-être un des plus précieux conseils que tu recevras cette année : « Si un homme aux cheveux bruns vêtu de foncé vous offre un billet, achetez-le puisqu’il pourrait être chanceux. » C’est écrit noir sur blanc, p.37 des Prédiction angéliques de Joane Flansberry. Et si ça t’intéresse, tes mois non favorables : janvier, mars, mai et août. Tu peux déjà vérifier.
Maintenant, j’ai des prédictions plus spécifiques aux enfants de Jeliel (t’en es un, si tu l’as pas encore compris). En gros, tu vas récolter le fruit de tes efforts, et trois événements te feront sauter de joie. Je t’ai jamais vu faire ça, j’espère être là quand ça va arriver. Ton ange accompagnateur, c’est Lecabel. Parait que c’est lui qui va te sortir de la marde si tu tombes dedans. Encore une fois, je peux pas te dire comment le contacter, c’est vraiment pas mon domaine. Google-le, tu me diras ce que ça donne. Et sache que l’Ange Lecabel te permettra de « recevoir les bienfaits de chacune de vos bonnes actions ». ÇA, ça veut dire qu’il faudra que tu fasses des bonnes actions. Au pire, essaie d’être discret.
Ensuite on tombe dans un chapitre qui divise l’année en saisons, c’est long pis encore plus redondant, alors j’espère que tu m’en voudras pas que je te parle juste de la saison estivale (juillet-août-septembre).
C’est vrai, ça, que tu es du genre à tout planifier? C’est ce que je lis, en tout cas. Je veux pas t’écoeurer avec ça, mais y’a rien qui va marcher dans ce que tu planifies. Et il parait que c’est même pas grave!
Tu dois t’attendre à de belles surprises dans la semaine du 8 au 16 juillet (mais là, ça va être à moitié surprenant, parce que tsé). Ensuite, tu vivras beaucoup d’imprévus (contrairement aux années précédentes où tout ce qui arrivait était toujours prévu, han), tu vas patauger pis ramer pour rien pis tu vas être frustré (prépare-toi des nouveaux jurons). « Conseil angélique : Au lieu de courir, apprenez à marcher. Ainsi, vous ne ferez pas de pas inutiles. » Magnifique. Marche, Ed. Marche.
Sur le plan affectif
Je sais que tu as des émotions, toi aussi, alors j’escamote pas cette section. Émotivité, déception, tristesse, orage. Tout ça à cause d’un travail ou de l’indifférence. Sentiment de rejet, menace de séparation ou divorce. Cause? L’ostie d’argent. Fais attention à l’argent! Faut pas en manquer, mais faut pas trop en vouloir non plus, ah, c’est compliqué le rapport à l’argent. Moi, ça m’écoeure. Mais il n’est pas question de moi ici, alors je poursuis. Tu pourrais faire une rencontre intéressante en juillet : « Même si elle n’est pas physiquement votre genre, cette personne saura vous charmer. » OK, c'est vraiment intrigant. Tu vas m'envoyer un jpeg? Je suis curieuse. Ça m'arrive pas souvent d'être curieuse comme ça, mais là. En tout cas, cet été sera favorable aux belles rencontres, alors mets tes plus beaux suyers.
Sur le plan du travail
Tu vas suer et bûcher, mais ça va en valoir la peine. Hausse de salaire, meilleures tâches, retour aux études ou nouvelle job. Il y a des risques de déceptions, peut-être même que ton contrat de travail ne sera pas renouvelé. Mais tu as de bonnes références parmi tes collègues, ça va t’aider. Bonus : tu vas recevoir un honneur! Employé du mois? J’sais pas! T’as hâte, han?
Sur le plan de la santé
Fatigue et épuisement, petits bobos. Prescription : repose-toi! (Ou retourne voir une masseuse…) As-tu déjà essayé la méditation? Les produits naturels et les vitamines pourraient aussi t’aider.
Petite liste à cocher. Cet été, il se pourrait que :
- tu perfectionnes tes talents (aon!).
- tu reçoives 2 à 6 gains monétaires.
- tu déménages à la campagne (pas déjà?!).
- achète un ou plusieurs chevaux (des pouliches?). Ou adopte un autre animal de compagnie (une licorne?).
- tu brises une relation amicale ou amoureuse. Ou apprennes la séparation d’un proche. Bref, il se pourrait que des gens mettent fin à une relation cet été. Houlala.
- tu manges un coup de foudre. Mais on parle d’amour, là.
- quelqu’un de ton entourage se blesse l’épaule (TABARNAC!).
- tu subisses un dégât d’eau (ou rénove ton toit).
- tu fasses des virées à la campagne. Et que tu pêches.
- tu vives HUIT JOURS de tristesse. Des larmes sont à prévoir.
- tu fasses de belles récoltes si t’es apiculteur (je ne connais pas toutes tes passions secrètes).
- tu reçoives de l’aide d’un Ange terrestre pour régler une situation toff.
- tu achètes un immeuble à revenus.
- tu vives ou sois témoin d’un divorce (on a-tu compris, tu penses??).
- toi ou un membre de ton entourage se blesse l’épaule gauche (ah! un peu plus de précision, yé!). Tu vas consulter un physiothérapeute.
- tu apprennes un secret suprenant.
- un membre de ton entourage te parle d’une faillite (moi je dis que t’es pas forcé de subir des conversations plates, tsé).
- tu sois secoué par un séisme (hohoho) dans un autre pays. Ça veut pas dire que tu vas être là. Mais ça se pourrait que tu connaisses kekun qui y était et qui en serait traumatisé.
Ça s’annonce quand même pas pire, han? Moi, ce que je retiens, c’est de la chance, des séparations, des pouliches, pis des bobos à l’épaule. Si tu veux connaître la suite pour cet automne, fais-le moi savoir.
mardi 14 juin 2011
Les étés de Lorazepam
À chaque fin d’été, Michel le farmer tuait ses soixante dindes, une à une. Fascinée, je le regardais faire. Accroche la dinde par les pattes. Fourre le couteau dans sa gueule. Coupe la grosse veine. Regarde la dinde battre des ailes en se vidant. Décroche la dinde. Trempe la dinde dans l’eau chaude. Plume la dinde. Vide la dinde. Le sable se noircissait. J’ai déjà participé à l’opération, une fois. Je plumais les dindes. Ça sentait drôle. Michel a fini par se tanner de tuer, plumer, vider ses soixante dindes annuelles. Il a même fini par se tanner d’être un farmer pis il est parti vivre au village avec sa femme pis pas Lassie parce qu’elle a fini par se tanner de vivre.
L’hiver, on allait rarement au chalet parce qu’on n’avait plus l’eau courante. Et l’hiver, c’était toujours un peu plus plate. Sauf la fois où j’avais cueilli des oeufs de mésanges en espérant voir grandir des oiseaux quioutes et que j’avais vraiment regretté ce vol cruel car les oeufs ont juste pourri, et la fois où j’avais pris une photo magnifique de Bonnie qui s’était couchée et qui avait eu l’air de poser, vraiment, comme un vrai top modèle, gros plan de sa tête de profil avec des gros flocons neufs dans ses poils noirs et blancs qui avait valu un agrandissement 8x12 chez Uniprix.
À chaque printemps, j’avais hâter de retourner au terrain pour voir comment était la rivière, si mes roches préférées avaient bougé, si j’étais capable de parcourir mon sentier plus vite que l’année d’avant, s’il y avait des nouveaux animaux. Il y avait toujours des nouveaux animaux. Même si on avait moins d’une heure de route à faire, mes soeurs et moi on trouvait ça super long. Une chance que le paysage était divertissant : le Musée de l’abeille où mon père nous promettait toujours qu’on arrêterait en revenant, un St-Bernard géant fucking laitte, une maison de Schtroumfs, un lac aux piranhas, des dizaines d’animaux à boeuf, et plus encore.
Mes parents ont fini par construire un chalet, j’ai pus jamais entendu l’expression aller au terrain, et j’ai pus jamais raconté ma vie à une vache. L’herbe est haute dans l’enclos du voisin.
* Sauf deux : mon tour premier, et l’été 2008 parce que j’ai trop perdu de temps à travailler.
samedi 10 juillet 2010
Mais qui est Vincent Simon?
Dit comme ça, ça a l'air niaiseux et ça ne fait pas très sérieux, mais moi ça me fait rire. Nos premiers contacts virtuels étaient de simples échanges dans les commentaires de la page Facebook d'un ami commun. Il y a à peine trois ou quatre mois, on salissait le mur de Keuveun avec nos délires qui ne mènent nulle part, juste pour le fun de le faire. Et c'est la faute à Maxym Ringuette™! C'est lui qui a commencé! Puis, on s'est mis à tchatter et à se texter. Et comme Maxym et moi on s'entendait bien avec lui, on s'est dit qu'il faudrait bien se voir en personne. On l'a donc invité à venir passer une fin de semaine chez moi. Je lui ai demandé s'il était bien certain de faire confiance à des inconnus, je lui ai dit que j'étais peut-être une vraie serial killer, mais cette mise en garde ne l'a pas pour autant découragé de venir nous rencontrer, et puis il en profiterait aussi pour faire la connaissance de notre Keuveun, car il s'est avéré que ces deux-là ne se connaissaient pas tant que ça, au fond. Ils ne s'étaient croisés qu'une fois, mais il suffit de se voir une fois pour devenir amis sur Facebook, vous êtes déjà au courant...
Vincent Simon, c'est le jeune homme qui fermerait la gueule à n'importe quel vieux chiâleux qui prétend que les jeunes d'aujourd'hui sont impolis et/ou ont perdu le sens des vraies valeurs familiales. Il est courtois et gentil (qualité rare que j'apprécie), et ça paraît qu'il aime et respecte sa famille et ses amis (j'ai eu la chance d'observer le Vincent Simon dans son milieu naturel plus d'une fois). (Il a l'air parfait, mais il a sûrement des vices cachés, sinon je le soupçonne d'être un androïde.) Mais, ce qui m'a vraiment impressionnée, du genre "woah, ça me jette à terre et je peux plus fermer ma bouche ni mes zoeils", c'est quand il a commencé à plier les draps dans lesquels il a dormi durant sa première fin de semaine chez moi : il a PLIÉ UN DRAP CONTOUR. Pas roulé en boule, là, PLIÉ, parfaitement plié. Je n'en reviens toujours pas. Je ne pensais même pas que c'était possible de faire ça. Ça fait longtemps que j'ai moi-même abandonné l'idée de bien plier un drap contour, je me contente de crisser ça en tas sans remords sur une tablette de mon placard. Mais quand je l'ai vu faire ça aussi habilement, j'ai tout de suite voulu l'épouser. Quel homme.
Mais bon, il forme maintenant un adorabe couple avec Keuveun, alors je le marierai dans une autre vie.
Vincent Simon a réussi à me convaincre d'aller le voir chez lui dans sa banlieue dans un champ vert, demain, même si la température m'incite à rester terrée dans mon bunker moyennement frais. Voyant que j'hésitais à me déplacer, il m'a convaincue avec trois choses : jeux vidéo, air climatisé, piscine. Au fond, c'est tout ce que je fais depuis des jours en squattant chez Maxym. Et ça va continuer encore, à la différence que je serai avec Maxym, Vincent Simon et Keuveun! Wouhou! On va aller boire des sodas chez Pop's!
J'aime l'été.
vendredi 9 juillet 2010
J'aime l'été
Sur le chemin du retour, Maxym me dit qu'on traverse une zone de criquets (mais je suis safe car ils ne sortent que le jour, surtout quand c'est ensoleillé). En disant ça, je sens un petit objets sec et inconfortable se loger dans mon soulier... je pense immédiatement aux criquets (une vieille phobie que je n'ai pas encore réglée)... je me dépêche de détacher mon soulier... je panique un peu mais je me retiens de hurler (je garde à l'esprit que nous sommes dans un quartier résidentiel à 1h30 am)... j'ôte mon soulier... et que vois-je?? UN OSTIE DE CRIQUET LAID. ARK. J'avais des frissons de dégoût. Comment vais-je un jour réussir à vivre avec ces monstres?
*Clique sur le lien! De la pure cutitude!
jeudi 8 juillet 2010
J'AI PAS LE TEMPS DE BLOGUER, dis-je en hurlant sans même ravaler ma bave
(Je profite de mes vacances forcées pour aller traîner chez Maxym Ringuette qui a un sous-sol frais et une piscine. UNE PISCINE! Waw. Le gros luxe sale. J'étais très contente de m'y tremper cette semaine, après sept ans hors de l'eau. Et je vais encore aller m'humilier à nager en boxers pour hommes (j'ai pas de maillot) comme un p'tit chien en mode "c'est-même-pas-vrai-que-je-sais-pas-nager". Je vais me baigner chez Oli-Poule avec Sabie notre rouquine adorée, et Maxym vient nous y rejoindre plus tard. Il me semble que ça fait une éternité que je ne me suis pas retrouvée avec une gang d'amis dans une piscine? W00t! J'espère qu'on va avoir autant de fun que dans une BD d'Archie! Je pense que je vais même apporter mon gros épaulard gonflé du Douleurama qui pend dans ma chambre (moi pis mes talents en déco...), ça va me donner une raison pour ne pas nager comme Mitch.
Oli-Poule a toujours peur que je sois en retard à nos rendez-vous. Et il a raison! La preuve? Je suis encore devant mon ordi. Argh.







