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dimanche 25 novembre 2012

Exposer mon zizi, prise deux


Mise en garde : Attention au bukkake de liens hypertexte.


Le dimanche matin, je me sentais moins fanée que la veille. Je savais que Darnziak serait avec moi en début d’après-midi, puis que Mathieu viendrait me rejoindre après son contrat de travail. Je serais donc seule pas très longtemps, et en cas d’urgence peupi, je pourrais toujours demander à un voisin de table se surveiller mon stock. Là, c’était mon occasion de faire une tournée!

J’aurais voulu acheter tous les livres de chez Rodrigol et l’Écrou, mais je me suis contentée de zines (de qualité). J’ai pas pu regarder attentivement tout ce qui me semblait mériter mon attention, mais j’ai pu faire une belle récolte.

Stuff on ma cat : Po a l'air en crisse sur la photo, mais j'ai tout enlevé après le clic. Elle n'a pas souffert longtemps.
Sur et autour de Po : Bib & Bum par Fabien (cadeau de Darnziak, un autre zine de punaises!); My Cat’s More Punk Than Yours, A Biography of Maxwell, par Five Seventeen; Queer Tribes : Pour les mecs qui aiment les mecs, ainsi que la liberté; Queer and Trans Youth Resistance! Out of Order; Playchat : BARELY LEGAL, par Mimi Traillette; Judith Butler, de la série The Life and Times of Butch Dykes, par Eloisa Aquino; The Journal of Fantastical Creatures, par Vanessa Vaughan; Dans l’cul, par Sara;  Autobus 64 Nord #4, avec Ed H. Bound (!), mon collègue de Terreur! Terreur!; Pro-Paganda, par Keenan P.; Hasemeister dans [é]TRON, par Frédéric Mahieu.

Absent sur la photo : Mon calendrier Annus Horribilis, de Richard Suicide (j’espère qu’il en fera d’autres, parce que j’ai acheté le dernier exemplaire) et mon poster The Birth of NES, par Emmanuel Laflamme. Sa table, juste derrière la mienne, était remplie de beeeeelles affaires. J’aurais acheté au moins la moitié de ses cartes postales. C’est drôle parce qu’on a tous les deux l’impression de se connaître, mais on sait pas trop pourquoi. Me semble qu’on n’était pas dans la même classe en maternelle. En tout cas.

On a encore eu de la belle visite! On a eu droit à deux Myriam! Double stuff! Et Swan a affronté la masse d’humains même si elle gère pas trop bien les foules, surtout quand « on dirait qu’y en a qui ont oublié de prendre une douche », pis même Cédric est venu! C’était une belle surprise pour Darnziak et moi. Ma belle-soeur Marie-Anne avait l’air enchantée par sa première visite à l’Expozine. Elle portait son t-shirt de Po, le seul que j’ai imprimé en négatif (ça donne un tout autre air à Po, faudrait que j'en fasse une photo en gros plan pour le partager avec l’univers entier).

On a aussi eu la visite de Luc Chicoine pis sa charmante blonde. Darnziak et moi on lui a fait une mini carte de fête qui contient beaucoup amour. J’avais un paquet de petites feuilles d’un format parfait pour faire des cartes et des mini zines. On a torché quelques zines gnéseux sur le coin de la table, c’est laid — j’écris trop mal — et plein de fautes mais on a décidé que ça valait au moins 400$. Personne n’en a acheté. Gang de pauvres.

J’ai donné à Iris un macaron de Salopette, qui est dans mon premier kit Folle aux chats, et le lendemain, elle m’a dit qu’il a joué avec le macaron de sa face durant des heures. J’ai vu la belle Sophie Bédard en coup de vent, la pauvre aurait tellement voulu avoir un téléporteur pour passer du Salon du livre à Expozine durant la fin de semaine. Belooga Joe était là avec sa blonde Sara, qui avait des nouveaux zines (je regrette de pas avoir acheté À qui la noune) et des beaux macarons vulgaires, dont les fameux « J’ai une vaginite ». J’étais assez contente, là! Au printemps dernier, j’avais donné ma vaginite à Fredoune, mais j’ai là pu m’en racheter une autre. Pis une plus grosse, en plus! On a fait un échange de zines : son Dans l’cul contre ma Punaise de lit. Je lui ai fait un beau bandeau à partir d’une authentique critique orale de Mathieu le kekloune (« J’aime ça Dans l’cul. » - Mathieu Arsenault) et elle m’a fait une belle dédicace « pour la reine des chats et des insectes ».

Alors que mon niveau d’énergie commençait à être dans le rouge, Léa est arrivée. A m’a-tu remonté ça, tu penses? Était en feu, la Léa! Elle avait beau dire qu’elle était fatiguée, moi je la sentais comme une boule d’énergie et de mongolitude. Était tellement dedans qu’elle s’est mise à faire de la vente intense. Faut dire qu’à ce moment-là, on avait la table à nous seuls parce que mes voisins de gauche étaient partis tôt, et celui de droite ne s’est jamais pointé. On s’est étalés solide. Faque là Léa expliquaient aux visiteurs que tous mes macarons de chats représentaient un chat spécial, et qu’ils devaient absolument porter Courgette, son chat brun. Elle a vendu trois Courgette et d’autres minous. Léa, tu serais une excellente vendeuse. « J’ai appris ça des Arabes! »

On a même vu Marine et Julien! C’est le couple de Français à qui j’avais sous-loué mon studio pour un mois. Ils venaient tout juste d’arriver à Montréal et ne connaissaient personne, alors je les ai invités à nos parties de pétanque et ils se sont fait plein d’amis. Normal, sont trop gentils! Julien a acheté mon aimant de Bubble Bobble. Je sais maintenant que je pourrai l’inviter à jouer à l’un de mes jeux préférés sur NES. Aon. Presque au même moment, Vérognique Morgner est venue faire des faces à notre table. C’est une spécialiste des faces, c’est pour ça.

Autre moment de aon : Une maman arrive à ma table avec son fils. Elle point mon aimant de Mappy. « C’est ça que tu veux? » Le petit garçon, super gêné fait oui de la tête. Je lui offre un macaron de beubitte en cadeau bonus pour le remercier de sa quioutitude, mais il fait non de la tête. Je lui offre alors une Po, il fait oui. Avec un tout petit sourire et des grands yeux.

Une petite Dakota Fanning vient me dire « c’est beau ce que tu fais » et poursuit son chemin comme une libellule en chasse.

Une autre fillette regarde un dessin de Clara et demande à sa maman « c’est quoi ça? ». La maman, mi-amusée mi-traumatisée, me sourit et entraîne sa fille vers des choses moins gore.

Un monsieur vient me voir juste pour me parler et me dire que je suis ravissante. « Tu viens d’Ailleurs, toi, han? » Ah, j’ai jamais su d’où je venais, mais c’est pas de la planète Terre certain! Vous non plus, han? « Ah non, c’est sûr! Nous on est Lumineux, on n’est pas comme les Autres! » Il était marrant. En plus il avait la même coupe de cheveux que le capitaine Jean-Luc Picard.

Merci au dude qui m’appelait la Femme-Chat et me trouvait excessive dans ma passion pour les chats (« en réalité, je suis pire que tu penses »).

Merci à Vincent Giard qui distribuait des stickers de soucisses. À la fin, on était une gang à être douces. 

Merci à Catherine qui m’a donné un set de beubittes glow-in-the-darque. Woah! Je vais les coller partout dans ma chambre.

Merci à Larouche de m’avoir fait rire avec ses histoires de poètes malades mentaux au Salon du livre. L’Écrou devait être l'un des rares stands amusants là-bas.

Merci au monsieur qui m’a demandé c’est quoi un fanzine.


En tout cas, je me trouve pas mal choyée d’avoir vu autant d’humains aimables en deux jours. Mention d’honneur à mon frère Darnziak, qui est finalement resté avec moi durant toute la fin de semaine, même quand il était lendemain de veille. « Ça me tente tellement pas de faire de la correction… » Sans sa présence, j’aurais sûrement anticipé tussortes d’affaires plates et j’aurais jamais eu autant de fonne. Merci à Léa, ma belle mongole. J'espère qu'elle voudra revenir l'an prochain. Et merci à Mathieuse, qui est venu me voir plusieurs fois malgré ses contrats et sa fatigue.

J’ai quitté le sous-sol de l’église du Chris-d’Enfant-Jésus-du-Sacrament avec ces trois mongols adorabes, épuisée mais heureuse.

Pour terminer, il faut que je souligne qu’au moins trois personnes m’ont dit que mon t-shirt était malade. Si vous voulez un t-shirt On n’est pas des trous-de-cul de Marie Letellier, faut faire pression auprès de Mathieu. C’est vrai que mon t-shirt était pas mal beau, mais à mon avis, personne n’était aussi chic que Mark Ambrose Harris.

samedi 17 novembre 2012

Je me préparais pour l’Expozine


Je me suis fait une liste de choses à faire pour venir à bout de ma semaine chargée, et j’efface mes tâches à un rythme constant. Ce soir, je trouve que j’ai l’air efficace et organisée, mais en réalité, si je travaille vite et bien, c’est bin juste parce que je suis encore à la dernière minute, et que j’ai juste pus le choix de courir. Je suis pas encore aussi organisée que je le voudrais, querisse. Dans ma liste de tâches : arrête de glander sur Fecebook. Parce que ça aide à augmenter l’efficacité, lâcher le Fecebook. 

En tout cas, j’ai réussi à faire tout ce que j’avais prévu! J’en ai même fait plus, comme me brûler les doigts avec mon gonne à colle. C’est des choses qui arrivent. J’ai aussi décidé de teindre ma repousse de cheveux. Pourquoi pas? Tant qu’à être efficace. Je me suis un peu tachée. Ça aussi c’est des choses qui arrivent. 

J’ai tout fini. J’ai préparé quelques éditions deluxe de La punaise de lit, j’ai fait plein de macarons, dont un tout nouveau kit de minous adorabes, et mon kit Folle aux chats sera aussi à ma table, agrémenté d’un mini-zine, ainsi que des beaux aimants de frigo 8-bits et trois (3) t-shirts de Po. Bonus : je vais aussi vendre des articles de Doctorak! Des macarons et cartes d’auteurs! Oh ouimadame!

Étant donné que je devrai me lever en pleine nuit pour arriver à l’heure, j’aurai une face de zombie pire que d’habitude. Je devrais être en train de dormir, mais mon corps veut pas, il trouve ça cave de dormir tôt. C’est qui c’est qui va avoir l’air cave demain, han?

Bon, je me plains, je chiâle, mais je le sais bin que je vais avoir du fonne. Pis en plus (un autre bonus), Darnziak va être avec moi! Pas toute la fin de semaine, là, mais il va quand même m’aider à m’installer demain, il va faire des dédicaces pour toi, et me soutenir moralement. Yé fin, mon frère. Pis le Mathieu aussi va venir faire son tour. En fait, tout le monde va y aller. Même Sonia Vachon avec sa boîte de Tide.

Si jamais je réponds pas quand tu me parles, ça se pourrait que je sois simplement en train de dormir les yeux ouverts. T’as juste à me poker doucement pis ça va me rebooter le système.

mercredi 7 novembre 2012

Immense concours de chattes


Quoi, un autre concours? Bin oui, je CAPOTE sur les concours. J’espère que toi aussi, chers lecteurs, tu capotes au moins un peu. J’ai déjà reçu quelques textes pour mon concours d’histoires de beubittes, mais pas tant que ça. J’espère que c’est parce que tu travailles fort sur ton texte, parce que j’ai hâte de te lire! Heille, wo, je suis pas téteuse, je suis enthousiaste.

Pourquoi un autre concours là là tussuite? Parce que je prépare un autre kit de macarons que je vendrai à l’Expozine (les 17 et 18 novembre, ça s’en vient vite, ça s’en vient genre au grand galop) et je t’offre la chance de voir ta propre chatte macaronée. Pourquoi des chattes et pas des chats? Serais-je sexiste? Pas du tout. C’est juste que je me trouve bin drôle de faire un kit « J’aime les chattes ». Tu vois, ça prend pas grand chose pour m’enthousiasmer. Des minous, des jokes de noune, des concours.

Wow! C’est extraordinaire! Comment fais-je pour participer?
Tu m’envoies une ou des photos de ta chatte accompagnées d’une description de l’animal. Si t’es pas trop inspiré pour faire une notice biographique féline, je peux la faire à partir de quelques informations. Mais le plus important, c’est la photo. Il faut penser au fait que le macaron est rond, et que j’ai besoin d’assez d’espace autour de la tête de la chatte, car cet espace se retrouvera sur les rebords et sous le macaron. Je te montre un exemple :

Pas super.

Ici, Mick Dundee aurait pu faire un macaron parfait (oué!). Mais la photo était cadrée trop serrée autour de sa belle tête, ce qui me laisse peu de jeu pour la centrer idéalement. (Juste pour être claire, la zone verte correspond à ce qui se trouve sur les rebords et sous le macaron.)

Aon.

Ici, le portrait d’Edgar me laissait peu de jeu, mais sa p’tite face adorabe était très belle sur un macaron, même sans ses oreilles et la pointe de ses moustaches. Donc, ça dépend vraiment de l’image. Moi j’dis, : en cas de doute, tu m’envoies la photo et je verrai ce que je peux faire. (Merci à Frédérique pour son chat top-modèle.)

Je gagne quoi?
Tu gagnes l’honneur et la fierté. Ta chatte va être dans un kit de macarons! Moi, je serais fière pis je passerais mon temps à me vanter. En tout cas, c’est ce que je fais avec mon incomparable Po. Aon, Po.

Oui, je veux ressentir cette fierté! J’ai jusqu’à quand pour participer?
Disons, au plus tard le mercredi 14 novembre à 23h59? Faut quand même me laisser le temps de gosser ça. Et tu disposes d'une semaine pour trouver tes plus belles photos ou en faire des meilleures! Allez, dis oui! Ça va d’être le fonne!

mardi 28 août 2012

Je fais des faces de poisson mais c'est pas ça qui va me démotiver


Ce soir je suis allée chez Mathieu pour enfin brûler la soie. Ça faisait au moins quatre fois qu’on remettait ça, parce que c’est difficile de faire fitter nos horaires, parce qu’il faut faire ça quand il fait noir, et parce qu’on est souvent fatigués par les temps qui courent (au ralenti). Ça me tentait pas du tout de marcher une demi-heure pour ensuite faire quelque chose qui demande à mon corps de bouger. Je me sentais trop zombifiée. Mais je me suis botté le cul pour deux raisons principales : j’ai hâte de faire les t-shirts de Po (et je sais qu’ils sont attendus), et je sais que je dois sortir à tous les jours pour ne pas redevenir un troglodyte.

En chemin, j’ai croisé Myriam, que je rencontre souvent par hasard parce qu’on habite le même quartier. Une chance qu’elle m’a reconnue et m’a fait des grands gestes parce que j’aurais pu passer à deux pouces de sa face sans la voir. Je deviens de plus en plus myope, mais je suis surtout limite autiste quand je me balade sur la rue. Les gens qui croisent ma route ne sont pas ce qu’ils sont. Ce sont des personnages, des créatures, des monstres, la seule chose qu’il y a de réel chez eux, c’est leur odeur, que je perçois presque à tout coup. Pis ossetie qu’ils pusent, des fois. Surtout les vendredis et samedis soirs.

Je suis arrivée chez Mathieu épuisée, j’avais chaud, je tenais pas debout, même ma face tenait pas tusseul, et j’arrêtais pas de bailler. J’avais une face de poisson mort. J’étais même pas maquillée. Qu’est-ce qui m’arrive, donc? Ça doit être les penules. Je me suis aspergée d’eau froide pour me ressusciter. Pis là Mathieu m’a dit que l’acétate de Po n’était pas belle, que ça risquait de donner de mauvais résultats. J’ai voulu essayé un nouveau centre d’impressions, et c’est ce que ça a donné. Bon. OK. Coudonc. J’étais un peu désappointée de reporter ça à mercredi. Parce que demain soir, Mathieu sera à Québec pour la première de Vu d’ici. Et moi je n’y serai pas, je serai pas la salle à ses côtés, tutessitée de fierté pour lui et de pas savoir ce qui m’attend comme spectacle. Parce que je sais que ça va être une pièce démente, que je vais tomber en bas de mon siège quand je vais voir ça. Mais ça se passera pas demain. Pour tussortes de raisons qui me rendent trisse. Alors je me concentre à essayer de dompter mon cerveau pour qu’il focalise sur les choses positives et belles et lumineuses. Ce qui est beau, c’est que la pièce de Mathieu est jouée au théâtre pour la deuxième fois, et qu’elle sera présentée à Mourial en janvier, et que cette fois je vais pas manquer ça. Ce qui est beau, c’est que j’ai maintenant ramassé plus de 165$ en vendant des macarons sur ma boutique, que Po est à deux comprimés d’avoir terminé son traitement antibiotique, que mon petit frère va mieux. Ce qui est beau c'est le monde, des fois, parce que oui ça arrive que le monde est beau, que l'humanité me fait chaud au coeur, et ce qui est beau, c'est que j’ai des idées de projets gnéseux, et que cette fois je n’appréhende pas la fraîcheur de l’automne qui s’en vient oh crisme que oui amène-toué bebé.

vendredi 17 août 2012

Oli, mes totons, des macarons, pis du renvou


Oli se frottait la face sur mon dos nu pour y déposer ses phéromones, pis un peu pour essayer d’être aussi quioute qu’un chat, je dirais.

Oli : Es-tu habillée avec un morceau de nappe?
Moi : Non. C’est un vêtement. J’ai pogné ça dans le quartier chinois.
Oli : C’est beau.
Moi : Ah bon? … Normalement je vis en bobettes quand il fait chaud, mais je voulais pas t’imposer ma nudité.
Oli : Je les ai déjà vu, tes totons.
Moi : Quand ça?
Oli : Un à la fois, à deux occasions.
Moi : Bin voyons, toué!
Oli : Pourquoi tu t’en rappelles jamais à chaque fois qu’on en parle?
Moi : J’sais pas! C’était quand?
Oli : Une fois quand tu portais ta robe de nuit de princesse.
Moi : Ah oui. C’est plausible. C’est avec ça que j’ai montré un de mes bouttes à Nique. Accidentellement, tsé.
Oli : Pis l’autre c’est, Ringuette qui l’a fait popper en tirant sur ton chandail.
Moi : Yé bin cave!
Oli : Ça t’étonne?
Moi : Non. Heille, dis pas à personne que t’as vu mes totons. C’est sacré.
Oli : OK.

On est parti chez Mathieu pour que j’aille me faire une autre batch de macarons de Po et de beubittes. C’est pas habituel pour moi, mais je me sentais pas super bien en voiture. J’avais juste hâte de sortir. Surtout que je savais pas trop comment lui expliquer clairement le chemin puisque je me déplace toujours à pieds. Je regrettais de pas lui avoir proposé de marcher. Mais Oli est compréhensif et patient avec moi, alors je lui ai dit que je filais pas, et il a immédiatement immobilisé sa olimobile. J’avais besoin d’une poffe d’air. Mais ça sentait pas mal les égouts où on était, faque j’ai rembarqué dans le char en ravalant ma nausée. Je lui ai montré mes orteils, parce qu’il avait envie d’avoir peur, parce que ça fait trois ans que je lui dis que mes orteils sont monstrueux, et il les avait jamais vus. 

Oli : Bin là, sont vraiment pas si pires. T’as jamais vu les orteils à ma mère?
Moi : Non, mais j’ai vu ses totons.
Oli : Crisse que t’es conne.
Moi : Mais c'est vrai.
Oli : T'es conne pareil.

On a passé deux heures à placoter pendant que je punchais des macarons. Comme à l’époque où il venait trainer dans mon mégabunker de Québec-Vile. Dans le temps où les occasions de vedger étaient plus nombreuses. Ah non, pas encore de la nostalgie? Pas déjà?


Oli est rentré tôt, il a une vie d'adulte qui l'attend demain à 6h30.

Avant de quitter le Manoir deluxe, j’avais dit à ma chatte : « Po, vomis pas sur mes rapports d’impôt, OK? » J’ai dit ça en blague. Parce que j’avais laissé traîner par terre cette ossetie de paperasse. Parce que c’est à vomir. Tsé. Le sens de l’humour pas créyabe que j’ai. Bin cré-moué ou pas, en rentrant chenous, Po avait fait un ti renvou sur mon rapport d’impôt (le formulaire du fédéral). Ah, Po. Sacrée blagueuse.

En tout cas, je suis heureuse d’avoir vu et senti mon Oli. Pis j’ai plein de beaux macarons. Oh! Et je prépare d’autres belles affaires pour très bientôt! Ouimadame!

jeudi 16 août 2012

Cha Guevara illumine notre été darque


Mathieu a trouvé les mots que je n’aurais pu trouver. En plus d’être une petite bête sensible, Mathieu est est un écrivain, un grand, et il parle ici de ce dont je suis incapable de parler.

Oui, on passe un triste été, mais on est encore bien vivants, et je suis émue de me sentir entourée de gens exceptionnels. Et émue par le soutien moral et financier que je reçois depuis quelques jours de la part d’amis, de connaissances et même d’inconnus. Des commandes sur ma boutique en ligne, des commandes de t-shirts de la plus belle chatte gériatrique du monde, accompagnées de petits mots gentils. Merci à vous tous.

Oui, on vit dans un monde cruel, injuste, impitoyable, mais si on garde à l'esprit que la Terre est aussi peuplée de gens qui ont du coeur, on peut maintenir sa tête hors de l'eau quand ça tire vers le bas.


Je suis trop fatiguée (et bozzée sul Gravol) pour élaborer ce soir, mais je veux juste dire : merci.


Et : broulx.




lundi 13 août 2012

Des macarons de Po!


Je suis en train de préparer des produits dérivés de Po que je vais vendre sur ma boutique Etsy. À la fin du mois, les frais médicaux de Po m’auront coûtés environ 1000$, alors je vais tenter d’en financer une partie de cette manière.

Les macarons sont déjà prêts, et je prépare actuellement un design de t-shirt! OUIMADAME. Si je peux avoir douze (12) pré-commandes, je le sérigraphie. Et ce sera beau, doux et bon pour le coeur.

Mathieu est passé me voir ce soir, il m’a donné un coup de main et encouragée dans mon beau projet de levée de fonds. Il a remarqué ma bonne humeur. « Tu l’aimes, han, ton menou? » Oooooh oui. On se lâche pas de la journée. Sauf, des fois, quand je vois qu’elle est bien endormie, je retiens mes envies de la flatter et je la laisse se reposer, je lui touche pas à un poil. Chaque petit moment avec elle me paraît précieux, et je cède à tous ses caprices. Aussi, j’ai remarqué que je lui parle plus qu’avant. Je m’adresse à elle, je lui fais des compliments, je la questionne, comme si elle allait me répondre un manné. Les voisins doivent m’entendre à travers les murs du Manoir deluxe qui n’a pas une insonorisation deluxe. Ils doivent se dire que je suis une crisse de folle. Oui, bin oui. C’est ça. Pis c’est pas si grave. 



Po, dix-sept ans, resent le besoin de vérifier si un cactus ça pique vraiment.


dimanche 29 juillet 2012

J’ai une boutique

Oué, j’ai ouvert une boutique sur Etsy. Pour le moment, j’ai peu d’items, mais le choix de belles gnéseries devrait vite se diversifier! Bientôt!

Autre raison de rester à l’affût : J’ai bien l’intention d’offrir des rabais et bonus à toi mes lecteurs, et à mes plus fidèles clients. Parce que je ne suis pas qu’une sauvage capitaliste qui rêve de fortune et de puissance, j’aime aussi — surtout! — faire des cadeaux. En fait, si mes finances étaient saines, je donnerais tout. Mathieu trouvait d’ailleurs que je faisais pas une bin bonne vendeuse quand je donnais ses macarons au lieu de les vendre.

Va voir mon beau kit de macarons de beubittes! C’est Darnziak qui a fait les dessins!