vendredi 30 octobre 2009

Zelda

Chechou est à l'hôpital vétérinaire de Louiseville-Ville depuis ce matin. Patrick m'a appelée vers 5ham, alors que je venais à peine de me coucher, pour me dire qu'elle semblait très malade. Elle bave partout, elle est prise de panique, tremble, bave, a les poils hérissés, chie par terre, bave, gronde, et bave encore. Habituellement si douce, calme, affectueuse. Évidemment, on a pensé à la rage. La vet aussi. Mais il se pourrait également que ce soit l'hyperthyroïdie, peut-être combiné à un ACV, ce qui expliquerait son était mental (elle n'est pas jeune, Chechou, avec ses 14 ans de vie de chat).
J'ai appelé à l'hôpital pour avoir quelques détails. "J'ESPÈRE pour vous que ce n'est pas la rage, parce que c'est toujours fatal." Inquiète pour Patrick, j'avais déjà fouillé dans les internets un partie de la nuit pour avoir plus d'informations. Selon le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail, "les personnes qui sont venues en contact avec le virus de la rage doivent recevoir des immunoglobulines ainsi que le vaccin contre la rage le plus tôt possible." Mais la réceptionniste (j'ignore si elle est technicienne en santé animale) insiste pour me dire "Madame, la rage est une maladie mortelle." Oui, oui, je sais. J'attends impatiemment les résultats d'analyses, qui devraient nous parvenir demain.

Chechou est seule dans une cage, avec une litière, un bol d'eau et une couverture. Elle ne peut recevoir aucune médication.
Je me sens ultra coupable de ne pas être là, même si je ne supporterais pas de la voir dans cet état. Il y a déjà un moment que je me fais à l'idée que Polly et Chechou approchent de la fin, mais je ne leur aurais jamais souhaité une mort aussi violente, souffrante, et triste.

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Zelda, affectueusement appelée Chechou

Bon, il ne me reste plus qu'à attendre et angoisser jusqu'à demain pour savoir si Patrick et mes trois chattes ne vont pas tous crever d'une shot.


C'est long. :(

vendredi 23 octobre 2009

Tranche de vie niaiseuse pour faire plaisir à ma Do

Je suis retournée chez le dentiste aujourd'hui. Non, pas pour enfin (tenter de) faire patcher ma dernière carie, mais parce qu'il m'est arrivée une autre aventure de dents même pas palpitante. Tout ça a un lien avec manger des barres de randonneurs (au chocolat), de la soie dentaire et un ancien traumatisme de plombage qui tombe inopinément.
Ça faisait mal, j'essayais d'enlever le présumé débris alimentaire d'entre mes molaires, et c'est là que j'ai vraiment eu l'impression que mon plombage ou même la moitié de ma dent allait partir avec le fil de soie dentaire. J'ai cessé tout taponnage buccal excessif et me suis couchée en espérant ne pas avaler ce morceau de dent chancelant (ni l'araignée mutante qui se promenait librement dans ma chambre). J'ai eu mal au moins 24 heures, avec la sensation pas cool qu'il y a eu un changement dans ma dentition.
Mais pourtant, je n'ai rien. L'hygiéniste et Dr Boubou ont testé la solidité de ma dentition, et tout est normal. Bref, c'est un cas d'hypocondrie dentaire (à mon avis). Je me suis donc déplacée pour rien une fois de plus, à la différence qu'aujourd'hui, j'ai eu droit à un avant-goût de l'hiver. Puisque je suis débarquée au mauvais endroit (on ne voit RIEN dans un bus embué!), j'ai dû marcher sur le boulevard un moment, face au vent. Neige, froid, trucks qui splouchent sur moi. La rage meurtrière en moi. Je veux tuer l'hiver.

mercredi 21 octobre 2009

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J'aime ça aller chez le dentiste. Ça n'a rien à voir avec le masochisme, je crois que j'aime ça parce que ça me donne l'illusion que je prends soin de ma carcasse, que je suis responsable (haha!). Même quand ça me bouffe quatre heures dans ma journée, je n'ai pas l'impression de perdre mon temps.
Sauf hier.
Mon addiction au 7Up ayant fait des dégâts considérables sur ma dentition, j'avais beaucoup de caries à faire patcher dans les derniers temps, et il ne m'en restait qu'une...
La chaise est si confortable que je pourrais m'endormir. Toute attentionnée, l'assistante me prête des lunettes fumées pour empêcher les éclaboussures de bave, de sang et de débris dentaires d'atteindre mes oeils (et rendre supportable le spot de théâtre braqué sur moi). Je suis sûre que j'ai l'air très cool. Ma dentiste (appelons-la Dr Boubou) pratique une première injection (je pense que c'est de l'articaïne) et je continue de discuter d'un peu n'importe quoi avec elle et son assistante. Je commence à ressentir les picotements habituels... je suis de moins en moins articulée... de plus en plus consciente que j'ai l'air de Jean Chrétien quand je souris... bref, tout se passe comme prévu. Dr Boubou me tripote la bouche et constate que ce n'est pas encore assez gelée. Elle me fait une autre injection (parce que ce ne serait pas éthique de faire ce genre d'opération à froid). La discussion sur les chaussures pour enfants (!) se poursuit, Dr Boubou re-vérifie l'état de ma yeule : c'est pas gelé. En fait, ma bouche est gelée, la moitié de ma face est gelée, mais pour une raison obscure, ma dent ne l'est pas. N'allez pas accuser Dr Boubou d'incompétence, oh non! Elle est expérimentée, excellente, et fait très bien son travail. C'est mon corps qui est juste... bizarre. Pourtant, je n'ai pas une très forte résistance aux drogues en général, alors je suis la première à être étonnée.
Dès que Dr Boubou ne fait qu'effleurer ma dent avec son marteau-piqueur, j'ai mal dans toute ma mâchoire. Une troisième injection s'impose (une chance que les grosses seringues monstrueuses ne me font pas peur). On attend. J'en apprends un peu plus sur le service à la clientèle chez Browns (pas bon!). Les White Strips (pas tellement moins cher que le blanchiment en cabinet). Les enfants qui grandissent vite (c'est pas créyabe!).
Là, je fais vraiment dur. Non seulement je suis à demi-paralysée de la face, mais mon oeil gauche ne ferme plus. Bleh, ça ne doit pas être beau à voir, aussi bien garder mes lunettes de rockstar. J'ai des tremblements incontrôlables et je sens le besoin de me justifier, de préciser que je ne suis pas du tout paniquée (juré!). Je demande si c'est à cause de l'adrénaline contenue dans le jus de seringue. Dr Boubou me dit que ce n'est pas très fréquent, mais étant donnée ma petite masse humaine, quatre doses peuvent être suffisantes pour provoquer tremblements et tachycardie (oui, j'ai eu une quatrième injection).
Tout ça pour dire qu'en fin de compte, Dr Boubou n'a pas pu compléter son opération et je devrai y retourner très bientôt. Puisque les frais dentaires sont souvent plus élevés que mon bill d'Hydro annuel, j'étais contente de ne pas payer ces anesthésies inutiles. Mais j'étais paralysée pour rien. Avant de quitter, je me suis regardée dans le miroir et j'ai eu l'impression d'avoir un oeil de verre. J'ai sûrement fait peur aux jeunes filles à qui j'ai demandé des infos à l'arrêt de bus...
En attendant, Dr Boubou m'a mis un stuff spécial sur ma dent. Ça libère du fluor, et ça, il paraît que c'est magique.

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dimanche 4 octobre 2009

Douleur, fatigue, sommeil amoché. Rentrée scolaire. Dernière année au collège (je vais devoir changer le titre de mon blogue!), la présente session s'annonce relativement relax. J'ai tout de suite aimé mon prof de philosophie parce qu'il a utilisé le mot "FOURRER" dans son premier cours. Maxym fréquente maintenant mon collège. On est coloc de casier et on s'écrit des messages sur des post-it en forme de pénis qu'on colle sur la porte. On se trouve bin drôles.

Au tout début de la session, lors du test des capacités cardio-vasculaires dans le cadre de mon cours de gym, j'ai eu un résultat lamentable.
Le plus humiliant, c'est que c'est le prof qui m'a dit d'arrêter... Il ne voulait pas que je meurs dans son cours. Ça devait paraître dans ma face que j'allais peut-être mourir si je continuais à essayer d'avoir un résultat respectable. Ainsi, je suis devenue officiellement la plus poche du groupe. Mes résultats ne sont même pas assez élevés pour atteindre la première catégorie de pochetude. Au moins, j'ai réussi à atteindre le niveau "faible" dans le test de flexibilité (wow!) et, *roulement de tambour*, je suis "supérieure à la moyenne" pour le test de suspension. Je ne pensais même pas être douée pour me suspendre! Évidemment, la raison de cette surprenante capacité est mon absolue maîtrise du GRAVITRON.
D'ailleurs, ce Gravitron ne fait plus peur. Nos duels sont presque devenus des jeux pour moi. Maintenant, mon ennemi du gym, c'est le Papillon de la Muerte. C'est un instrument de torture qui est supposé m'aider à développer les morceaux de viande qui servent à faire des push-up. Et comme j'ai l'intention d'obtenir de bons résultats en fin de session (et d'être plus forte que jamais), j'ai intérêt à souffrir sur cette machine terrible durant les prochaines semaines. Mais j'ai pas peur de rien, parce que j'ai L'OEIL DU TIGRE!!!
*
La semaine dernière, j'ai transformé le salon de ma sœur en studio de tournage pour tout un après-midi. En revenant de l'école, mon neveu préféré semblait légèrement intimidé par l'équipement imposant. Il est demeuré sage comme un sage durant tout le tournage, n'a émis aucun son. Plus tard dans la soirée, alors qu'il ne reste plus que ma sœur, son fils et moi, et que les spots, trépieds, et la caméra sont rangés, j'offre à l'enfant de l'aider à étudier. Il est en 4e année, et sa leçon du jour c'est d'épeler des mots. Je commence à lire la liste qu'il me tend, tous des mots reliés au domaine du jardinage (!). Il est bon! Meilleur que la moyenne des collégiens que je côtoie. Mais, oh! Il se trompe d'une lettre dans un mot!

Moi : Oh, tu as fait une petite erreur ici... Je répète... rhododendron*, prise deux.
Le neveu : ACTION!

Ah, le p'tit vite. Il se tenait bien tranquille dans son coin, mais il nous écoutait attentivement. Et il apprend vite!

*"Rhododendron" n'était pas vraiment dans la liste, c'est juste un exemple qui me vient en tête. Anyway, je suis sûre que mon neveu sait épeler "rhododendron".

lundi 27 juillet 2009

Je suis officiellement un alien dans la ville de Louiseville-Ville. Les gens me dévisagent. Juste en marchant sur la main, une famille complète m'a lancé des regards malveillants. Ça commence avec la maman qui pose son regard sur moi par hasard. Elle sursaute, ses yeux s'agrandissent, elle se penche pour parler à sa fillette, qui me regarde à son tour, ahurie, puis le papa, finalement, pose ses oeils de paternel protecteur sur l'horreur que je suis. Non, je ne me laisse pas intimider par une famille de mal élevés. Je les dépasse par la voix rapide (c'est-à-dire la rue, car ils prennent tout le trottoir) et entre dans le Jean Couteux, où on me demande gentiment de laisser mon sac à dos derrière le comptoir. Je comprends très bien la raison de cette consigne et je ne m'en offusque pas, mais c'est la première fois qu'on me dit ça. Et je magasine régulièrement avec un sac à dos.
Bref, je suis louche.
Et pourtant, un golden retriever m'a léché la main sur le chemin de mon retour. Un golden retriever! Si c'est pas un chien trustab, ça! Si un golden retriever m'aime, c'est bien parce que je suis digne de confiance, non? ...
En rentrant chez Patrick, je me suis observée dans le miroir, pour être sûre que je n'avais pas un rat mort smashé dans la face ou un autre truc dégoûtant du genre. J'avais pourtant la même face que d'habitude. Mais cette face-là ne fait pas partie des habitudes de ces habitants, alors ça dérange. On dirait.

jeudi 9 juillet 2009

Conjonctivite

J'avais beau le nettoyer minutieusement, mon œil infecté purulent brouillait ma vision. Il était brûlant et rouge comme l'Enfer, palpitait pour sortir de mon orbite. La secrétaire de mon Médecin Tout Puissant m'a recommandée (sur un ton affectueux) de consulter au CLSC, sans rendez-vous (parce que rendu à cette heure-là, la clinique débordait de mourants). J'ai donc appelé au CLSC, et la secrétaire m'a dit que oui, il reste de la place, non, elle ne sait pas combien de temps je risque d'attendre dans leur salle d'attente infectée, et m'a conseillée d'amener l'œil malade dans un verre d'eau avec de la glace.
J'ai fait ça vite, en marchant courageusement sous la pluie fine, sans parapluie.
J'avais hâte d'être examinée par le beau et jeune médecin sexy. Mais j'avais super peur qu'il ne trouve pas un œil de remplacement à mon goût, du genre un œil démesuré qui me ferait une face d'émoticône ou un œil de poisson mort ou pire, un œil brun ordinaire comme mon autre.
Je crachais de la boucane par les narines tant la salle d'attente était frette et c'est OK parce que ça me donnait l'air encore plus choquée et impatiente. J'ai pensé que peut-être les infirmières, les secrétaires ou même le concierge de la place allaient le remarquer et me faire passer en priorité juste parce que j'ai l'air dangereuse? Tsé, d'un coup que? On prend pas de chance? On lui fait pas confiance à elle? Non?...
Tout le monde est passé avant moi, même le bébé trop heureux de vivre qui méritait juste de se faire cajoler par sa mère encore deux heures (je suis sûre qu'il m'était même pas malade).
AH! On m'appelle! Oui, c'est mon nom et pas le vôtre nanana tassez-vous c'est mon tour!
Le beau et jeune médecin sexy avait pris la forme d'une madame ordinaire en sarrau blanc dont j'ai complètement oublié la face. Elle m'a observé l'œil avec une torche aveuglante en me disant que ça allait chier mon maquillage mais qu'elle n'avait pas le choix han faut bin m'examiner comme il faut. Elle a accusé ce dit maquillage, oui, celui que j'étale sur mes yeux à tous les jours de ma vie, d'être la cause de ma conjonctivite purulente et m'a ordonnée de ne plus jamais jamais me maquiller alors j'ai répondu « Quoi, pour te ressembler? Jamais de la vie, connasse! » et elle a éclaté d'un grand rire hystérique et moi aussi j'ai beaucoup ri, j'ai ri à en pleurer et j’ai pleuré du pus de mon œil droit, et elle m'a dit « Ouvre grand » alors j'ai dit « Aaaaah... » puis elle m'a balancée trois ou quatre comprimés au fond de la gorge. Je ne sais pas ce que c'était mais depuis, je me sens beaucoup mieux.
Au fond, le bout le plus tough a été de me frayer un chemin à travers les zombies pour sortir du CLSC. Une chance que j'avais mon épée Master pour les anéantir efficacement et donner une bonne raison au concierge pour passer la moppe après.
Oh, autre coup de chance : mon bus est arrivé au moment même où je mettais les pieds dehors! Contre-attaque du destin : j'y ai reconnu un humanoïde de catégorie « ancien collègue de travail » et j'ai du socialiser un moment. Je lui ai parlé de la météo, pour le faire chier.

vendredi 3 juillet 2009

Je viens de faire le lien entre la fin d'une chanson de Poésie Noire et le film Possession (Zulawski, 1981). J'ai trouvé ça drôle, mais ce n'est pas si important. Voilà pourquoi j'en parle ici : c'est totalement inutile, mais presque cool de savoir ça.
Et c'est une bonne occasion pour découvrir Pity For The Self, si ce n'était pas déjà fait, et apprécier la performance intense d'Isabelle Adjani (à chaque fois qu'on pense que ça va finir, c'est pas fini).