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mercredi 2 janvier 2013

Pourquoi je peux pas dire que 2012 c’était yinque de la marde


Mon amie Litchi disait l’autre jour que 2012 avait surtout été une année de bouse. L’image m’a fait penser à une chose importante : à l’époque où je côtoyais régulièrement des bovins, j’avais très tôt remarqué que dans les bouses, il y avait toujours des p’tits mottons de blé d’Inde. Les gallinacés domestiques picoraient ça. Moi, j’aime vraiment ça le blé d’Inde, mais j’irais pas jusqu’à fouiller dans une bouse pour en manger des grains. Heille wo. Mais si je veux faire une image poétique — mettons que je me prends pour un ostie de poète — bin je dirais que 2012 était une grosse bouse imprégnée de grains de blé d’Inde sucré.

Ce soir, je me sens loadée d’amour et de générosité, et ça me donne envie de partager avec l’univers — on est bien dans l’univers, right? — mes p’tits mottons de blé d’Inde de 2012. Cette liste est incomplète, bien sûre.

Le gala de l’Académie de la vie littéraire au tournant du 21e siècle.
Mes soirées de jeux vidéo. Seules ou avec mes amis mongols.
Ma travailleuse sociale super fine. Je suis due pour la rappeler, là. En espérant que mon dossier n’a pas été supprimé.
Darnziak qui devient mon frère. Ses gueros emails d’Islande, pleins de coquilles de iPad.
Marcher avec des milliers de personnes, fesser sur des casseroles.
Mon Manoir deluxe.
Po contre la hausse.
Ma veillée au feu avec George Barbeau.
Bobbé l’arenier géante.
Ma correspondance avec Joanie. Je trouve qu’on forme une belle paire de guerosses mémères.
Apprendre la sérigraphie pis aimer ça solide.
Mon premier fanzine.
Les gens sensibles. La générosité d’amis et d’inconnus.
Véckée enfin devenu une écrivaine reconnue. Ouémadame.
Prendre conscience que je dois chérir chaque petit moment que je passe avec ma vieille Po. Profiter de son sursis.
Ma rencontre et ma correspondance avec François et Marie — c’est virtuel mais ils sont bien réels et totalement adorabes.
Ma colocation avec le Ringuette.
Mes penules? On va dire que oui.
Avoir trouvé un foyer pour Ron Jeremy.
Expozine et Salon Nouveau Genre
Les cataloyes Sears.
Avoir mis des gouttes de marde dins internets.
Terreur! Terreur!, indestructible.
Émélée qui aime sa nouvelle vie en région.
Ma soirée su Jos Dion.
Le soutien indéfectible de Mathieu, son amour. Son beau p'tit cul.
Voir mes amis se métamorphoser. Vous êtes encore plus beaux, mes amis. Ici, je pense particulièrement à Darnziak, Mathieu et Véckée. On mange nos exuvies pis on grandit. 
Ma veillée du Jour de l’An.

Scarabaeus sacer roule sa boule de marde.


Je termine mon élan d’amour de Calinours en désignant la personnalité de l’année selon Lora Zepam : 

TOI, mes chers lecteurs et chères lectrices*.

Je sais que tout le monde est spécial, mais moi je peux te dire que t’es spécial-e pour au moins une chose : tu lis, occasionnellement ou régulièrement, le blogue de Lora Zepam (c’est moué ça). Si je me fie à mes stats, c’est pas une activité très répandue dans la population en général. Et moi, originale comme c’est pas possible, je profite de ce début d’année pour te remercier d’être mes chers lecteurs. Savoir que quelques personnes lisent et apprécient mes gnéseries, ça me stimule encore plus la zone du gnéseux. Et puisque ma mongolitude est une maladie dégénérative, ça peut juste s’empirer avec le temps.

Bonne Année! Pis moi bin je me souhaite une année moins intense.


*Si tu connais pas Les pieds dans la marge, tu dois te demander pourquoi j’ai l’air d’avoir de la misère avec le singulier pis le pluriel quand je parle de toi mes lecteurs. Faut que tu regardes Les pieds dans la marge.

mercredi 7 novembre 2012

Gouttes de marde gouttes de marde gouttes de marde


Mathieu m’expliquait qu’il a connu un chat qui laissait échapper des petites gouttes de marde quand il le flattait ou jouait avec. Il comprenait pas trop pourquoi, c’était peut-être sa manière d’exprimer son excitation, ou un problème de glandes anales. Des gouttes de marde. Je trouve ça vraiment dégueu comme expression. « Je me demande ce qu’on peut trouver sur internet en cherchant « gouttes de marde ». »

— Oh oui, cherche ça!
— Meh. Un seul résultat.
— Juste un!?
— Bin voyons, Mathieu, ça se peut pas que partout dans les internets, on ne parle de gouttes de marde qu’à un seul endroit, et une seule fois!
— Eh oui, une seule occurrence.
— Mais ça se PEUT PAS. C’est INTERNET! Personne d’autre n’a écrit « gouttes de marde »!?
— Toi, t’as écrit « gouttes de marde ».
— Je suis en train de l’écrire! Te rends-tu compte? Je suis en train de changer les internets.
— Toi tu changes ça pour le mieux quand tu changes que’que chose.
— Ouan.