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mercredi 18 septembre 2013

Le monsieur voulait des nouvelles de ma chatte

En sortant de la fruiterie, le monsieur m’a arrêtée. Je pense qu’il m’avait vue à la caisse, et qu’il m’attendait. Il voulait des nouvelles de ma chatte.

— Heille, comment c’qu’a va, ta chatte? Est-tu toujours vivante?
— Oui! A va bien!
— Est rendue à quel âge, là? Seize ans?
— Dix-huit ans!
— A va battre des records!

On a jasé de Po en marchant jusqu’au prochain coin de rue. Il voulait pas m’embêter. Juste me parler de Po. C’est la quatrième fois que je croise ce monsieur, et à chaque fois il me parle de Po. Je lui ai pas dit que je faisais des t-shirts de Po et que je venais tout juste de sortir un nouveau modèle, heille wo, des plans pour qu’il me traite de crisse de folle. Mais toi, chère lectrice, tu le sais déjà que je suis une crisse de folle, alors je vais te parler de mon nouveau t-shirt de Po.

Quand j’ai fait un concours sur Terreur! Terreur!, je savais pas à quoi m’attendre. Eh bien je me suis retrouvée avec l’embarras du choix. Les résultats sont ici.

Je suis très fière de te présenter ce t-shirt créé par Zviane. Regarde comme il est beau! *o*

Zviane qui porte l'ostie d'Po. Aoooon.


Et les cartes postales!

Po la cougar, par Iris

Po, par Vanessa Renard

Je. Capote.

Quand je n’aurai plus de dette de vet, je veux verser une part des profits à un refuge pour chats de Montréal. Moi qui exploite les chats avec ma grosse business, je leur dois bien ça!

Po est en forme. Ce matin, elle chassait mes pieds à travers mes couvertures. Elle devient de plus en plus soyeuse (y a-t-il une limite à ça?). Et elle est en vedette — deux fois! — sur la page d’une marque de litière. Ai-je besoin de te dire à quel point je suis émue pis fière pis tute?

Bon. C’est l’heure de notre documentaire pré-dodo. Bonne nuit, chère lectrice.

On peut acheter le t-shirt ici.
La carte postale d'Iris, ici.
La carte postale de Vanessa, ici.

vendredi 23 novembre 2012

Exposer mon zizi


À force de parler de mon fanzine comme d’un zizi, ça a fini par être pinisse, pis batte. J’aurais donc pu intituler cette note « Exposer mon batte », c’était même ça qui a spontanément poppé dans mon esprit, mais heille, wo, fourrait pas que je perde le contrôle, là. Je cherche pas spécialement à être vulgaire. Pis ça commence à être nébuleux, « Exposer mon batte », tandis qu’avec « Exposer mon zizi », tu peux rapidement faire le lien avec Expozine et mon fanzine. Trouver des titres de notes de bloye, c’est un art, et si je m’y investissais vraiment, je pourrais pondre les plus beaux titres de la blogosphère mondiale — voire COSMIQUE — mais y parait que j’ai d’autres qualités, faque j’ai pris l’habitude de torcher ça assez vite, les titres. Voilà. T’as compris que je m’apprête à parler d’Expozine pis que ça risque d’être long et gnéseux et peut-être même plate.

J’anticipais un peu la fin de semaine parce que ça me faisait peur d’avoir à me lever à neuf heures du matin pis passer la journée à essayer d’être de bonne compagnie. J’ai dormi cinq heures (le minimum que mon corps réclame pour pas trop souffrir) pis je me suis hissée hors de mon lit chaud. Même Po trouvait ça trop tôt, elle avait même pas encore commencé à faire du pain sur moi. Malgré l’horreur de devoir exister le matin, ma journée a commencé par que’que chose de beau : Darnziak m’a remis une carte de fête faite par lui-même. A-ooooooon!

Punaise Face-de-marde, SNES, mon épée Master, Po, pis mon frigo Excite Bike.


Yé fin, lui! Il m’avait promis de venir m’aider à m’installer et passer une partie de la journée avec moi. Faut que je le dise : c’est bizarre de voir mes amis le matin. L’éclairage naturel est du mauvais bord, j’ai l’impression de vivre à l’envers.

En arrivant sur les lieux, j’ai spotté un coin de table pas loin d’une sortie. Je me suis dit que la petite brise nous garderait vivants (comme tu peux le constater, mes chers lecteurs, ça a fonctionné puisqu'on est tous les deux vivants au moment où je tape ces mots). Par bonheur, il y avait deux chaises, alors c’était possible pour Darnziak et moi d’être assis en même temps. On s'était préparés au pire, on se disait qu'une seule chaise saurait suffire pour nos demi-fessiers, faque on se considérait assez chanceux. Par contre, on était tellement tassés que c’était plus simple pour nous de se glisser sous la table plutôt que de de tasser les autres humains si on voulait entrer ou sortir de la zone des exposants.

Avant qu’il n’y ait trop de visiteurs, je suis allée voir Zviane à sa table pour lui donner un aimant que j’ai fait. Je savais qu’elle l’aimait, elle avait l’air de tripper quand je l’avais mis sur Facebook. C’est un « Peupi » en beads jaune et brun. Quand je lui ai remis ça, ses yeux se sont illuminés, elle a mis une main sur son coeur, et a dit :  « C’est le plus beau jour de ma vie. » Ses yeux se sont mis à lancer des rayons laser, pis elle a mis le feu à ses zines. J’ai dit wo, calme-toué, wo! Je voulais pas avoir du troube avec la sécurité.

Après ça, quelqu'un que je connais pas s’est présenté à ma table, puis il a dézippé sa veste pour me montrer… un chandail de Po! Laurence! C’était Laurence, que j’avais jamais vu, mais avec qui j’ai échangé quelques emails cet été quand il m’a écrit pour me commander son t-shirt. Il s’occupait de deux tables, dont une où j’ai acheté des zines queer (Queer and Trans Youth Resistance — Out of Order et  Queer Tribes — Pour les mecs qui aiment les mecs, ainsi que la liberté). Peu après, Ranger l’énarvé est venu nous voir. J’étais contente de le voir tout content tout fringant. On a jasé un bon moment, nous assis, lui dansant devant nous, comme un fou.

Je suis allée faire une tournée rapide, question de voir, taponner et acheter des zizis. En nageant dans la foule, j’ai retrouvé Angé! Aon! Je l’avais pas vue depuis des mois, alors j’étais tutesssitée par sa présence. Elle était enrhumée, alors elle osait pas trop se frotter sur moi pour notre traditionnel échange de phéromones. Le moment était mal choisi pour examiner le stoffe et les zizis magnifiques qui m’entouraient, alors je suis retournée à ma table, me disant que je ferais le tour dimanche avant que la foule n’arrive.

Au total, je me suis absentée 10 ou 15 minutes. Juste ça. À mon retour, Darnziak me dit : « Tu croiras pas ce qui vient d’arriver. Faut que je te conte ça. » J’ai tout de suite pensé à un truc grave, mais il a souri et m’a dit nenon, c’est du beau. Je me faufile alors sous la table et je le rejoins, super intriguée. Il me raconte que pendant ma courte absence, François Fucking Blais est venu acheter une édition deluxe de La punaise de lit. « Je lui ai dit que t’allais revenir dans pas long, mais il voulait pas t’attendre, y’avait l’air INTIMIDÉ. Peux-tu croire à ça? » Darnziak était tout lumineux. Cette rencontre-là, il aurait même pas osé l’espérer. Parce que François Blais, c’est un peu un mythe, des fois on se demande s’il existe pour vrai. Y’a des gens qui me disent l’avoir déjà vu, mais quand tu leur demandes des détails, sont pus trop sûr si c’était bin lui. Mais Darnziak, il l’a vu pour vrai, et lui a même parlé. « Il était pareil comme sur le cover d’OVNI! Avec la même tuque! » Woah. OK, ça fait notre journée en crisme. 

Là j’ouvre une parenthèse : (Qu’est-ce qui fait qu’on est en émoi comme ça, Darnziak pis moi? Parce qu’on est des fans de François Blais, oui, mais y’a pas que ça. Il y a environ un mois, une certaine Marie m’a contactée via la page de Po. Elle voulait me commander deux t-shirts de Po : un pour elle, un pour son frère. On s’est mis à s’écrire un peu, et dès les premiers emails je l’ai trouvé adorabe. Puis elle me dit que je connais peut-être son frère… qui est écrivain… François Blais… Meh! Bin oui! Mais non, je le connais pas personnellement, mais j’ai Vie d’Anne-Sophie Bonenfant dans mon lit, drette à côté de moi, parce que ça fait un boutte que Vickie pis Mathieu me disent de lire du François Blais, que je vais aimer ça, c’est sûr. Faque j’ai commencé par lire Document 1, son plus récent. Moi là, quand je regarde un film qui me fait beaucoup tripper, ça m’arrive de taper des mains en sautillant comme une mongole. Seule devant mon écran, consciente que personne sait que j’applaudis pour souligner les qualités de l’oeuvre. J’y peux rien, c’est l’essitation qui sort spontanément. Bin Document 1, c’est exactement le genre de livres qui m’aurait fait taper des mains comme une querisse de mongole si j’étais pas obligée de le tenir entre mes mains. Je suis pas critique littéraire, han. Je peux te dire à quel point j’étais énarvée et émerveillée de lire un livre, mais je serai pas très profonde. J’écris pas pour Liberté, tsé. Là, je suis dans Iphigénie en Haute-Ville, pis je fais attention pour pas l’échapper à cause de mon envie de taper des mains. Mais mise à part mon admiration pour l’oeuvre de François Blais, j’ai un peu un crush sur sa soeur pis lui. Je les adopterais. Ils s’occupent des chats SDF de leur quartier! Ils sont A-DO-RA-BES. Dans ma tête, je les vois comme un couple ducharmien, pis ça rajoute encore plus à mon affection pour eux. Ouain, je suis un peu intense, j’sais bin, mais c’est comme ça. Je suis emo, tsé. Oh pis l’autre jour ils m’ont envoyé un magnifique cadeau! C’est pour ça que c’était ma fête en tabarnaque. Sur le colis, c’était écrit « Sophy et Po » (AON!), et à l’intérieur, il y avait deux (2!) sachets de minouches deluxe, QUATRE (4) livres de François Blais, et une lettre touchante et farfelue. Darnziak est arrivé chez moi pendant que je lisais la lettre de François, il a bien vu que j’étais tutémue. Veux-tu bin m’dire comment je pourrais ne pas les aimer, han? Bon, on va dire que je ferme ma parenthèse ici.)

Marie-Chantal, ma beauté sauvage, est aussi venue faire un tour. C’était vraiment la journée des rencontres, ça n’arrêtait pus! Une chance que je filais pas sauvage à ce moment-là. Même Clara, qui trippe pas sur les foules, a osé mettre le pied à l’Expozine! On a jasé de chats, bien sûr, et de notre future soirée de gaming. Elle m’a laissé une petite pile d’impressions, je lui avais proposé de les ajouter à ma table parce que je trouvais ça inacceptable que ses beaux dessins ne fassent pas l’Expozine. 

Toute le monde était là. Même François Blais, même le soundman de Fred Pellerin, même Mathieurseno qui était occupé pour la fin de semaine, même Sonia Vachon avec une boîte de Tide, pis même la fille du centre d’impressions est passée! « T’as oublié ta clé USB. Je savais pas ton nom, on a collé une note avec Folle aux chats écrit dessus… » Aooon. Bin non je suis pas offusquée! J’assume totalement ce titre!

On a aussi vu Sébastien Dulude. Il m’a dit qu’il allait peut-être adopter un chat prochainement. Je lui ai parlé de Ron Jeremy. Il était bin d’accord sur le fait que c’est un très beau chat, « les tigrés, c’est les meilleurs », pis je l’ai laissé réfléchir à ça. Darnziak pis moi on était pas mal fatigués, mais la journée était l’fonne, et on n’avait pas beaucoup de temps pour penser à notre fatigue. En tout cas, je l’ai trouvé pas mal toffe de faire toute la journée sur un lendemain de brosse. « Mais demain, je pourrai pas rester aussi longtemps, je vais juste t’aider à t’installer, te laisser faire une tournée, pis rentrer. J’ai de la correction à faire… »

À 18 heures, j’ai recouvert ma table d’une belle nappe blanche, on s’est glissés de l’autre bord de la table, pis on s’est laissés rouler jusque chez moi. On a mangé au ralenti, enduré les nounoueries du Ringuette, pis Darnziak est rentré chez lui. Ce soir-là, je me suis écroulée dans mon lit avant une heure. Fait rare. Même pas eu le temps de tout regarder mon documentaire sur les hippopotames.

Là, il reste dimanche. Ouh.

mercredi 8 août 2012

Le retour de Po


Une chance que Mathieu était là. En plus de me soutenir, il endurait mes râles contre la chaleur et contre mes tites jambes faibles. On avait une bonne demi-heure de marche à faire et vers la fin je commençais à trouver ça pénible en Jésus-Crisme. Par bonheur, l’hôpital vétérinaire était climatisé.

Revoir Po. Enfin! Hiiiiii! J’ai commencé à lui parler à travers sa cage, puis elle a commencé à miauler. Une tite voix fatiguée mais assez puissante pour qu’on sente sa peur. Des miaulements pour faire pleurer mon coeur. Mathieu m’a raccompagnée jusqu’à un taxi, et l’estie de chauffeur fou nous a ramenées jusque chez nous. Je me préparais mentalement à un accident tellement il conduisait vite et mal. C’était fucking épeurant. Déjà que je tentais de rassurer Po, de me rassurer moi-même, de lutter contre la chaleur et contre la panique, je me serais bien passé de rouler avec un débile. 3782, j’embarque pus dans ton char. Merci bye. Durant le trajet pas mal mouvementé, j’essayais de flatter la tête de Po en glissant mes doigts à travers la porte de sa cage de transport. Elle était beaucoup trop agitée pour penser à se faire flatter, elle pouvait juste miauler et me faire des zoeils tristes. J’ai remarqué une trace de sang sur ma main. Hum. Gore. Ça, c’est parce que la vétérinaire a prélevé du jus de kyste pour en connaître la nature. Ça lui pousse au milieu du front depuis des mois et c’est un peu inquiétant. Enfin, on arrive à destination. Ouf. Fiou. Crisse.

Les vraies retrouvailles, là. Je peux la flatter, je peux voir qu’elle est correcte, qu’elle n’a pas perdu sa drive de Po. Elle explore son territoire, la queue en l’air, passe me voir pour une caresse, se frotte la face sur moi, sur d’autres affaires qui dépassent. Elle bouge, elle est vivante. Elle a survécu.

Je vois bien qu’elle est fatiguée, elle s’est étendue trois fois par terre, de tout son long, comme une flaque de chat. Mais elle voulait pas dormir : elle avait des choses à vérifier.

Po ne quitte jamais la maison, alors que moi, en temps normal, ça m'arrive régulièrement. Elle a dû s’inquiéter que personne ne soit là pour tchéquer si tout était correct. Elle est allée sentir des spots particuliers — j’ai reconnu des endroits où elle avait fait des peupis douloureux — dont un qui devait être spécialement intéressant parce qu’elle a fait une bouche. Une guerosse bouche. L’organe de Jackobson qui spinne au maximum.

À quatre reprises elle a vigoureusement fait ses griffes sur Zviane — son poteau à griffer s’appelle Zviane parce c’est Zviane qui me l’a donné, c’est juste ça, juste pour ça, parce que l’explication derrière un choix de nom  n’a pas besoin d’être intelligente, han. Elle avait l’air d’avoir du fonne à faire ça, comme si ça lui avait manqué.

Elle est allée vérifier à la fenêtre. Minutieusement. Elle doit trouver que je fais pas ça assez souvent, faque elle se sent pas mal responsable.

Elle a re-vérifié des spots odorant du Manoir. Ça semblait important.

Aujourd’hui, on se repose. Demain, j’essaierai de trouver comment vais-je rembourser les frais de vet. Po dort profondément. Enfin. Du gros sommeil de grosse fatigue. Son petit corps est agité de micro-
spasmes. Parce que même ses rêves sont gros.


Ah oui : le premier broulx du retour au foyer, c’était beau à pleurer.

vendredi 6 janvier 2012

C’EST ENCORE TELLEMENT MA FÊTE, GENRE! D:


Le 25 décembre, en direct de Rimouski, Mathieu me tweete : « Ma soeur m’a donné des cadeaux, mais on dirait qu’ils sont exiprès pour toi. Tu croiras pas à ça… O_O »
Meh! C’est quoi c’est quoi c’est quoi? « Une manette Nintendo USB… et une ferme de fourmis! » NON ÇA S’PEUT PAS! Sa soeur devrait être ma marraine, ou ma marraine, ou  mon Père Noël personnel. Mathieu sait que je veux un formicarium, je lui ai cassé les oreilles avec ça durant des semaines, je veux m’en fabriquer un géant, j’ai des projets, j’arrête pas de le gosser avec ça, pis j’ai hâte à l’été! Lui il trouve ça semi-intéressant, pas plus. Il m’a proposé d’installer la colonie chez nous. Moi je voudrais m’acheter des ant farms Uncle Milton pareilles comme la sienne (mais la version en OR MASSIF)! Pour qu’on se fasse une mégacolonie! Hiiiiiiiiiiiiiiii!

Le 25 décembre, c’était aussi la journée où j’avais le droit d’ouvrir le cadeau que Mathieu avait déposé dans ma Dropbox. Ça, c’était vraiment intrigant. Un album rare? Un nouveau design de macaron? Une photo de lui en tounu?
C’était un fichier .avi. Un film? Oh, on dirait un documentaire… Mais un documentaire sur quoi? Oh! Non!
MEH! C’est LE RETOUR DE NOS IDOLES! Maudit mongol de fou dans plotte! *o* « Je veux le regarder avec Meulie pis toi! »

Deux jours plus tard, juste avant que j’aille le rejoindre chez lui, Mathieu m’a dit qu’il avait d’autres cadeaux pour moi. Encore?! Ça devient gênant! J’arrive, il me tend le cadeau que ses parents m’offrent. Sont donc bin fins! Donner un cadeau à la bru absente! Je le tâte, le brasse, le sent, je devine même pas. Je déballe : UN BOULET! Yé! Avec Zviane dedans! Trois Zviane! Bôôô!


En me montrant ses cadeaux, Mathieu m’a fait un cadeau à moi aussi, indirectement. Je taponais sa manette Nintendo USB avec émerveillement quand il m’a proposé de l’essayer sur mon portable. J’ai jamais réussi à faire fonctionner une manette sur mes Mac. Même avec l’aide d’Alin, mon Dr Mac, ça n’avait rien donné. J’avais acheté des manettes Plug and play. Je pouvais les plug, mais je pouvais pas play! Quelle tristesse! Mais là… MAIS LÀ. Ça marche? ÇA MARCHE. J’en revenais tellement pas que j’arrivais pas à trouver une réaction à la hauteur de mon bonheur. Je pense que je réalise même pas encore toutes les heures de gros fonne qui m’attendent… 

Mais là, mais là, je suis rendue au dessert! Le gue-ros cadeau qui fait que c’est ma fête et non pas celle du Jésus! C’est le plus beau cadeau du monde de la galaxie du cosmos de l’univers! Un chandail, que dis-je, LE chandail que je veux depuis si longtemps : 

Pour ceux qui aiment les pix de chix dans le miroir

C’est fou, han? Ça faisait des mois que je voulais me faire un chandail de Herbert Léonard et le porter au show Le Retour de nos idoles. J’hésitais entre ça pis Sur des musiques érotiques. Finalement, ça sonne mieux Pour le plaisir, mais ce qui est encore plusse turbo mieux, c’est Pour le pliaisir. S’il arrive à Mathieu de laisser un coquille par-ci par-là dans ses textes, jamais il ne laisse passer des trucs comme ça quand il fait du graphisme. OK, c’est vrai qu’il a déjà collé une lettre à l’envers en faisant le chandail Vote for Pedo pour mon coloc, et il en était terriblement gêné. Par contre, moi j’avais trouvé ça hilarant, et Alin trippait encore plus fort sur son t-shirt grâce à cette erreur adorable. Et c’est un peu pour la même raison que ce chandail de Herbert m’est précieux : je serais très étonnée que Mathieu fasse à nouveau ce genre d’erreur. Le pire, c’est qu’il s’en est aperçu seulement à la toute dernière étape du processus de sérigraphie, alors qu’il était un peu beaucoup trop tard pour corriger et recommencer. Oh oui, je vais garder ce chandail jusqu’à ma mort.

Porté avec une réelle fierté par l'ostie de coloc sale

Et moi, comment je le remercie? Je pète l’adaptateur de son portable. Ouan. Je dormais sur le côté dangereux de son lit, son dangereux lit juché au plafond tel un nid de grands rapaces diurnes, quand j’ai fait un mouvement fatal pour son chargeur : PLAC! J’ai juste grogné un « gnnn » puis je me suis rendormie. Le lendemain matin, vers 13h, Mathieu me dit qu’il entend un son étrange dans la chambre. Il fouille, puis il se rend compte que c’est son chargeur qui a l’air brisé. Je prends son pouls, j’écoute son coeur, et tout ce que j’entends c’est un triste son de poussin à l’agonie. Piou piou piou piou piou... Hon non, c’est de ma faute… À quelques heures de son départ pour Trois-Rivières, je sabote son outil de travail. Argh. Mathieu a beau me dire que c’est pas de ma faute et que c’est pas grave, ça m’empêche pas de me sentir mal. Moi ça, l’enfant gâtée bourrée de cadeaux.


C’est comme ça, tsé : on dit qu’on fête pas Noël, qu’on veut pas de cadeau et qu’on n’en donnera pas, puis on en reçoit pareil. Comment ne pas être touché, veux-tu bin m’dire?