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dimanche 15 juin 2008

Deuxième partie de l’entrevue avec Evlyn Moreau

Sophie (avec un avatar de Janette Bertrand) : (Bon. J'espère que ma face de lifting ne va pas te déconcentrer…) Evlyn, explique-moi comment la vie virtuelle procure une certaine satisfaction, et la détresse que ça provoque, en contrepartie.

Evlyn : C’est certain que sur Internet je ne traîne pas mon corps, donc ça aide.

Sophie : Ouais.

Evlyn : Mais en même temps, ça me piège… Comment dire? Ça élève peut-être trop mes attentes, ça me laisse trop me rêver comme j’aimerais être. J’imagine, ce qui arrive, c’est que par la suite je souhaite retrouver la même identité aussi facilement dans la vie réelle. Mais c’est impossible, dans la vie réelle je suis limitée par mon corps. Mais au début, lorsque j’ai commencé à bloguer, ça m'a tout de même aidé. Ça m'a au moins permis d'explorer mon identité féminine plus librement et de me rendre compte que je me sentais bien socialement en fille. Mais par la suite ça m'a beaucoup angoissé.

Sophie : Oh..

Evlyn : Lorsque est venu le temps de rencontrer les gens...

Sophie : Tu avais peur qu'ils soient déçus?

Evlyn : Oui, énormément, je me sentais tellement coupable de ne pas être une véritable fille. Je voulais tellement correspondre à mon image virtuelle. En plus, je voulais être belle pour eux. C'est nono un peu?

Sophie : Non, c'est normal de vouloir être aimé.

Evlyn : Oui... Pour raconter toute l'histoire, au début je n'avais même pas mentionné que j'étais transgenre. Je me sentais super coupable de ça. Surtout vis-à-vis des garçons. Mais au début, lorsque j’ai commencé à bloguer, je ne savais même pas comment m’identifier. J’avais peur aussi de m’associer aux images que le mot « transsexuelle » traîne avec lui.

Sophie : Ouais, le mot est fort.

Evlyn : Oui. Et aussi parce que je voulais interagir avec les gens en tant que fille et non en tant que transsexuelle. Maintenant, je ne cache pas que je suis une personne transgenre. Quoi que, en même temps, sur le Web, je ne me tag pas non plus ça sur le visage. J'essaie que ça s'annonce un peu « naturellement ». Je n’ai pas envie d’être avant tout définie par mon identité sexuelle. Je veux que ce soit présent, mais en second lieu, que ce soit une couleur parmi d’autres.

Sophie : Oui, et je souhaite réellement que les gens le prennent ainsi. Parce qu'au fond, tu n'as pas le « devoir » de le dire.

Evlyn : Oui mais ce n’est jamais clair et je dois tout de même faire un peu attention. Je comprends que les gens ne sont pas télépathes et que ce n'est pas facile de connaître mon histoire si on arrive comme cela sur mon blogue. Parfois ça occasionne des malentendus qui me mettent mal à l’aise. Par exemple, Simon pensait que je faisais une blague avec mon blogue. Lorsqu’il a appris que j’étais « un garçon », il a cru que je jouais un rôle pour faire une blague ou que c’était une sorte de concept artisto.

Sophie : Bien des gens s'amusent sur le Web, en se faisant passer pour d'autres gens (voir Evil Brisebois), mais dans ton cas, ce n'est pas un jeu.

Evlyn : Oui, au début j'avais très peur que les gens pensent cela. Je ne voulais pas qu'on pense que je joue à la Suki (c’était bien ça le pseudo de Pat?)!

Sophie : Oui! Et Sue Sansreget, aussi.

Evlyn : En tout cas, tout cela pour dire que lorsqu’il est venu le temps de rencontrer les autres en personne pour la première fois, j’étais terrorisée. Je te jure, je voulais mourir, j'ai passé des soirées paralysées, couchée sur mon lit à fixer le plafond. C’est certain, que c’était de mon côté que c’était angoissant, pour les autres c’était « no big deal », en fait, tout le monde avaient hâte de me rencontrer.

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Sophie : Oui, quand on ne le vit pas, ça peut être facile de dealer avec ça. Moi je peux dire « ah, elle est trans, so what? J'ai pas de problème avec ça. » Mais pour toi...

Evlyn : Oui, bien, c’est comme pour n'importe quoi. Je pourrais dire cela à quelqu'un qui n’a jamais montré ses photos sur le Web, qui ne s’aime pas pour x raisons et qui va rencontrer les gens pour la première fois.

Sophie : Ouais!

Evlyn : Donc, pour revenir à ma première sortie, c'est Ed qui m'a apprivoisée, c’est lui qui m’a permis de faire mes premiers pas et de rencontrer les autres par la suite. Il est vraiment trop super gentil.

Sophie : :) Je sais, les gens qui ne le connaissent pas ne se doutent pas qu'il est adorable! Mais je ne veux pas briser son image de bad, là...

Evlyn : Héhé. Il s'est rendu compte que je n'étais pas une « fille » parce que je ne flirtais pas assez avec lui lorsqu’il m’écrivait des courriels... Tu imagines, si tu résistes au charme Ed... t’es louche là... Héhé. (Je rigole, n’enregistre pas ça!)

Sophie : Hahaha! (T’es sûre?...) :D

Evlyn dit : (Ok, tu peux.) En fait, j'avais pas mal envie de flirter avec, mais je ne le faisais pas parce que je voulais le protéger de la déception, je pensais à lui tsé.

Sophie : (Je te préviens, je commence à être gelée par les odeurs de gaz. Tantôt, c’était la colle, et maintenant ça sent le gaz chez moi...)

Evlyn : (C’est louche ton appartement, Monique Pouliot peut bien agoniser tout le temps.) Ok. :P Donc, après avoir rencontré Ed et Mélanie, j’ai osé rencontrer les autres. Ça m'a vraiment aidé dans ma vie. Sinon, je ne sais pas, j'aurais peut-être implosé.

Sophie : Brave Ed!

Evlyn : Oui! Tous les autres ont été supers aussi. Martin, Marie-Ève, Mélanie, Patrick, Marlène, Stéphane, etc… Je pensais qu’à partir de là ça aurait bien été, que je sortirais aisément en publique.

Sophie : Mais? il y a un mais...

Evlyn : Oui. :( On fait « à suivre »? J’ai envie de jaser d’autres choses. Comme, je sais pas moi, de bédé ou de sexe.

Sophie : Si tu veux, oui.

Evlyn : Ok. Je ne veux pas abuser de ton cerveau stoné.

Sophie : Je devrais peut-être sortir, pour respirer?

Evlyn : Oui.

Sophie : Ou écrire à mon jeune emo?

Evlyn : Haha, si tu veux! :p

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lundi 9 juin 2008

Entrevue intime avec ma Evlyn

Là faut pas faire trop d'émoticones dans l'entrevue. Non, les gens les verront pas... Je suis nerveuse! Je commence ma note en disant que tu as étudié l'anthropologie, que tu as ton BAC en bédé, et que maintenant tu étudies l'archivistique? Oui, mais je ne suis pas qu'une estudiante universitaire. Je suis aussi une personne gentille. I know! Et tu es ma bédéiste chouchou! Je me permets d'être une intervieweuse groupie, ok? Je suis pas bédéiste encore…

Sophie : Bon matin Evlyn! Nous, on fait ça tôt, nos entretiens privés! (2ham, c'est le matin!)

Evlyn : Pour moi le matin, c'est à 3ham.

Sophie : Ah, donc, on appellera ça une entrevue nocturne. Je peux te présenter comme ma coloc virtuelle?

Evlyn : Oui. ☺

Sophie : Great! Evlyn, rappelle-moi depuis quand tu blogues.

Evlyn : Je blogue depuis qu’Iris blogue. On se connaissait à cause du Bac en BD, mais à peine. Iris a débuté son Bac un an après que j'ai terminé le mien. Je l'ai connue, au début, sur la liste de discussions du Bac, puis je l'ai rencontrée plus tard lors d'un lancement du Scribe. Mais on s'est réellement connues sur MSN. Ah non, au début c'était sur Yahoo Messenger avec les émoticones laides. Anyway.

Sophie : Haha! Msn en a des pas pire laids aussi... Et nous, on les championnes du emoticone acting! De tous mes contacts, c'est de toi que j'ai le plus contracté d'émoticones...

Evlyn : Hey, on avait dit qu'on ne parlait pas d'émoticones!

Sophie : Oui, on doit parler de choses sérieuses! Ton opinion sur la peine capitale?

Evlyn : Et tu en attrapes des bien plus louches chez tes autres contacts!

Sophie : Lui? [pénis dansant]

Evlyn : Bon. C'est là que je me lève, outrée? Et que je quitte le plateau??

Sophie : Oui, mais après réflexion tu reviens, parce que tu sais bien qu'on va avoir du fun! Et tu es trop curieuse de voir la suite des questions. Parce que j'aimerais qu'on parle de sujets plus sérieux, comme les bédés, les trans, tes chats sans abris, ta passion pour les bonbons japonais et les fruits bizarres...

Evlyn : Ça dépend qui est assis à coté de moi, tsé. Dans un talk show, il y a d'autres invités. Il y a l'animatrice et trois sièges.

Sophie : Non, c'est une entrevue "intime".

Evlyn : Ok, comme Janette Bertrand.

Sophie : [émoticone de Janette]

Evlyn : AH! Ça lui ressemble, c'est ça le pire!

Sophie : [mdr] Ok, on garde notre sérieux... Hum-hum! Ev, la plupart de tes lecteurs savent que tu es trans, mais pas tous. Tu voudrais faire le point sur ça? (Ou ça s'enchaîne mal après Janette?)

Evlyn : Non, c'est le genre de sujet que Janette adore. Mais elle me demanderait aussi si ça me fait souffrirrrr.

Sophie :Tu es née de sexe masculin, mais tu sens depuis très longtemps qu'à l'intérieur, tu es une fille. Tu te rappelles ça remonte à quand?

Evlyn : Depuis que je suis toute petite, je ne sais pas l'âge exact, mais ça se mélange avec mes premiers souvenirs. Je crois que je pensais que j'étais comme ma mère, mais c'est flou. C'est difficile à dire avec ce genre de souvenirs très éloignés. Je me souviens nettement, entre autres, d'un après-midi où j'étais couchée sur le lit de mes parents et que tout était orangé à cause du soleil, et je n'arrêtais pas de penser au linge de ma mère. J'avais l'impression que c'était du linge comme ça que je devais porter. J'ai une scène de souvenir aussi où j'étais dans le bain, mais c'est très vague. Très candidement, je crois que je ne comprenais pas pourquoi mon sexe n'était pas correct. C'est-à-dire comme celui de ma mère. Mais là je me demande si je n'aurais pas construit ce souvenir. Ou ajouté des morceaux.Tu as cette impression, parfois, de remixer tes souvenirs ? Moi j'ai parfois l'impression de remixer certains souvenirs.

Sophie : Oui, moi aussi! Je comprends ce que tu veux dire... Ça ne doit pas être évident de mettre le doigt sur le moment précis. On comprend que l'identité sexuelle se définit très jeune, certains disent même avant la naissance.

Evlyn : C’est étrange les souvenirs de la petite petite petite enfance!

Sophie : À un an, je tripais sur les kiwis, et ça me prenait 10 secondes en manger un. Ma mère capotait. Je m’en souviens encore clairement.
(Les fruits, là...)

Evlyn dit : (Sophie qui dévore de gros oiseaux en 10 secondes.)

Sophie : [mdr]

Evlyn : Je devrais me faire hypnotiser! Je serais curieuse de savoir d'où cela origine consciemment. Quoi que c'est supposément lié à la formation du cerveau dans l'utérus… les hormones… faudrait aller relire sur Wiki.

Sophie : Ouais, c'est pas clair. Mais une chose est sûre, on ne décide pas soudainement de changer d’identité sexuelle. En général, On le sait, de façon claire ou floue, depuis longtemps. (On mettra des liens. Les gens ne doivent pas confondre identité et orientation sexuelle. Hey, on va faire de l'éducation, yé!)

Evlyn : C'est tout un méli-mélo

Sophie : Oui! Transsexuel(le), transgenre, travesti. On s'y perd facilement.

Evlyn : Oui, tu n'as pas idée à quel point c'est difficile de comprendre où se classer. Moi, ça m'a vraiment fait rusher à l'époque. Surtout alors que je tentais de trouver de l'aide. Je ne savais même pas où m'adresser par rapport à quoi.

Sophie : Oh, c'est pas évident à trouver?

Evlyn : C'est pas évident, et il faut savoir aussi ce que l'on recherche. Tu te poses des questions et tu as peur de cogner à la mauvaise porte et de te faire dire « ah non, c’est pas ici qui faut s'adresser. ». Comme le terme « transsexuelle » ce n'est pas évidant de savoir quand ça s'applique. Tu es trans si tu as débuté les hormones? si tu es opérée? ou simplement si tu désires changer de sexe?

Sophie : Ça devient encore plus difficile de se définir...

Evlyn : Selon certaines définitions, si tu n'es pas en processus de transition tu n'es pas transsexuelle. Moi je trouvais cela violent. Ça fait un peu « tu n'es pas une vraie trans ». J’avais l’impression que les groupes d’aide pour transsexuelles s’adressent avant tout aux personnes qui sont déjà en transition, et que si tu n’es pas rendu là, ce n’est pas vraiment ta place.

Sophie : Ouch. Déjà que se faire dire « tu n'es pas une vraie femme »… là, c'est une autre claque.

Evlyn : Et quand tu es trans, tu es tellement "insécure", le moindre signe de rejet fait vraiment peur. Et ce qui est chiant, c'est que ce n'est jamais clair. Même aujourd'hui, je ne sais pas à quel type de soutient j'aurais droit ou non. Dans mon cas, je veux changer de sexe, mais je ne suis pas en processus de transition, donc ça fait quoi de moi? Une transgenre, une transsexuelle pré cheminement?

Sophie : C’est peut-être en partie pour ça que bien des gens dans ta situation décident de refouler leur véritable identité sexuelle.

Evlyn : Selon la définition officielle, une personne transgenre est une personne qui s'identifie à l'autre sexe, mais qui ne désire pas changer de sexe. Tu vois comment ça devient compliqué. Dans mon cas, aucune des définitions ne s'applique vraiment comme il faut. Si je dis « transgenre », ça implique tel truc pour certains, tel autres trucs pour d'autres, même chose pour « transsexuelle ». Personnellement, je trouve transgenre plus joli comme étiquette, transsexuelle c'est très coloré comme mot.

Sophie : « Transgenre » devient presque un terme fourre-tout?

Evlyn : Oui.

Sophie : « […] les personnes dont le genre - l'identité psychique et sociale reliée aux concepts d'homme et de femme - rentre en conflit avec le genre que la société leur assigne à compter de leur sexe physique. » (Wikipédia)

Evlyn : Oui, mais les transsexuelles l'utilisent pour définir ce qui n'est pas transsexuel. La communauté transsexuelle a besoins de différencier les personnes qui désirent changer de sexe des personnes qui ne font que s'identifier à l'autre sexe. Mais j'ai trop l'impression que la frontière est floue et peut être changeante d'un individu à l'autre. Selon moi c’est très délicat d’utiliser de tels catégories. Mais je comprends tout de même pourquoi elles sont utilisés, tout groupe cherche à se définir, c’est normale.

Sophie : Pourtant, ça pourrait être secondaire, non? Je veux dire, à partir du moment où tu t'identifies à un sexe, tu l'es, point. Opérations ou pas. C'est un peu simpliste, peut-être...

Evlyn : C'est tellement compliqué tout cela. Il y a un éventail fou de personnes qui s'identifient « trans-quelque chose » et qui vivent et ressentent un éventail de choses très différentes.

Sophie : Oui! Au fond, on ne peut pas mettre tout ce monde dans le même panier avec un simple terme.

Evlyn : Mais en même temps, ça nous prend des mots pour discuter de ce que nous ressentons. Comme je disais, c'est normal aussi que plusieurs cherchent à se définir. Moi-même j'aimerais cela avoir un mot pour me définir!

Sophie : Oui, personne ne veut être étiqueté, mais ça aide à être plus clair.

Evlyn : Ça permet d’éviter certains malentendus.

Sophie : Et tu arrives à te définir, en quelques mots, à défaut de trouve LE mot?

Evlyn : Je suis peut-être une fille transgenre wannabe transsexuelle.

Sophie : Hihi, ouais, ça pourrait être une définition. On l'ajoutera sur Wikipedia.

Evlyn : Haha, mais non, c'est pas adéquat. Je suis une transsexuelle peureuse peut-être. Chicken shit.

Sophie : Tu crois que c'est la peur, ta principale barrière?

Evlyn : Ça joue un rôle important, oui. Je suis très peureuse en général.

Sophie : (Ah, tu exagères! T'écoutes des films de monstres sans avoir peur!) On ne passe pas d'un genre à l'autre en claquant des doigts...

Evlyn : (Haha, mais j'ai peur des films de fantômes! Ou des films avec le Diable…) Moi, ce sont surtout les conséquences sociales qui m'effraient. La transition physique, ça, ça m'inquiète moins.

Sophie : Attention, tu peux rêver au Yhâbe cette nuit, tu as mangé des bananes avant de te coucher...
*danger*

Evlyn : Mais si c’est le Diable québécois, c’est ok. Il n’est pas épeurant.

Sophie : Il porte une chemise à carreaux pis il sacre, mais il est sympa?

Evlyn : Mais non, il est habillé en monsieur… genre riche… Tsé, les monsieurs riches ça fait peur aux paysans!

Sophie : Hahaha! Tu m'en feras un dessin, que je mette mon imaginaire à jour...

Evlyn dit : Tu vois, c’est logique.

Sophie : Oh oui!

[On part sur un léger délire d’emoticone acting]

À suivre...


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Un fruit bizarre
Ses archives

mardi 13 mai 2008

Entrevue intime avec 'nique

Une entrevue avec la charmante ‘nique : quelle chance! Son blogue est peu actif en ce moment, alors profitez de sa virtuelle présence ici.


Sophie : Bonsoir 'nique!
‘nique : Bonsoir Fofi

Bienvenue à « Lorazepam Reçoit »! (Je m'invente un titre, là, mais je risque de le changer à chaque fois.) Ton blogue est un peu moins actif ces temps-ci, mais tu as souvent exprimé ton amour de la jeune littérature québécoise (en particulier du jeunauteur). Explique-nous d'où te vient ce coup de foudre (et quand vas-tu revenir, bâtard!!).
‘nique : C'est que j'ai quelques projets en branle; je viens de terminer le travail de direction littéraire sur le prochain roman de François Blais avec François Couture. Une sorte de passe du cuicui qui tousse qui profite à tout le monde. Le but premier est de me permettre d'entrer au bac en litté sur base d'expérience. En plus, ça m'a permis de savoir que je veux vraiment faire ça dans la vie. Couture et moi risquons de travailler souvent sur des trucs ensembles...en ce moment on parle d'organiser une soirée littéraire mensuelle, à partir de septembre prochain. Sinon, faut dire que je travaille, très lentement et péniblement, sur mon propre projet de bouquin.

Sophie : Mais c'est qu'elle travaille fort, la 'nique! Et c'est du sérieux, tout ça! Tu fais bien de passer directement à l'université, au lieu d’étudier deux ans (ou plus...) avec des jeunes énervés (mais ils sont parfois très gentils et drôles, les jeunes énervés). Tu peux nous donner des détails sur ce manuscrit mystérieux, question qu'il ne le soit plus?
‘nique : Hum...je dirais que j'en suis peut-être, de façon optimiste, à 20-25% d'écrit. Pour l'instant mon titre de travail est « Manger la chèvre et le chou ». Une façon de dire « sans compromission ». Et il faut dire que la chèvre est mon animal emblème.

Sophie : Oh oui, la chèvre... il faut parler de la chèvre! Pourquoi, comment est-ce devenu ton animal totem?
‘nique : C'est un animal mal-aimé...pourtant, la chèvre survit dans des conditions épouvantables, montagneuses et désertiques, est cajoleuse et colleuse comme un chien tout en ayant tout un caractère. Ça me ressemble.

Sophie : Oui, et tu as une voix qui porte. Une autre caractéristique de ces charmants caprins. Et tes attributs mammaires, euh, non, on ne parlera pas de ça...
‘nique : Ah ça je ne savais pas que j'avais la voix qui porte... c'est une bonne chose?

Sophie : Oui. Surtout quand on mesure 4'11" avec des talons de 5".
‘nique : Je ne suis pas SI petite, bon. [s'en va pleurer dans un coin en faisant des oeils]

Sophie : [Tape dans le dos] Toi et moi n'avons jamais caché notre admiration pour Moutier, ainsi que plusieurs auteurs québécois. Tu as l'intention de t'intéresser au jeunes écrivains mâles, n'est-ce pas?
‘nique : Si jamais je me rends à la maîtrise, je compte me pencher sur le cas de quelques écrivains québécois, oui. Mon corpus comptera certainement « Trépanés » de Brisebois, « Les lettres à mademoiselle Brochu » de Moutier et « Ces spectres agités » d'Hamelin. Mon sujet sera la femme imaginaire... ou imaginée... et l'amour qu'on lui porte. Dans ces trois bouquins, le personnage principal est amoureux d'une jeune femme alors qu'il sait très bien que l'image dont il est amoureux n'a rien a voir avec la véritable femme en question. Ça me fascine. D'ailleurs, le livre de Blais sur lequel j'ai travaillé traite de ce sujet!

Sophie : Tu as remarqué ça en dehors de la littérature? Des hommes qui tombent en amour avec un fantasme, une fausse représentation?
‘nique : Bien sûr. Après tout, ce qui nous intéresse le plus en littérature, c'est souvent de se regarder le nombril par l'oeil d'un autre. Je veux dire, il y a eu plusieurs cas d'hommes qui sont tombés amoureux de moi alors que je sentais que ce n'était pas *vraiment* de moi qu'ils étaient amoureux, mais d'une image qu'ils avaient de moi. Je cherche à comprendre le phénomène. Je pourrais aller l'étudier via la psychologie, mais j'ai choisi l'angle de la littérature.

Sophie : J'aime ton idée. Ça expliquerait bien des choses... Et, oui, la littérature, ça risque d'être plus amusant!
‘nique : Mais j'en suis pas encore à la maîtrise... faudrait pas mettre la charrue devant la vache!

Sophie : Bah, les charrues, ça se met n'importe où, voyons!
‘nique : Les vaches aussi.

Sophie : Tu connais le terme qui désigne l’accouchement d'une vache?
‘nique : S’avachir? [Hihihi] Vellation.

Sophie : Vêler. Voilà. Et comment nomme-t-on une jeune vache vierge?
‘nique : Génisse??? Non…

Sophie : Génisse, oui! Mais elle s'y connaît en animaux de la ferme! Tu as eu la ferme Fisher Price, toi aussi, hein? Celle qui meugle (cri de la vache) quand on ouvre et ferme la porte?
‘nique : Oui, j'ai même une photo de moi à 2 ans, a Noël, alors que je l'avais reçue en cadeau. J'ai l'air ben bête; normal, il n'y avait pas de chèvres!


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Bébé 'nique et sa ferme Fisher Price (sans chèvres)(1986)

Sophie : C’est vrai! Quelle nullité! J'ai souvent eu des contacts avec les chèvres. On se ressemble sur ce point. Et j'ai flatté des bébés chevreaux tout neufs qui sentaient encore l'utérus de maman (maman chèvre).
‘nique : Tu cabotines là, comme une chèvre! Cesse tes cabrioles!

Sophie : Héhé… Comment as-tu été contaminée par les blobs? Nous nous sommes connues ici, et sommes devenues amies parce qu'on a la même date de fête. Et parce qu'on a un jeu de sourcils semblable.
‘nique : Je ne crois pas avoir jamais été vraiment « contaminée », je n'ai jamais été méga-blogueuse, disons. Au début c’était simplement pour mettre quelques dessins en lignes, voir ce que je pouvais faire avec Blogger en tant que plateforme. J'en avais marre de Livejournal.

Sophie : Mais tu en lisais plusieurs! On a eu nos premiers contacts via les systèmes de commentaires de quelques blogues.
‘nique : Oui, chez Patrick [Brisebois] sûrement. Un oiseau de nuit. Et avec mes problèmes d'insomnie de l'époque ça passait bien le temps. Mais c'est Vidoc que j'ai connu en premier. Elle était venue commenter chez moi.

Sophie : Oui, les systèmes de commentaires devenaient parfois des chatrooms d'insomniaques!
‘nique : Je me souviens d'une fois où Maïté, Patrick et moi avions monté les commentaires autour de 150 en une nuit.

Sophie : Oui, la fois où tu t'es fait tatouer « DADA » sur les doigts.
‘nique : C'est vrai! Il y avait eu des blagues sur mon doigt suintant... d'onguent. AUCUN rapport avec les couilles suintantes de Michel Brulé, je tiens à le préciser.

Sophie : Je ne me souviens même plus d'où part cette fixation sur les couilles suintantes de Brûlé. Je préfère ne pas y penser...
‘nique : D'Antoine Tanguay qui, selon toi, suerait du front quand il est stressé.

Sophie : Antoine, il est super sympathique! Et il a des goûts musicaux très variés.
‘nique : Avec moi dans le décor ça a vite dégénéré à ce que Michel Brulé, lui, pouvait bien avoir de suintant.

Sophie : Ah, oui!! [Argh!]
‘nique : Tout le monde pis son chien aime Antoine et Alto

Sophie : Je dirais même : tout le monde pis son opossum.
‘nique : Et Jésus sait qu'on a hâte au Magentafield Park de Pétrick, à sortir chez Alto cet automne.

Sophie : Oh que oui! Quand on aime un auteur, on devient les pires groupies au monde.
‘nique : On se souviendra longtemps de « Chabot, ça botte! »

Sophie : Yeah! C'est top gun, comme slogan! On va bientôt mettre sur le marché des produits dérivés d'écrivains chéris.
‘nique : J'aimais bien les bobettes « Chant pour enfants morts » [Voir le fan-blog de Patrick Brisebois à ce sujet.] Je prendrais bien une boite à lunch « Les Trois modes de conservation des viandes ».

Sophie : Je note ça. (On prend vos commandes!)
‘nique : Et pourquoi pas une prison pour Barbie « Prison de poupées »? Un jeu de Clue version « Tout m'accuse »? Le gros gin « Mal élevé »? Une pompe à pénis « La machine à orgueil »?

Sophie : 'nique, tu es une source d'idées de produits dérivés même à cette heure tardive. Tu carbures à quoi, ma foi? (Ma foi, je dis jamais ça, kess qui me prend!)
‘nique : J'ai pris un comprimé de Benadryl, j'ai bu un grog : je suis en FEU!

Sophie : Damn! Ça veut dire que tu ne me laisseras pas finir mes derniers travaux de la session? Moi qui pensais t'assommer avec mes questions niaiseuses...
‘nique : Fais-tu semblant de ne pas me connaître, là?

Sophie : Mais non... ‘nique, pour terminer, tu nous donnes tes fameux conseils beauté, ok? Comment entretenir sa viande blanche bien pulpeuse, et comment avec un regard qui tuse, par exemple.
‘nique : Ben oui, j'ai été maquilleuse et modèle dans une autre vie! Pour le regard qui tuse, le mascara Volumious de L’Oréal en nuance Carbon Black est un must.

Sophie : Et tu as déjà des cils d'enfer! Je t'ai vu pas maquillée, et ils sont déjà killer, tes oeils! Et tes formes fimininines?
‘nique : Avoir ma mère, y a pas d'autre secret!

Sophie : Ah, je vais devoir me faire à l'idée!
‘nique : Sinon, pour avoir une peau de madone, sachez que la meilleure crème au monde ever c'est la gelée de pétrole...autrement dit : de la bonne vieille Vaseline. Il faut s'en badigeonner le corps en sortant du bain ou de la douche en faisant bien pénétrer. Oui, faire pénétrer la vaseline. Meilleur remède pour les lèvres gercées aussi ou pour enlever un rouge à lèvres trop tenace.

Sophie : Et contre l'acné? Tu connais quelque chose de plus efficace que Photoshop? (Le meilleur conseil qu'on m'ait donné.)
‘nique : La gamme Effaclar de La Roche-Posay est pas mal ce qu'il y a de mieux sans prescription. Sinon, pour un gros bouton violacé qui fait mal on fait un pâte avec de l'Aspirine et un petit peu d'eau et on applique le soir avant de se coucher, puis on rince le matin. L'ingrédient actif de l'Aspirine est celui qu'on retrouve dans la plupart des produits qui servent à traiter localement les boutons. L'Aspirine est beaucoup plus concentré et coûte vraiment moins cher!

Sophie : L'acide acétylsalicylique, oui.
‘nique : Haha! tu faisais une recherche Google dans mon dos!

Sophie : Google, c'est notre ami. Et je sais ce qu'est de l'acide acétylsalicylique! (Ça ne marche pas, dans mon cas.)
‘nique : D'autres kessions, miss Zepam?

Sophie : Oui, des trucs pour se réveiller le matin même si on ne dort presque pas la nuit?
‘nique : Devoir payer son loyer. Ça ou la cocaïne. Mais la cocaïne empêche de payer son loyer alors faites donc sans!

Sophie : Sage conseil! L'entrevue est longue en criss. Ça ne paraît pas, le temps passe si vite en ta compagnie, mais je vais devoir couper un peu.
‘nique : Veux-tu dire que j'ai l'air d'un roman de VLB?

Sophie : Euh. Non...
‘nique : C'est vrai, je suis pas faite carrée

Sophie : Non, pas du tout! Je te remercie chaleureusement, ma 'nique!
‘nique : Va falloir que je dorme, moi! Bonne nuit! X&x.

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Sa célèbre imitation de Calimero

dimanche 11 mai 2008

Entrevue spéciale avec Vidoc

Une bonne amie et blogeuse chérie vient de perdre son blogue. La pauvre Vidoc n’avait pas d’archives. Sur le coup de l’émotion, je lui ai demandé si elle voulait bien se livrer ici, pour vous. Elle profite de l’occasion pour lancer son nouveau blogue (www.vid0c.blogspot.com) et laisser tomber le Victor de son alias. Ça donne une entrevue drôle et sympathique où l’on place l’expression « d’ailleurs » un peu partout.


Lora : Bon, eh bien, euh, bonsoir Vidoc! Bienvenue chez moi, tu es la première personne que j'interview.
Vidoc : Yay!

Lora : Tu viens tout juste d'apprendre que ton blogue n'existe plus, et tu en es encore bouleversée, explique-nous ce qui est arrivé... (Ça ne te dérange pas que je mange durant l'entrevue?)
Vidoc : Non, vas-y.

Lora : (Merci.)
Vidoc : Ben, c'qui s'est passé, en fait, c'est que depuis deux ou trois jours je ne voyais plus rien sur mon blogue, sauf « NEXT PAGE »... soucieuse, je me disais « bon, ils font de la maintenance »... mais aujourd'hui, je me suis rendue compte que tous les autres blogues sont revenus, sauf le miens. Je me dis « bon, je crois que je dois avoir encore les entrées dans les archives mêmes si elles n’apparaissent pas... BEN CRISS tout était parti! BLANC, NÉANT, NADA... alors c'est ça : je viens de tout perdre.

Lora : Ouch. Deux ans de blogue parties en… En fumée? Enfin, ça fait beaucoup, car il s'est passé beaucoup de choses dans ta vie durant ces années.
Vidoc : Exactement. Oui je pense que tout le monde est d'accord pour dire ça. Et que je suis totalement irresponsable parce que je n'ai pas « savé » tout ça, j'écrivais directement sur le blogue le plus souvent possible.

Lora : Hum, voilà donc une bonne leçon pour tous les blogueurs.
Vidoc : Oui, n’ayez plus confiance en rien, faites des copies, des copies, et des copies! Voilà le conseil.

Lora : Des tonnes de copies, on retient ça! Pour ceux qui ne te connaissent pas (quoi?!), tu blogues depuis combien de temps?
Vidoc : Euh...je crois que c'est depuis 2004, mais ça reste à vérifier, je suis pas certaine.

Lora : Tu étais là avant le mythique Patrick Brisebois? :P
Vidoc : Non, Patrick était là avant moi.

Lora : Il a commencé à l'été 2004, si je ne me trompe pas. Tu le suis de près, donc.
Vidoc : Je crois être arrivé sur 20six France, et dans ce temps-là, Patrick était… comment elle s'appelait, la gothique?

Lora : Sue Sansregret! Toi aussi tu es tombée sous le charme de Sue? ;)
Vidoc : OUIII!

Lora : Dans ce temps, tu bloguais sous quel nom?
Vidoc : « Les rengaines encrassées », je pense.

Lora : Haha, toujours aussi poétique!
Vidoc : [lol] Non, je me souviens… C’est en 2005 que j'ai commencé. J'étais en stage à l'époque, et je faisais ça durant mes temps libres à la job (j'en avais beaucoup).

Lora : Oh, ça fait quand même trois ans. Et tu te souviens des noms de tous tes blogues? Tu en as eu plusieurs, non?
Vidoc : Je m’en souviens, hum, attends que je réfléchisse…

Lora : Moi je me souviens de Don Lamort, si tu acceptes d'en parler. J'avais presque fait un striptease devant lui, une nuit, avant que je blogue. :)
Vidoc : QUOIII??! […] Attends peu […] AWWW oui, ça me revient! C'était live from chez Pat B

Lora : Oui! Moi, Patrick et Coyote Inquiet étions tous à Baie St-Paul. Ils étaient saouls. Toi aussi. J'étais la seule à être sobre, et c'est moi qui enlevais ses vêtements???
Vidoc : Hahahahha!

Lora : Mais j'avais mon chapeau noir pour couvrir mon indécence, ce qui t'a fait dire que les photos ressemblaient à un clip de Mitsou.
Vidoc : Oui, le clip de « Bye bye mon cowboy »! Mais je tiens à mentionner que je n'avais pas vu grand chose et que ce n'était rien de vulgaire.

Lora : Oh non, pas du tout! Et je tiens à ce que tu le mentionnes, aussi! XD
Ensuite, tu as commencé à bloguer sous le nom de Victor Vidoc. Ça sonne comme un nom de super héros détective.
Vidoc : Sauf que j'étais pas mal plus trash! (lol)

Lora : Oui, haha! Mais, à cette époque, tu étais un blogueur, dans l'esprit des autres blogueurs.
Vidoc : vi! :) Ensuite j'ai dit à tout le monde « surprise, je suis une fille! » Il y avait d'ailleurs cette partie dans mon blogue [R.I.P.] et je tenais beaucoup à cette entrée.

Lora : Oui, et c'est compréhensible, car tu as été vraiment courageuse.
Vidoc : [Shot de Gin] ghrrrl oui.

Lora : Tu étais surprise de la réaction des gens? Ils ont été très compréhensifs, en général, je pense.
Vidoc : Oui. J'étais sûre d'être flushée de la vie de tout le monde. D'autant plus que ma vie en vrai était aussi pire (à l'époque). Certains problèmes personnels…

Lora : Oui… Et précisons une chose, si tu veux. Il n'était pas question ici de s'inventer une vie en se faisant passer pour quelqu'un d’autre. C’était différent.
Vidoc : Non du tout. La dépersonnalisation m'a menée à des trucs aussi intéressants que moches.J'avais la liberté de jouer à qui je voulais, de faire ce que je voulais. J'ai mélangé des détails, voilà ce que j'ai fait. [Shot de gin]

Lora : Et quand on s'est finalement rencontrées, peu de temps après ton coming out, j'ai bien vu que tu n'étais pas une "autre" personne. J'étais très enchantée, en passant! Et je suis toujours très honorée d'être ton amie! [Lichage] ;)
Vidoc : Aw, merci! [shot d'émotions]

Lora : [graine dans l'œil] … Les Crottés! Parle-nous de l'époque des Crottés! Parce que tu as réussi à archiver plein de trucs super drôles! Je parle des tout premiers, là.
Vidoc : Ha! Ben, l'époque des Crottés était une initiative de Meth, Evlyn, Hellrider et moi. On avait brainstormé une nuit sur Msn sur le slogan et le but du blogue collectif. Ensuite sont apparus les marathons, et tout le monde avait la chance d'y lâcher son fou. Ça a donné lieu à des trucs délirants. Rappelons-nous aussi du trip d'Evlyn, à l'époque, sur l'aneth.

Lora : Oui! Quelle idée! Je vais essayer de trouver la bédé de zombie Patrick chez M'as-tu lu!
Vidoc : HAHAHAHAHHA! Elle avait zombifié par mal tous les blogueurs de l'époque.

Lora : Raconte-nous, en gros en quoi consistaient les marathons, pour ceux qui ne connaissent pas.
Vidoc : Ok. Les marathons consistaient à lâcher son fou soit par écrit, dessin, montage photoshop ou whatever, tout ce qui se transmettait par le web. Ça durait une nuit entière et, habituellement, le monde buvait en faisant ça. Il y avait aussi Marlène (Quina) qui avait trouvé un programme d'avatars et tout le monde avait embarqué.V

Lora : Oui, je me souviens que vous aviez tous une drôle de tête qui était censée vous ressembler. Que c'était perturbant quand on se rencontrait « en vrai »! Les marathoniens se lançaient des défis, c'est bien ça?
Vidoc : Ah, oui, j'avais oublié les demandes spéciales!

Lora : Well, ça donnait des résultats assez surprenants, ces trips créatifs!
Vidoc : Oui, d'ailleurs on a retrouvé cet esprit récemment avec le Projet Merzbow ou dans les Femmes à Couilles. Chose sûre, tous nos talents ensemble, ça fait beaucoup de bouillon! [shot de drano]

Lora : On avait tenté de ressusciter les Crottés, avec le blogue Crottés And Co Again (notez le joli acronyme), mais ça n'a pas duré très longtemps. D’ailleurs, ce blogue est encore maintenu dans un coma artificiel. On attend quoi pour le débrancher? C’est de l'acharnement, presque...
Vidoc : Ouais, d'ailleurs il est toujours là parce que j'ai oublié le loggin et le mot de passe. Je suis pathétique.

Lora : Haha! Cré Vidoc! [tite bine sur l'épaule]
Vidoc : Je profite de l'entrevue pour dire que je repars à neuf ici : http://vid0c.blogspot.com/Le blog est actuellement tout blanc tout propre, mais sera sali sous peu.

Lora : Yess! Vidoc avec un zéro… C'est presque geek, ça!
Vidoc : Après les w00t avec des zéros, je me suis dis « pourquoi pas »? J'ai failli m'appeler Brokenw00t, aussi…

Lora : Mais oui! [lol] J'ai hâte de voir de quelle crasse tu vas nous remplir ça! On risque d'y retrouver ta poésie, tes images bizarres et tes TuTubes pissants?
Vidoc : Les TuTubes resteront sur Tuborama pour le moment […] Je pense que j'ai faim.

Lora : Je suis très heureuse de voir que cette mésaventure ne t'a pas découragée de bloguer. (Tu penses? Tu veux une barre granola?)
Vidoc : Non, et ça m'a donné une leçon. J'veux bien une barre.

Lora : Euh, ok. Viens la chercher... (Tu peux rester à coucher.) Dis, tu feras quoi, maintenant, pour éviter une autre catastrophe?
Vidoc : [bruit de papier] Prier… Non, sérieusement, je vais archiver toujours. J'avais déjà des archives, mais là j'étais dûe pour un update d'archives.

Lora : Et pourquoi pas te les envoyer par email? Tant qu'à surveiller ses arrières! On ne peut rien prendre pour acquis, surtout pas un bloye!
Vidoc : Ouais, pourquoi pas? Nope. Ce que j'avais tendance à faire : prendre ça pour un scrapbook.

Lora : Ce malheur nous met tous en garde contre les désastres virtuels, qui peuvent arriver à n'importe qui, rappelons-le. C'est le même principe que perdre un bras dans un hachoir à viande. Tous les enfants se font dire par leur mère de faire attention, parce que notre bras, on ne peut pas le remettre comme le robot, là, Astor. Mais ce sont DES CHOSES QUI ARRIVENT POUR VRAI.
Vidoc : Oui, comme le disait Astor le robot, « moi, je peux remettre mon bras, vous pas ».
[fou rire pour avoir dit la même chose simultanément] Je vais aller manger, je pense… Je commence à avoir vraiment faim...


Lora : Nourris-toi bien. Je te remercie chaleureusement pour cette entrevue.
Vidoc : Merci, gente dame. Pour l’entrevue aussi, merci.

Lora : J'espère que ton moral va bien aller. Et longue vie à ton nouveau blogue! www.vid0c.blogspot.com ! Mettez à jour vos liens!
Vidoc : Oui, ça va mieux, merci. ;)