samedi 3 novembre 2012

Volière, de Fredoune


Durant toute la gestation de ce recueil, j’ai trouvé des spoèmes dans ma boîte de réception. Fredoune m’envoyait des poèmes, n’importe quand, parfois au beau milieu d’un tchat. J’ai eu le privilège d’être témoin de ça. L’échographie de Volière. Le Oh! ça s’en vient! Puis le Wow! il a tes yeux! Parce que je suis allée au lancement de son deuxième recueil de poésie, samedi dernier, et j’ai pu sentir, lire et savourer le fruit de ses entrailles d’ossetie de poète. Je lis pas encore beaucoup de poésie, mais ça, querisse que ça me parle.

La première fois que j’ai vu Frédéric Dumont, il pétait des bouteilles dans un parc en criant. C’est pas que je trouvais ça suspect, mais à ce moment-là je me doutais pas qu’on deviendrait vite de bons amis, qu’on deviendrait des soeurs. Parce que Fredoune c’est ma petite soeur, pis on s’aime gros. Quand il va mal, je me fais du mauvais de truie, quand il va bien, mon sang se calme les nerfs et je suis contente. À son lancement, ça m’a fait du bien de le voir tout heureux et gai. Il m’a fait une belle dédicace en oune, et je lui ai donné mon fanzine de punaises, parce que c’est quand même grâce à lui que j’ai commencé ça, à cause de son infestation de punaises et de mon envie de lui faire aimer ces beubittes. Darnziak lui a dessiné une punaise avec un pinisse. On a fait plein de jokes de pinisse ce soir-là. Mais c’est pas de jokes de pinisse que je voulais parler. Fredoune écrit des poèmes, c’est un poète. Alors j’en partage un avec toi, cher lecteur, dans l’espoir que ça te titille. 

je n’entends rien : je t’écoute
le poème parle de tes reins toi
tu parles à travers les trous

ta voix fait passer le silence pour un cave

les mouches se prennent
pour des colibris.

Dans le livre, il y a aussi de belles illustrations de Mivil Deschênes, et à la fin, une magnifique photo du poète prise par MOUAH. Ah pis j’ai dit à ma maman de le lire. Allez, maman, lis du Frédéric Dumont.


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